Le régime de refondation lance un combat sans merci contre les auteurs de dénigrements et de désinformations sur les réseaux sociaux.
Tolérance zéro contre les auteurs d’outrage et/ou d’insulte, ainsi que les dénigrements contre les autorités. C’est ce qu’a déclaré hier le ministre de la Communication et de la Culture, Gasikara Fenosoa, lors d’une rencontre avec la presse. En effet, le régime de refondation décide de lancer une guerre contre les « comptes fake » qui mènent une campagne de désinformation sur les réseaux sociaux. Selon le MCC, deux individus ont été déférés devant le parquet et placés sous mandat de dépôt à Antanimora samedi dernier. Ce sont des facebookers soupçonnés d’être derrière les comptes qui ont insulté le Président de la Refondation de la République de Madagascar, le colonel Michaël Randrianirina. Ces comptes auraient, selon le membre du gouvernement, comparé le locataire d’Iavoloha à un chien. Une initiative que le ministre Gasikara Fenosoa considère comme « contraire aux valeurs Malagasy et que l’on ne peut pas tolérer ». À l’entendre, la recherche d’éventuels complices se poursuit au niveau des services en charge de la lutte contre la cybercriminalité, au sein de la police et de la gendarmerie nationales. « Des noms ont été cités et il y a des gens qui financent cette campagne de dénigrements contre les dirigeants actuels », a-t-il expliqué. Pour l’heure, le porte-parole du gouvernement se réserve le droit de révéler leurs identités. Principe de présomption d’innocence oblige.
Tolérance
Le ministre de la Communication et de la Culture avertit qu’il n’y aura aucune tolérance quel que soit le statut des auteurs de ces outrages et dénigrements contre les dirigeants. En voyant cette déclaration du ministre Gasikara Fenosoa, les observateurs rappellent les propos du Premier ministre Herintsalama Rajaonarivelo qui, lors du face-à-face Gouvernement-Sénat au mois de novembre 2025, avait, à deux reprises, comparé les détracteurs du régime à des chiens. « Une horde de canards ne peut être chassée par des chiens » (Ny ankanga maro tsy vakin’amboa), avait-il lancé. Avant d’enchaîner : « les chiens aboient, la charrette passe ». Mais quel que soit le statut des auteurs de l’insulte, traiter une personne d’« amboa » est contraire aux principes et valeurs malagasy. Surtout pour ce cas précis évoqué par le ministre Gasikara Fenosoa : c’est le chef de l’État, en la personne du colonel Michaël Randrianirina, qui a été visé. En tout cas, malgré ce combat lancé contre des administrateurs de pages sur Facebook, le ministre de tutelle affirme que le régime de refondation respecte la liberté d’expression.
Davis R



