
Médecine, agriculture, recherche, mines : les technologies nucléaires sont déjà présentes dans plusieurs secteurs à Madagascar. Face à des usages qui évoluent, les députés ont adopté, le 24 septembre, un nouveau cadre destiné à mieux contrôler les matières radioactives et à protéger la population et l’environnement.
La législation malgache fait un saut de près de trois décennies. Le projet de loi n°039/2026, adopté dans une version amendée, actualise le cadre établi par la loi du 2 janvier 1998. L’objectif est notamment d’aligner les règles nationales sur les normes de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). Le dispositif repose sur trois principes : la sûreté des travailleurs, de la population et de l’environnement ; la sécurisation des matières radioactives ; et la garantie d’une utilisation exclusivement pacifique des technologies nucléaires.
Mines
Le texte prévoit surtout la mise en place d’une autorité compétente. Elle devra autoriser et contrôler l’utilisation des matières nucléaires, des sources radioactives et des installations concernées. L’enjeu dépasse les hôpitaux et les laboratoires, car le secteur minier est directement visé. Même l’exploitation de ressources ordinaires dans des zones présentant une radioactivité pourrait être soumise au nouveau dispositif. Avec une telle réforme juridique, on se demande si Madagascar dispose désormais des moyens humains, techniques et institutionnels nécessaires pour faire appliquer ces nouvelles règles.
José Belalahy



