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samedi, février 7, 2026
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Marc Ravalomanana : « Nous ne pouvons pas nous détacher de la communauté internationale »

Marc Ravalomanana a reçu hier, à Faravohitra, des émissaires des Nations-Unies.

Alors que le ballet diplomatique s’intensifie dans la capitale, l’ancien président Marc Ravalomanana a reçu hier, à Faravohitra, une délégation de haut niveau des Nations Unies. Entre nécessité de coopération et aspiration à l’indépendance financière, le patron du Tiako i Madagasikara (TIM) joue la carte de l’ouverture.

Une semaine après le passage remarqué des émissaires de la SADC, c’est au tour des Nations Unies de fouler le sol de la résidence de Marc Ravalomanana. Conduite par Simon-Pierre Nanitelamio, directeur adjoint de la Division de l’assistance électorale des Nations Unies, cette délégation s’inscrit dans le cadre du lancement de la mission d’évaluation des besoins électoraux (NAM). Ce ballet diplomatique, que certains qualifient de « valse sans précédent », souligne l’importance du regard international sur les processus démocratiques malgaches. « Nous ne pouvons pas nous détacher de la communauté internationale », a-t-il d’ailleurs souligné.

Réalisme diplomatique

En effet, à l’issue de cette rencontre, l’ancien locataire d’Iavoloha s’est montré on ne peut plus clair sur sa vision géopolitique. « Nous sommes membres à part entière des Nations Unies », a-t-il rappelé avec insistance, balayant d’un revers de main toute velléité d’isolement. Pour lui, le cordon ombilical avec la communauté internationale est indéfectible, structuré par une cascade institutionnelle logique : la Troïka de la SADC, l’Union africaine et, in fine, les Nations Unies. « Que cela inspire confiance ou non, nous ne pouvons pas nous en écarter. Si l’on analyse en profondeur la politique et les relations internationales, nous sommes obligés de marcher aux côtés de la communauté internationale », a martelé le leader du TIM. Un réalisme diplomatique qui sonne comme un rappel à l’ordre dans un contexte de tensions politiques latentes.

Solidité financière. Marc Ravalomanana refuse toute dépendance passive et prône une mutation économique pour que Madagascar traite d’égal à égal avec ses partenaires. Citant l’Afrique du Sud, il soutient que la souveraineté repose sur la solidité financière : accumuler des réserves de devises permettrait de s’affranchir de la tutelle du FMI ou de la Banque mondiale, tout en restant intégré à la scène internationale. Parallèlement, Simon-Pierre Nanitelamio a défini sa mission onusienne comme une phase d’observation et d’écoute directe auprès du gouvernement, des acteurs politiques et de la société civile. Cette démarche inclusive est jugée indispensable par Marc Ravalomanana pour garantir un scrutin crédible et sortir de la crise. Ce dialogue place déjà Faravohitra au cœur des enjeux diplomatiques alors que la mission des Nations Unies débute à peine.

Julien R.

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4 Commentaires

  1. Oh que si! Nous devons nous passer de la communauté internationale si on est prêt à travailler, si on est patriotes, si on pense à l’intérêt des malgaches et à Madagascar.
    Seulement on est très mal parti avec l’expert en putsch au sommet de l’état qui s’est déjà mis à genou devant les russes, américains et européens. Il pense modifier la constitution pour lui afin de rester au pouvoir.
    C’est pour cela qu’il va prendre son temps deux ans pour manger d’abord , s’enrichir puis vérouiller petit à petit le pays.
    Un homme à triple casquettes: religieux, militaire, putschiste. Tout ce qu’il ne faut pas.

  2. rester dans la communauté internationale oui mais sans se plier aveuglement a leurs conditions qui ont été souvent à la source de nos problèmes politiques,économiques et sociaux
    Mais cela ce n’est pas le problème de Dada qui voit la communauté internationale comme un moyen de contrer la refondation dont il n’en veut pas

    • Je comprends ce que vous dites. Vous voulez l’argent sans travailler que la communauté internationale verse.
      Vous avez une certaine culture je pense et savez ce que cela veut dire « refondation »?
      C’est juste un mot ou concrètement quelles sont les actions menées pour cette refondation?
      RIEN ABSOLUMENT RIEN!! Tout est comme avant ou pire. Le pillage est lancé: réouverture des contrats miniers sans renégociation, c’est à dire 1% pour Madagascar et bakchich pour les militaires qui s’empiffrent…

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