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vendredi, octobre 30, 2026
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Opération « FOSIKA » : 407 plaintes recensées en un an

Les responsables auprès du MESUPRES lors de la rencontre avec la presse, hier

Lancée pour assainir et renforcer la qualité de l’enseignement supérieur à Madagascar, l’Opération FOSIKA a permis de mettre au jour de nombreuses irrégularités. En l’espace d’une année, pas moins de 407 plaintes et signalements ont été enregistrés par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique (MESUPRES). Selon les responsables du ministère, les dossiers reçus sont traités en fonction de leur nature et des compétences des institutions concernées. Sur les 407 cas recensés, 265 ont été pris en charge par la Cellule Anti-Corruption (CAC) du MESUPRES, tandis que 27 dossiers ont été transmis au Bureau Indépendant Anti-Corruption (BIANCO) pour une enquête approfondie.

Par ailleurs, 100 dossiers concernaient essentiellement des anomalies liées à la conception et à la validation des offres de formation. Ces irrégularités ont pu être corrigées directement au niveau du ministère. Quinze autres plaintes, reçues ultérieurement, sont encore en cours de traitement.

Sanctions. Les signalements touchent les trois cycles universitaires, à savoir la licence, le master et le doctorat, et peuvent entraîner des sanctions allant jusqu’au retrait de diplôme. Les mesures prises dépendent des résultats des investigations menées par les autorités compétentes. Si certaines affaires relèvent directement du ministère, d’autres sont confiées aux organismes spécialisés, notamment le BIANCO ou les instances judiciaires. En cas de manquements graves constatés au sein d’un établissement d’enseignement supérieur, une suspension immédiate peut être prononcée. Parmi les sanctions prévues figurent également le retrait ou l’annulation de diplômes obtenus de manière irrégulière, conformément aux dispositions légales en vigueur.

Preuves. Le MESUPRES souligne toutefois une difficulté récurrente : de nombreux plaignants ne poursuivent pas leurs démarches jusqu’au bout et peinent à fournir les preuves nécessaires à l’établissement des faits. Or, sans éléments matériels suffisants, les procédures risquent de ne pas aboutir. Parmi les cas jugés inquiétants figure celui d’une personne présentée comme titulaire d’un master alors qu’elle n’aurait jamais fréquenté l’établissement concerné. Ces informations ont été dévoilées lors d’une conférence de presse tenue à Fiadanana par les responsables du MESUPRES, qui réaffirment leur détermination à renforcer la transparence et la crédibilité du système d’enseignement supérieur malgache.

Narindra Rakotobe

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