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dimanche, septembre 6, 2026
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Or de Madagascar : L’histoire d’un métal qui fait rêver

Ces 10 lingots sont factices, mais grandeur nature.(photo Kelly)

L’or de Madagascar faisait rêver les Européens dès le XVIè siècle. Etienne de Flacourt, un administrateur colonial français, vantait également la pureté de l’or de la Grande Ile vers le XVIIe siècle. Des scientifiques européens ont confirmé l’omniprésence de ce métal précieux dans toute l’Île. L’exploitation aurifère était interdite et n’était que l’apanage des souverains jusqu’à la fin du XIXe siècle. Dans la langue malgache d’ailleurs, il est apparenté au rouge, couleur de la royauté. La population de l’époque s’identifiait plus aux bijoux en argent. Mais pour honorer les dommages de guerre que la Grande Île devait à la France après la guerre opposant les deux pays en 1895, le Premier ministre Rainilaiarivony a permis au diplomate de l’époque, Duberbieville, de faire une exploitation aurifère à Maevatanàna. Ainsi commença alors l’exploitation officielle de ce métal noble et inaltérable, symbole d’éternité. Cette histoire de l’or de Madagascar fait justement l’objet d’une exposition au Musée de la Photographie Anjohy depuis la fin du mois de mars. Elle résulte d’une année de recherche de documentations scientifiques et historiques, faite par les historiens du Musée. Des photos puisées dans la banque d’images du Musée ainsi que des objets d’époque illustrent le résultat de ces recherches. L’exposition sera visible jusqu’en octobre 2022.

Des projections à thèmes. En parallèle à cette exposition, quatre films sur l’histoire de Madagascar seront mis à disposition des visiteurs du musée. Parmi eux, l’histoire de l’industrie malgache dans les années 1960. Le deuxième film parlera de l’engouement pour les villégiatures et les endroits de vacances à Madagascar au XIXe et dans le XXe siècle, période qui coïncide avec l’expansion des chemins de fer. La troisième projection concerne l’histoire des carrosses tirés par des chevaux, communément appelés « voatiry », un moyen de locomotion en voie de disparition et qui pourtant a également fait partie intégrante de l’histoire du pays. La dernière projection parlera de la lèpre, la maladie du silence, qui oblige ses victimes à se discriminer elles-mêmes.

Hanitra Andria

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