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jeudi, octobre 29, 2026
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Sculpture : Le retour des poissons malgaches de Sylvain Subervie

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« Le banc de poissons » de Sylvain Subervie. (Photo d’archives)
« Le banc de poissons » de Sylvain Subervie. (Photo d’archives)
« Le banc de poissons » de Sylvain Subervie. (Photo d’archives)

Dans une dynamique de partenariat avec la cellule 3P (Partenariats Publics Privés) de la mairie d’Antananarivo, l’artiste-sculpteur Subervie va tenter d’embellir le parvis de l’Hôtel de ville. Une exposition monumentale qui aura trois mois pour convaincre les citadins

Le vernissage de ce « Banc de poisson » géant se tiendra ce mercredi 30 avril à 18h. Des poissons de deux à cinq mètres sculptés dans le fer, animés et illuminés. Une exposition d’envergure mais qui pourtant n’est que la partie immergée de l’iceberg qu’est le véritable projet du sculpteur. A la suite de ce premier vernissage, une nouvelle exposition intitulée « Le Monde est marteau » sera dévoilée, cette fois à l’intérieur même de l’Hôtel de ville. Pour poursuivre la soirée, l’artiste animera une vente aux enchères pour tenter d’apprendre au public à évaluer l’art. Originaire de France, Sylvain Subervie est passé par le monde de la mode avant de se consacrer essentiellement à la sculpture en fer forgé. Au fil des années il a su s’imposer dans le milieu de l’art, d’où sa nomination récente en tant que « Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres » par la ministre de la culture. Aujourd’hui, c’est avec le PDS Ny Hasina Andriamanjato qu’il monte ce projet afin de partager autour de l’art et ce au profit de l’association humanitaire AINA. L’artiste à l’origine d’œuvres telles que L’œuf, La girafe ou La Trilogie, doit sa célébrité à ses projets colossaux que sont le Banc de poisson, qui, après un passage sur le vieux port de Cannes en 2006 a élu résidence à Cagne-sur-Mer, et l’Armée des Guerriers Boucliers. Une armée de guerriers de fer à taille humaine qui se bat contre la guerre. Aujourd’hui le nombre de soldats est estimé à 210 mais l’objectif de Subervie est d’atteindre le nombre de 1000. Un hommage à l’histoire malgache qui, à deux cents heures de travail par pièce, risque d’être un projet difficile à réaliser même pour cet amoureux de la Grande Ile.

Joany Raoiloson

Camille Vital : « Le ‘’Hiaraka Isika’’ ne sera pas dans l’opposition »

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Beaucoup ont cru qu’après sa défaite à l’élection présidentielle, et suite aux polémiques autour des 350 voitures 4×4 qu’il a envisagées utiliser durant la campagne électorale mais qui ont été bloquées au Port de Toamasina, le Général Camille Albert Vital allait se retirer de la scène politique. Pourtant, ce ne sera pas le cas. En effet, à peine arrivé au pays après un long traitement médical en France, l’ancien Premier ministre de la HAT sort de son mutisme. Ce candidat malheureux au premier tour de l’élection présidentielle se dit disposé à soutenir le régime actuel et à apporter sa contribution aux actions de développement. Il a d’ailleurs lancé un appel à l’endroit de tous les acteurs politiques afin de soutenir le président, Hery Rajaonarimampianina dans ses efforts visant à relancer l’économie nationale. Le Général Camille Vital souhaitant que le gouvernement Kolo Roger puisse réussir dans la lutte contre l’insécurité, la corruption et la pauvreté. En tout cas, l’ancien Premier ministre a révélé la position officielle de son parti vis-à-vis du régime actuel. Selon ses dires, bien qu’il n’ait pas été sollicité lors de la formation du gouvernement Kolo Roger, le « Hiaraka Isika » ne se rangera pas dans l’opposition. Actuellement, le parti multiplie ses efforts dans le renforcement de sa base en vue d’obtenir plus de sièges lors des futures élections.

Davis R

Véhicules, chèques carburants, mobiliers… : Des ministres sortants ont tout emporté

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Certains ministres entrants sont privés de véhicule de fonction.
Certains ministres entrants sont privés de véhicule de fonction.
Certains ministres entrants sont privés de véhicule de fonction.

Aux dernières nouvelles, certains ministres ont déjà pris une note de service exigeant la restitution des véhicules et des matériels de l’Etat.

Depuis son investiture à Mahamasina le 25 janvier dernier, le président Hery Rajaonarimampianina a toujours promis d’instaurer un Etat de droit, la bonne gouvernance, mais aussi et surtout le renouvellement de la pratique politique. Pourtant, jusqu’ici, l’on n’aperçoit aucun changement de mentalité au niveau de la classe politique malgache. Plus d’un estime, faisant référence aux réalités actuelles au niveau des différents départements ministériels, que les membres de la dernière équipe gouvernementale de la Transition n’ont fait aucun effort pour garantir une bonne image au « gouvernement de consensus » dirigé par l’ancien Premier ministre, Jean Omer Beriziky. En effet, une grogne se fait entendre actuellement au niveau du staff des ministres nouvellement nommés et du personnel administratif des Ministères. D’après les informations, les anciens ministres et les membres de leur Cabinet ont tout emporté et n’ont presque rien laissé derrière eux. Nombre d’entre eux n’ont pas restitué les véhicules de fonction appartenant au Ministère. Selon nos sources, certains membres du gouvernement actuel ne peuvent pas utiliser les voitures du Ministère à cause de cette situation.

« Seza ». Par ailleurs, la plupart des Ministères font face actuellement à des problèmes logistiques. L’on a appris que le staff des anciens ministres a également emporté des matériels informatiques tels que les ordinateurs portables, mais aussi, les décorations de bureaux, les différents ouvrages étalés sur les bibliothèques, ainsi que différents mobiliers de bureaux. Des matériels dont certains ont pourtant appartenu au Ministère depuis le régime Ravalomanana. Mais pire encore, certains ministres ont confisqué les chèques carburants restant de leur département respectif. Des chèques allant parfois jusqu’à une dizaine de millions d’Ariary. Actuellement, certains ministres ayant quitté leur poste depuis belle lurette continuent encore de jouir de leurs prérogatives. En tout cas, cette politique de l’ « après moi, le déluge » constitue un blocage aux ambitions positives dont fait preuve l’équipe gouvernementale dirigée par le Premier ministre, Kolo Roger. Nos politiciens, plutôt souciants de leurs intérêts personnels, continuent d’ignorer le sens de l’Etat et les principes de la continuité de l’Etat. Parallèlement à ces problèmes d’éthiques flagrants des politiciens, à noter également l’ambiance qui règne actuellement au niveau des Ministères, et ce, depuis la formation du nouveau gouvernement. En effet, l’on assiste à des longues files d’attente devant les bureaux du Cabinet du Ministre. Les salles d’attente sont tout le temps remplies du matin au soir, généralement par des personnalités avides de « seza » qui cherchent à rencontrer le ministre, sous prétexte de lui adresser un message de félicitations. Aux dernières nouvelles, certains ministres ont déjà pris une note de service exigeant la restitution des véhicules et des matériels de l’Etat.

Davis R

Pétanque – Sommet National : Rinah Mahefa et son équipe s’offrent la 2e étape !

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L’équipe de Rinah , Belo et Lesabotsy entourée par le président de la Fédération, Béryl Razafindraniony (à droite) et Maleck.
L’équipe de Rinah , Belo et Lesabotsy entourée par le président de la Fédération, Béryl Razafindraniony (à droite) et Maleck.
L’équipe de Rinah , Belo et Lesabotsy entourée par le président de la Fédération, Béryl Razafindraniony (à droite) et Maleck.

La finale du championnat de Madagascar, Phase 2, a tourné court avec cette victoire attendue de la bande à Rinah Mahefa. Associé à Lesabotsy et Belo, l’ancien champion du monde junior a apporté toute son expérience pour battre une vaillante équipe de Betafo.

La 2e étape du championnat de Madagascar de pétanque a permis à Rinah Mahefa de confirmer son retour au premier plan. Hier et sur le parking du Coliseum d’Antsonjombe, il a fait parler toute sa classe en malmenant l’équipe de Betafo avec ses boules de pointe.

Bon chemin. Son équipe avait pourtant connu un mal fou pour rentrer dans le match avec Lesabotsy et Belo quelque peu à côté de la plaque. Mais comme Rinah Mahefa ne s’avouait pas battu même en se faisant accrocher à 5 partout. Le temps de concerter et il a pu remettre l’équipe sur le bon chemin.

Le reste de la finale s’apparentait à une démonstration car la bande à Rinah Mahefa ne laissa plus la moindre chance aux Antsirabéens pour s’offrir cette 2e étape du championnat de Madagascar.

Une victoire prévisible depuis cette victoire en demi-finale de 13 à 11 contre les excellents Tamataviens de l’UBT avec Lovanirina Ravojaona, Mamy Rakotoarinaivo et Rasoloniaina.

Mais sur ce chapitre, l’équipe du Pétanque Club de Betafo n’a pas non plus démérité en battant la formation de Hery, David et Mandimby Cocklet par 13 à 12. Cette dernière avait pourtant mené au score par 8 à 0 avant de se faire rattraper par une équipe de Betafo hargneuse et surtout confiante après sa récente victoire au Tournoi de Pâques d’Antsirabe alors qu’elle avait seulement un mois et demi d’existence après avoir claqué la porte du Club Bouliste de Betafo pour des raisons d’incompatibilité d’humeur.

Avec la manière. Pour revenir au championnat de Madagascar, huit équipes se sont qualifiées à l’issue de l’étape de Tana avec outre les demi-finalistes, l’équipe du CBT ou plutôt celle de Claude Rakotondranja avec Jim, Fitahiana, Tojo et Lalaina, la formation de l’UNOH Antsirabe composée de Niry José Razafimanantsoa, Johnny Ravololonarison, Nanou Rambeloson et Ny Aina Radofason.

On citera aussi l’équipe de Miarinarivo avec Mamitiana Andrianantenaina, Fanomezantsoa Rasamoelijaona, les frères Raminoson, Moïse et Elie ainsi que celle de l’UB Analamahitsy avec Hery Ralevason, Claude Ramanandraibe, Ravo et Mamisambatra.

Chez les dames, le championnat de Madagascar en tête à tête a été remporté avec la manière par Mirana du 3FB qui a battu Lalaina de l’UNOH Antsirabe par 13 à 4.

Clément RABARY

Nomination des ministres originaires du Nord : Reconnaissance des étudiants de la province d’Antsiranana

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Les représentants de la solidarité des jeunes étudiants originaires de la province d’Antsiranana résidant à Antananarivo.
Les représentants de la solidarité des jeunes étudiants originaires de la province d’Antsiranana résidant à Antananarivo.

La solidarité des jeunes étudiants originaires de la province d’Antsiranana résidant à Antananarivo, présidée par Adjidine Toussaint, tient à féliciter le président de la République pour la confiance que ce dernier porte à l’encontre des « Zanak’Antsiranana ». Elle a tenu également à féliciter et à donner sa bénédiction aux ministres originaires de la dite province, en l’occurrence, Andriantiana Jacques Ulrich, ministre des Transports et de la Météorologie et Mahafaly Olivier ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation. L’association souhaite ainsi pleins succès à ces deux ministres.

Recueillis par Dominique R.

CANALSAT Madagascar : Cinq chaînes malgaches captées partout à Madagascar

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« CanalSat est pour tous les malgaches sans exception », tel est le slogan choisi par CanalSat et Canal+ Madagascar en ayant amélioré comme toujours la qualité des services offerts aux clients, autrement dit, les téléspectateurs malgaches. Dans cette démarche, outre la TVM déjà présente sur CanalSat depuis toujours, quatre nouvelles chaînes malgaches viennent d’y être ajoutées, à savoir Kolo Tv, Tv Plus Madagascar, Ma-Tv, et Viva Tv. « Si l’on a toujours pensé que CanalSat et Canal+ Madagascar est une télévision réservée aux étrangers, aux vazahs, et aux malgaches très riches, nous avons pris cette décision car qu’il faut se rapprocher davantage de tous les Malgaches. Donc, on a essayé d’ajouter le maximum de chaînes malgaches, qui vont être captées partout à Madagascar, même dans d’autres pays de la zone Océan Indien », explique Stéphane Baumier, Directeur Général de Canal+Madagascar. D’autres détails seront transmis dans le journal.

Arnaud R.

Médiathèque électronique du programme EDUCMAD : Renforcer l’enseignement des matières scientifiques dans les lycées

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Jacques-Marie Perrier, président d’ACCESMAD, l’association qui a lancé le programme EDUCMAD.
Jacques-Marie Perrier, président d’ACCESMAD, l’association qui a lancé le programme EDUCMAD.
Jacques-Marie Perrier, président d’ACCESMAD, l’association qui a lancé le programme EDUCMAD.

Par le biais de sa médiathèque électronique installée dans les lycées, le programme EDUCMAD œuvre depuis une dizaine d’années, dans le développement de l’attrait des séries scientifiques auprès des lycéens.

Quelque 71 lycées publics et privés répartis dans neuf régions de Madagascar sont, à ce jour, équipés de la médiathèque électronique, composante principale du programme EDUCMAD avec pour objectif premier l’amélioration de l’enseignement des matières scientifiques, techniques et informatiques à Madagascar. Mis en œuvre depuis 10 ans, le programme a déjà permis à des lycées, à Antananarivo comme dans les localités plus éloignées, d’afficher des résultats fort encourageants, palpables par les réussites scolaires des élèves.

Des échanges réguliers ont lieu entre les bénéficiaires et les promoteurs du projet, par le biais des réunions de travail auxquelles participent régulièrement, au moins une fois par an, les chefs des établissements utilisant la médiathèque. La dernière réunion a eu lieu, hier, au Lycée Moderne d’Ampefoliha. Un moment d’échange et de partage d’expériences, mais également de l’occasion pour les bénéficiaires de poser directement aux promoteurs du projet les questions qui les préoccupent, pour une exploitation optimale de cet outil numérique.

Maths, PC et SVT. Ce programme, rappelons-le, consiste à installer dans les lycées une médiathèque électronique dont le contenu est composé de documents pédagogiques virtuels (leçons suivant le programme scolaire, explications parfois accompagnées d’animations, exercices, corrigés, travaux pratiques…). Ce contenu couvre les matières scientifiques, notamment les mathématiques, la physique-chimie et les Sciences de la vie et de la Terre (SVT) de l’enseignement général. La mise à disposition de contenus sur les matières techniques est actuellement déjà en cours. Les enseignants, plus de 1 200 à ce jour, sont formés à l’utilisation de cette médiathèque ainsi que le responsable informatique qui bénéficie également d’une formation. Ces dernières années, le programme a régionalisé les formations des enseignants en mettant en place d’équipes locales de formateurs spécialisés. Le programme dote d’ordinateurs les lycées qui n’en disposent pas et entreprend, dans certains cas, des travaux de sécurisation des installations électriques, en cas de besoin. Un soutien régulier, grâce à un suivi et des animations pédagogiques, est assuré par le programme ainsi qu’une amélioration grâce à des études d’impacts régulières. A ce jour, plus de 40 000 lycéens ont accès, grâce à la médiathèque électronique, à plus de 4 000 documents pédagogiques, accessibles à partir de 700 ordinateurs installés dans les lycées et sur internet.

Les impacts de l’usage de cet outil pédagogique se reflètent dans un nouvel équilibre observé dans la proportion d’inscrits au baccalauréat dans les différentes séries : les lycées utilisant convenablement la médiathèque affichent un taux de 35 % d’élèves en série C, contre une moyenne nationale de 17 % dans l’ensemble des lycées de Madagascar.

Hanitra R.

Lycées publics : Jusqu’à 115 élèves par classe !

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La situation a de quoi donner le tournis aux professeurs de certains lycées qui enregistrent un sureffectif dépassant l’imaginable : des classes qui comptent jusqu’à 115 élèves ! Des données recueillies et partagées à la presse par le président d’ACCESMAD, Jacques-Marie Perrier, hier, dans le cadre de la réunion de travail des proviseurs et chefs d’établissements bénéficiant de la médiathèque électronique du programme EDUCMAD, citent quelques exemples. Le lycée André Resampa à Antsirabe comptait, en moyenne, 80 élèves par classe en 2013. Mais la situation parmi les plus extrêmes concerne sans doute le Lycée mixte d’Antsiranana où les classes terminales « L » comptent cette année 2014, entre 105 et 115 élèves par classe ! Une situation qui, évidemment, n’est pas sans conséquences sur la qualité de l’enseignement dispensé à ces jeunes lycéens. Dans le primaire, le nombre élevé d’élèves par rapport aux capacités d’accueil des établissements, a conduit depuis des décennies, à la mise en place des « classes du matin » et des « classes de l’après-midi ». Néanmoins, les classes restent toujours chargées, au même titre que le volume de travail des enseignants.

EPT. « Cette situation résulte de la mise en œuvre du plan Education pour Tous (EPT) en 2002-2003, qui a conduit à une montée en flèche du nombre d’élèves scolarisés à Madagascar », affirme Jacques-Marie Perrier. Il parle même d’un « tsunami ». Les infrastructures et le nombre d’enseignants n’ayant pas suivi les normes, ont conduit à ces sureffectifs dans les classes des établissements d’enseignement public. L’évolution du nombre de candidats au baccalauréat, semble confirmer l’existence d’une véritable explosion. En effet, le nombre d’inscrits au bac a triplé en 10 ans, selon les chiffres recueillis auprès de l’office du baccalauréat en 2013 : de 40 000 en 2000, ils étaient autour de 120 000 en 2013. Environ la moitié, voire moins, réussissent à décrocher le sésame qui ouvre les portes des universités.

Hanitra R.

SEIMAD 50 ans : 3 000 bâtiments construits, demande de 950 000 logements à satisfaire

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SEIMAD compte adopté une nouvelle vision pour mieux satisfaire les besoins immobiliers à Madagascar.
SEIMAD compte adopté une nouvelle vision pour mieux satisfaire les besoins immobiliers à Madagascar.
SEIMAD compte adopté une nouvelle vision pour mieux satisfaire les besoins immobiliers à Madagascar.

L’ouverture de la célébration du 50e anniversaire de la SEIMAD s’est déroulée hier à Alasora. Le DG de cette société a déclaré qu’il faut désormais adopter une nouvelle vision, pour satisfaire les besoins immobiliers à Madagascar.

3 000 bâtiments ont été construits par la SEIMAD (Société d’équipement immobilier de Madagascar), depuis sa création en 1964. Parmi ces réalisations figurent les cités à Ambohipo, Itaosy, 67ha, Ampefiloha, etc. Outre le plan de redressement élaboré récemment, cette société a également besoin d’un plan bien conçu pour les 50 prochaines années, selon son directeur général, Liva Raharison. « SEIMAD a été fondée par l’Etat Malagasy pour la construction d’habitat et de logements économiques. Au départ sa dénomination était SEURMAD et ses activités concernaient l’aménagement. Mais toute chose évolue. Actuellement, il nous faut d’autres visions, à part les logements économiques. Nous avons déjà plusieurs projets en cours. Il faut des efforts car la demande de logement à Madagascar se chiffre à 950 000, alors que notre capacité de construire n’est que de 300 logements par an. Le prochain projet en vue est la construction d’appartements, à la place Budocan à Ampefiloha », a informé le DG Liva Raharison, lors de l’ouverture de la célébration du cinquantième anniversaire de la SEIMAD, à la résidence Miotisoa Alasora.

Fructueux. Les résultats des activités de la SEIMAD sont bons, selon le président du Conseil d’administration de cette société, et non moins, Secrétaire d’Etat en charge de la Gendarmerie Nationale. « En 2013, la société a vendu 11 maisons à Toamasina, 43 à Antsiranana et 5 à Antsirabe. Le recouvrement des créances s’est également amélioré et les investissements fructueux. Par ailleurs, 69 appartements sont en cours de construction aux 67Ha. A Betsizaraina, on projette même de créer une petite ville. Plus de 200 maisons seront à construire. Je peux citer également le nouveau bâtiment baptisé Golden Seimad, en cours de construction et qui sera inauguré en juillet 2014. Malgré ces réalisations, il faut une nouvelle politique de gestion pour la société. Mais cette politique sera puisée de l’intérieur de la société, et non dictée ni imposée. Il faut juste de la rigueur », a noté le PCA de Seimad, dans son discours d’ouverture.

Explicite. Concernant les terrains à litiges comme ceux prévus pour l’espace vert, le parking ou le cas Bagdad, le DG Liva Raharison a affirmé que le Conseil d’Administration de la Seimad apportera pour le grand public, des explications claires sur la situation réelle. Néanmoins, il a laissé entendre qu’il s’agit de problèmes générés dans les gestions antérieures et que les responsables actuels sont en train de résoudre.

Antsa R.

Etudiants malgaches boursiers de l’Etat en Chine : Leur temps est compté !

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Les étudiants boursiers du gouvernement malgache tirent de nouveau la sonnette d’alarme. Ils se sentent délaissés et orphelins.

Cela fait maintenant plusieurs années que les étudiants boursiers du gouvernement malgache en Chine ont lancé un appel de détresse quant à leur situation dans ce pays. A l’heure actuelle, l’on sait que leur temps est compté, car leurs universités respectives n’acceptent plus de reculer le payement des arriérées de dettes. « Les autorités chinoises connaissent l’évolution de la situation du pays. Ainsi, elles savent que maintenant, tout est revenu à la normale, vu que Madagascar n’est plus en période électorale et que la IVe République a été bien installée. Ce qui signifie pour elles qu’après le retour du pays à l’ordre constitutionnel, la crise est maintenant en train d’être résolue et que l’économie du pays est sur le point de se redresser. Par conséquent, elles veulent que toutes nos dettes soient réglées avant la fin du mois de juin. Et il n’y aura plus aucun arrangement », se plaignent toutes les associations des étudiants malgaches boursiers de l’Etat en Chine. A titre de rappel, le gouvernement malgache doit aux universités chinoises huit semestres de frais de scolarité, en plus des loyers impayés durant tout ce temps. « Au-delà de cette date, les universités chinoises ne voudront rien savoir. C’est vraiment la honte. Or, à l’heure actuelle, nous n’avons même plus d’argent et nous nous trouvons dans une situation de survie. Nous ne savons plus quoi faire car on a suffisamment attendu les promesses des autorités malgaches lors de la Transition. Mais en vain. Maintenant, on attend beaucoup de ce nouveau gouvernement car l’on ose espérer que l’on ne va plus nous laisser tomber comme auparavant. Pourtant on a quand même quelques doutes vu les retards des réactions de ce nouveau régime », disent ces étudiants à l’étranger.

Priorités. Par ailleurs, d’après eux, si le règlement des dettes ne se fait pas avant la date indiquée, ils (les étudiants sans exception) n’auront plus de prolongation de visas. « Notre visa sera expiré vers la fin du mois de juin. Et les autorités chinoises n’accepteront aucune prolongation de visas sans recevoir leur argent en intégralité. Où irons-nous alors ? Cependant, nos parents ne savent plus comment faire étant donné qu’ils ont tout essayé pendant ces deux ans sans bourses d’études pour nous sauver. Maintenant, ils sont criblés de dettes. Qu’allons-nous faire si ces dettes ne sont pas payées à temps? », s’inquiètent ces étudiants. Face à tout ceci, ils lancent un appel fort au Président de la République malgache, Hery Rajaonarimampianina, ainsi qu’à tous les responsables hiérarchiques, en particulier le ministre de Tutelle, de voir de près leur cas. «Nous vous supplions de nous mettre parmi vos propriétés car nous avons trop souffert sur tous les plans. De ce fait, nous tenons à finir ce que nous avons commencé ici, nos études. Malgré la honte que nous subissons tous les jours, nous tenons quand-même à rentrer au pays la tête haute, en voulant être des diplômés qui font honneur à leur pays », concluent-ils. Ces derniers ont même enregistré leurs revendications sur une bande vidéo, visible sur Youtube.

Arnaud R.