A-t-on toujours et encore besoin des autres pour nous faire réfléchir sur les impacts positifs du sport sur notre nation ? Nous avons beau le crier tant et tant de fois, le sport n’est pas encore une priorité pour Madagascar. A l’international, ils ont décrété la journée de dimanche 6 avril pour être la « Journée internationale du sport au service du développement et de la paix ». Une grande première et la directrice générale de l’UNESCO Irina Bokova a dit « nous célébrons le pouvoir du sport de réunir des personnes de cultures différentes autour de valeurs partagées, appelons l’attention sur l’importance du sport pour une vie saine et des sociétés résilientes et soulignons le rôle capital du sport pour la promotion de l’égalité des genres et de l’autonomisation des jeunes ».
Si l’on y ajoute ceci : « Jamais le sport n’a eu une telle dimension planétaire, et jamais il n’a été aussi médiatisé, mais nous devons aider chaque société à en tirer le meilleur parti comme fondement de la paix et du développement durable, ce qui exige des politiques et programmes efficaces, y compris la part du gouvernement, afin de créer les conditions propices au sport et à l’éducation physique pour tous », cela aidera peut-être les décideurs à mettre la bonne personne à la bonne place concernant le ministère du Sport ?
Ministère au plus petit budget depuis des lustres, ce ministère couplé ou non avec la Jeunesse ou avec Les Loisirs tient l’avenir de Madagascar dans ses mains aussi comme tant d’autres ministères. Déjà le présent se conjugue avec le sport et avec nos résultats sur le plan international qui nous sert de visibilité en premier. Mieux, sur le plan de sport pour tous, nous qui venons d’adhérer au système de sport pour tous, cela nous aidera à aller encore de l’avant et donner plus de place au sport. Alors, se décidera-t-on à prendre la bonne personne qui maîtrise ce milieu, venant de ce milieu du sport ? Wait and see.
Les 8 Champions d’Afrique avec les coupes et les médailles. (Photo Kelly).
Les 8 Champions d’Afrique avec les coupes et les médailles. (Photo Kelly).
Après leur très belle moisson avec 8 champions d’Afrique, les tireurs malgaches ont été accueillis en héros hier, à l’aéroport international d’Ivato.
Dès leur descente d’avion à 12 h 30, quelques centaines de supporteurs les attendaient devant le terminal, ivres de joie, pour célébrer les belles victoires malgaches aux Championnats d’Afrique, de Cameroun. .
2e place. « C’est la meilleure compétition à laquelle j’ai assistée. Malgré, la dureté de la mission et les coups bas que nos combattants ont subis, ils ont donné tout ce qu’ils ont dans le ventre. Ils ont prouvé qu’ils sont les meilleurs techniquement. Ce sont de belles victoires et bien méritées », a expliqué Briand Andrianirina, Président de la Fédération nationale, très fier du résultat de ses poulains à Yaoundé. Derrière le pays, hôte, le Cameroun qui a tout fait pour remporter la 1re place, Madagascar se classe à la 2e place avec 18 médailles dont 8 en or, 5 en argent et 5 en bronze. La Fédération malgache de kick-boxing a de nouveau prouvé qu’elle est l’une des plus performantes de l’île et que le travail d’équipe paie. « Je ne peux que féliciter les tireurs pour leurs performances exceptionnelles, les entraîneurs pour leur dévouement et toutes les parties prenantes à ces sacres. Tous ont fait la fierté du sport malgache», a-t-il poursuivi. « C’est mon troisième sacre continental, c’est majestueux. Mes efforts depuis des mois ont payé. En trois championnats, trois titres, qui dit mieux », a lancé Billy Rasolomampiandra. Selon les explications des tireurs, l’organisation laisse tellement à désirer, la nourriture pas aux normes, l’hébergement et surtout la grille de combat.
Rendez-vous à domicile. Après la 3e édition en 2012, Madagascar renouvelle son engagement. La Grande Ile sera le pays hôte du 5e Championnat d’Afrique en 2015. « On va encore prouver que la Madagascar est la meilleure en matière d’organisation et on va tenter de tenir notre revanche », a renchéri Briand Andrianirina. Mais avant cela, la prochaine échéance pour les combattants sera les mondiaux juniors au mois de septembre en Italie.
Ils ont réussi un véritable exploit. Kix, Beranto, Blanc et leurs camarades sont les premiers membres d’un groupe à remplir le coliséum d’Antsonjombe. Ambondrona l’a fait tout seul sans avoir invité d’autres grosses pointures pour les aider. Les dizaines de milliers de spectateurs présents les ont plébiscités et les ont applaudis tout au long du spectacle. La prestation fut d’un haut niveau et les jeunes qui ont rempli le coliséum n’ont pas boudé leur plaisir. La performance artistique du groupe est à saluer. Elle a été rehaussée par la présence de jeunes artistes à leurs côtés. Ces derniers ont apporté un savoir-faire artistique indéniable. La section cuivre, les choristes, les percussionnistes de Tambour gasy et les musiciens classiques de l’ensemble Camerata de Madagascar ont parfaitement rempli leur contrat. Mentionnons particulièrement cet ensemble classique qui fête cette année ses cinq années d’existence. Ambondrona est maintenant entré dans la légende, rejoignant ses aînés Mahaleo au sommet de la chanson malgache.
Madagascar accueille cette année la 18e réunion du comité directeur du PABRA. (Photo : Yvon Ram)
Madagascar accueille cette année la 18e réunion du comité directeur du PABRA. (Photo : Yvon Ram)
Lors de la 18e réunion du Comité directeur du PABRA, les perspectives d’action sur le plan quinquennal 2014-2018 sont à l’étude après la présentation du bilan positif de Madagascar.
Le PABRA ou l’Alliance Panafricaine pour la recherche sur le haricot, aide plusieurs pays d’Afrique à améliorer la production, la nutrition et la santé par le développement et la diffusion des variétés de semences de haricot performantes résistantes à la sécheresse, aux maladies et aux ravageurs. Cette Alliance regroupe trois réseaux de recherche régionaux œuvrant dans 24 pays d’Afrique. Madagascar bénéficie de son appui pour réorganiser la filière lingot blanc grâce à son adhésion au réseau régional ECABREN par le biais du FOFIFA. Et les objectifs ont été atteints à 100 %. C’est ce qu’on a appris lors de la session d’ouverture de la 18e réunion du Comité directeur du PABRA accueillie par Madagascar du 7 au 9 avril 2014 à l’hôtel Ibis à Ankorondrano.
Chute de la production. « Avec l’appui du PABRA, nous avons pu développer les recherches de variétés plus performantes de semences de haricot au nombre d’une douzaine. Les nouvelles variétés récemment produites par FOFIFA sont le « Ranjonomby », le « Vangamena » et l’ « Ikinemba » qui sont très prisées sur le marché international. Le centre a pu en même temps améliorer sa production de semences de base allant de 250 kg à 2 100 kg entre 2012 et 2013, en collaboration avec nos partenaires », a expliqué Herimihamina Andriamazaoro, coordinateur national du programme Légumineuses au sein du FOFIFA. Notons que Madagascar produisait 140 000 tonnes de haricot dans les années 60 et 80. Mais de 1881 à 1990, cette production a chuté considérablement et se chiffrait à 36 000 tonnes. Une reprise assez significative a été ensuite constatée et la production se stabilise autour de 80 000 tonnes en 2010. L’exportation de haricot de la Grande île vers l’Europe a suivi ce rythme descendant. « La désorganisation de la production semencière constitue la principale cause », a-t-il évoqué.
Reprise de la confiance. Lors de cette réunion du Comité directeur du PABRA, les réalisations du plan d’action quinquennal de Madagascar qui est achevé en 2013 ont été présentées. « Au niveau des producteurs, la qualité de leur production de haricot s’est améliorée car ils utilisent les semences de haricot performantes. La confiance des importateurs comme les pays arabes et les autres îles de l’Océan Indien, en particulier La Réunion reprend. A preuve, ce dernier a déjà importé 5 000 tonnes de haricot de Madagascar et prévoit déjà une 2e commande de même quantité », a fait savoir le Pr Razafinjara Aimé Lala, le directeur général du Fofifa. Il a poursuivi que leur production est également normalisée, soit de même calibre, sans teint et de couleur unie. En outre, le haricot est un élément riche en élément nutritifs. Moins cher que la viande mais riches en protéines et en potassium. « Le FOFIFA a contribué à l’amélioration de la nutrition par la promotion de la consommation de variétés de haricot à haute valeur nutritive. La farine fortifiée de haricot en nutrition scolaire a été produite grâce à une collaboration entre le FOFIFA et l’ONN », a annoncé le directeur général du FOFIFA.
3e phase. Par ailleurs, Madagascar a mis en place des plates-formes régionales du Haricot dans les régions de Vakinankaratra, d’Itasy et dans le Haut Plateau Sud. L’objectif consiste à réunir tous les acteurs de la chaîne de valeurs pour réorganiser la filière lingot blanc. « Madagascar est très avancé sur le partenariat entre ces acteurs. C’est l’un des rares pays où les plates-formes d’innovation sont très actives. On assiste même au festival du Haricot organisé par les différents acteurs à Miandrivazo. Ces plates-formes sont importantes pour pérenniser le programme d’appui à la réorganisation de la filière tout en jouant un rôle important sur l’aspect commercialisation car cela permet de mettre en liaison les producteurs et les acheteurs », a évoqué Mathew Abang, le coordonnateur du PABRA. Force est de reconnaître que le niveau de vie des producteurs de haricot s’est amélioré suite à l’appui du PABRA à la réorganisation de la filière via le développement de la recherche de variétés de semences améliorées par le FOFIFA. « Les perspectives d’action pour la 3e phase du nouveau plan quinquennal de 2014 -2018 seront axées sur les aspects nutrition et commercialisation, notamment la recherche tournée vers les marchés, les études de marché dans les régions productrices », a-t-il conclu.
Des faux billets d’une valeur de 470 000 ariary ont été découverts dans un sac emmené par un individu. Dimanche dernier, vers dix heures du matin, à Andranovelona durant une patrouille d’usage, les éléments de la gendarmerie avaient suspecté le comportement d’un homme qui tenait fort son sac. Ce dernier a été fouillé et la surprise vint : des multiples faux billets de 10 000 ariary se trouvaient à l’intérieur. Selon la gendarmerie locale, il sera déféré au parquet ce jour pour faux monnayages. La peine encourue risque d’être lourde puisque la contrefaçon de monnaie, si l’on se réfère au code pénal, pourrait valoir jusqu’aux travaux forcés à perpétuité. D’où viennent ces faux billets ? La personne concernée agit-elle en réseau ? Ce sont les deux réflexions nécessaires pour un éventuel prolongement d’enquête des limiers de la gendarmerie locale. Une affaire du genre mérite d’être traitée en remontant jusqu’à la source. L’on sait la conséquence néfaste du faux monnayage pour l’économie locale et ainsi pour le développement.
Midi Madagasiraka dénonce et condamne l’attaque à main armée perpétrée au domicile de son correspondant à Ambositra. Celui-ci n’a pas seulement été menacé et agressé mais il a été blessé par balle à la jambe et a dû être hospitalisé d’urgence. Sa maison a été saccagée, ses outils de travail, sa caméra ainsi que des documents ont été emportés par les malfaiteurs. De tels actes de violence et d’intimidation, fréquents depuis la période de transition, doivent cesser. Ils portent atteinte à la liberté de la presse et sont inacceptables et intolérables. Nous demandons aux dirigeants de la nouvelle République de veiller à ce que de tels actes de violence et d’intimidation sur des journalistes ne puissent se reproduire et fassent l’objet d’enquêtes exhaustives et de poursuites judiciaires efficaces.
Pour sa part, la victime Cham Mouie Jean Anastase et sa famille tiennent à apporter leurs vifs remerciements à tous ceux qui leur ont apporté, de près et de loin, réconforts et aides face à cet acte de barbarie, entre autres le chef de Région d’Amoron’i Mania, le Procureur du tribunal, le commandant du groupement de la gendarmerie, le médecin chef et le personnel de l’hôpital Be d’Ambositra, le Commissaire et les éléments du commissariat, le député nouvellement élu de la circonscription et tous les amis et connaissances.
Les organisateurs de la Jamboree à Madagascar sont prêts à accueillir les invités.
Les organisateurs de la Jamboree à Madagascar sont prêts à accueillir les invités.
L’association scoutisme « Antilin’i Madagasikara » propose à tous ses membres le Jamboree « Hintsy » qui se déroulera à Moramanga pendant presque une semaine, c’est-à-dire du 30 août jusqu’au 6 septembre prochain. Il s’agit effectivement d’un camp international ou « Lasy fihaonam-be », pendant lequel, tous les membres des associations scoutismes « Antily » nationaux et internationaux pourront se rencontrer. Pendant tout ce temps, trois thèmes principaux seront débattus, à savoir: l’amour de la patrie, la paix, l’environnement et biodiversité. A noter que ce grand événement entre dans le cadre de la célébration du 90e anniversaire de l’association scoutisme « Antilin’i Madagasikara » et la célébration de la première arrivée du scoutisme dans le pays. Les festivités ont commencé au niveau des différents diocèses et seront clôturées par ce «Hintsy». Le but est ainsi d’offrir toutes les bases de connaissances aux jeunes Malgaches afin qu’ils puissent analyser les problèmes de leur pays ainsi que ceux des populations, mais également de leur permettre d’avoir toutes les connaissances sur les richesses naturelles de leur pays. Et à tout ceci s’ajoutent les apprentissages sur l’amour de la patrie (l’un des principaux thèmes) et la prise de responsabilité.
La séance d’information sur le sport pour tous qui s’est tenue samedi au palais des sports a été une occasion pour Mada Speed de présenter ses objectifs à court et moyen terme. Ralaivao Lovatiako président et Patrice Ranaivoson SG de cette association qui est le vis-à-vis fédéral de Mada Speed ont annoncé la création de 40 villages pilotes. « La séance d’identification a déjà commencé et continuera. Il y aura 40 villages pilotes dans sept régions de Madagascar », a déclaré Ralaivao Lovatiako. Le sport pour tous va donc être lancé et parmi ses partenaires, l’académie nationale des sports pour le renforcement de capacité.
De retour au pays, le président de la République Hery Rajaonarimampianina n’a pas fait de déclaration à la presse à l’aéroport d’Ivato. Il est encore trop tôt pour répondre à la question récurrente de la nomination du Premier ministre. La Plate-forme pour la majorité présidentielle (PMP) qu’il n’a pas finalement reçue hier veut encore lui soumettre d’autres noms de Premier-ministrables en plus de leur favori, le Dr Jules Etienne. Il n’était pas de ce fait opportun d’organiser une conférence de presse qui tournera autour de ce sujet bien que l’abandon de cette formule de presse apparaisse comme une dérobade aux yeux du public pour un président de la République revenant d’un aussi important sommet que celui de l’Union européenne – Afrique à Bruxelles.
Absence d’une opposition
Le Mapar a mis un bémol sur ses prétentions depuis que la majorité relative qu’il défend bec et ongles se heurte à la majorité absolue à l’Assemblée nationale affichée par le VAMHR qui regroupe des partis politiques légaux. Il est on ne peut plus clair désormais que le nom du Premier ministre sortira de la liste de cette nouvelle alliance de députés que le Président de la République a reçue hier au palais d’Iavoloha. La composition du gouvernement, en revanche, ne prendra pas autant de temps que le choix du Premier ministre. Celle-ci reflètera l’ouverture à travers les différentes forces politiques de l’Assemblée nationale. Les négociations, semble-t-il, continuent auprès du président de la République et de ses conseillers pour avoir les portefeuilles ministériels les plus intéressants. Les politiciens s’accordent à dire que le gouvernement dans son ensemble sera constitué dans les quarante huit heures après la nomination du Premier ministre. Or, si toutes les forces politiques sont au gouvernement, y aura-t-il une opposition digne de ce nom ? C’est en tout cas une question qui ne semble plus du tout avoir de réponse. Même si une partie du Mapar est très critique aujourd’hui envers le président de la République, il est inconcevable qu ’Andry Rajoelina devienne le chef de l’opposition prévu par la Constitution. Le Mapar a figuré parmi ceux qui ont soutenu Hery Rajaonarimampianina au second tour de l’élection présidentielle. La mouvance Ravalomanana rejette aussi cette place lorsque l’appui sans réserve que Marc Ravalomanana a demandé à ses partisans en faveur du nouveau président de la République est appliqué à la lettre. Le discours de la mouvance a changé du tout au tout. Elle est l’une des grandes forces du VAMHR dans lequel pourrait être choisi le Premier ministre. Quant aux autres forces politiques, aucune ne veut finalement être en marge du pouvoir de la Quatrième République. Toutes veulent aider le président de la République à gagner le combat du développement. Le poste de chef de l’opposition risque par conséquent de ne pas trouver preneur tant qu’il est possible d’appartenir à la majorité. Démocratie à la malgache, quand tu nous tiens !
Rajaonarimampianina a posé un lapin aux leaders du VAM.
Rajaonarimampianina a posé un lapin aux leaders du VAM.
Ce qui s’est passé, hier, prouve l’existence d’une scission au sein des politiciens proches du président, Hery Rajaonarimampianina.
Pourtant annoncée bien avant le départ du président de la République, Hery Rajaonarimampianina pour Bruxelles, sa rencontre avec les politiciens issus de la « Plate-forme pour la Majorité Présidentielle » (PMP) a encore été reportée. Pour cause, le numéro Un d’Ambohitsorohitra leur a posé un lapin. En effet, même si les leaders de cette entité politique se sont empressés de se rendre au Palais d’Etat d’Iavoloha vers 15 heures après avoir reçu la confirmation de leur audience par la Présidence de la République, la rencontre en question n’a pas eu lieu. Pourtant, les membres de la PMP ont attendu la confirmation du rendez-vous depuis le début de la matinée. En quelque sorte, le président Hery Rajaonarimampianina a ignoré l’audience. Pourtant, selon nos sources, mis à part les membres du « Vondron’Antoko politika manohana an’i Hery Rajaonarimampianina », entre autres, Roland Ravatomanga, Maître Hanitra Razafimanantsoa, Nicolas Randrianasolo et consorts, une autre délégation de la PMP composée de chefs de partis n’ont également pas été reçus par l’actuel homme fort du pays. Parmi eux figureraient entre autres, les Pierrot Rajaonarivelo, Voninahitsy Jean Eugène, Hajo Andrianainarivelo et consorts. Par contre, pour sa part, la présidente du Parti Vert, Saraha Georget Rabeharisoa ne semble pas avoir été tenue au courant de la tenue de cette entrevue.
Scission. En tout cas, ce qui s’est passé hier prouve l’existence d’une scission au sein des politiciens proches du président, Hery Rajaonarimampianina. L’on a pu constater un manque de confiance flagrant entre eux. Après que le numéro Un d’Ambohitsorohitra ait boycotté la rencontre d’hier, certains d’entre eux commencent à remettre en cause la stratégie utilisée dans le cadre de la nomination du Premier ministre. Joint au téléphone hier soir, un haut responsable au sein de la mouvance Ravalomanana a laissé entendre que la nomination du PM ne constitue pas une priorité pour le président. De sources concordantes, l’actuel Premier ministre, Jean Omer Beriziky aurait affirmé la semaine dernière au cours du Conseil du gouvernement que l’équipe actuelle restera à son poste jusqu’au mois de mai. Cependant, le locataire de Mahazoarivo envisage de démissionner si toutefois le nouveau PM ne sera pas nommé jusqu’à la fin du mois d’avril. Aux dernières nouvelles, la rencontre entre le président Hery Rajaonarimampianina et les leaders de la PMP a été reportée pour ce jour. Ces derniers insistent pour faire pression sur le président, pourtant, de sources bien informées, celui-ci envisage d’ignorer les propositions du MAPAR et de la PMP et opte pour la nomination d’une nouvelle tête. Histoire à suivre.