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mercredi, octobre 21, 2026
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Football – CCCOI : Le CNaPS Sport doit rebondir !

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La saison se poursuit  pour le CNaPS Sport qui a encore une autre échéance à honorer avec la Coupe des Clubs Champions de l’Océan Indien. Un choix qui lui revient de droit sinon la compétition aurait dû s’intituler autrement.

Après la double élimination de nos deux porte-fanions en coupes africaines en effet, le football malgache doit aujourd’hui se tourner vers ce tournoi régional. Un tournoi qui est loin d’être gagné d’avance comme le démontre la défaite de St-Michel Elgeco Plus devant les Seychellois de St-Michel United.

Il est en effet loin le temps où nos équipes règnent sans partage sur la scène de l’Océan Indien. Une raison suffisante pour obliger le CNaPS Sport à se préparer dès maintenant pour ce nouveau challenge.

Le champion de Madagascar se doit en effet de rebondir quitte à réorganiser l’effectif, joueurs comme membres de l’encadrement, pour un meilleur rendement. Il devait bien cela à ses nombreux et fidèles supporters qui n’ont jamais baissé les bras.

La première mesure à prendre après cette double défaite serait de voir comment gérer  cet effectif qui fait pourtant pâlir d’envie bon nombre de techniciens mais aussi de quelle manière l’encadrer et surtout par qui. Tant pis pour les pots cassés car il est archi connu qu’on ne fait pas d’omelettes sans casser les œufs.

Clément RABARY

Présidence de l’Assemblée : Aucun accord à Vontovorona

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A cause du « ady seza » entre les députés indépendants, les parlementaires MMM ont claqué la porte.

Le projet des proches collaborateurs du président Hery Rajaonarimamianina de mettre en place une Plate-forme pour la majorité présidentielle a été un échec. En effet, aucune décision n’a été prise hier du côté de Vontovorona. Le deuxième jour de réunion entre les parlementaires issus du « Malagasy Miara-Miainga », du « Hiaraka Isika », du Parti Vert, du Leader Fanilo et des indépendants n’a pas abouti à un consensus. D’après les indiscrétions, les quelque 54 parlementaires présents hier à l’Espace « Les Hérons », n’ont trouvé aucun accord à propos du candidat qu’ils devraient présenter à la Présidence de l’Assemblée nationale. Une réalité que bon nombre d’observateurs considèrent comme un « clash » de cette « alliance conjoncturelle ». Selon nos sources, les députés issus des partis reprochent aux députés indépendants de favoriser les « ady seza ». C’est certainement la raison pour laquelle les députés MMM ont décidé de claquer la porte.

Consensus. En effet, d’après les informations, les indépendants sont divisés entre trois candidats à savoir, Lahisoa Jean Pierre élu à Antalaha, Siteny Randrianasoloniaiko élu à Toliara I et Harimampianina Andrianarivo élu à Ambositra. La rencontre d’hier aurait été perturbée par les débats entre ces trois candidats. Quoi qu’il en soit, cette Plate-forme de soutien à Hery Rajaonarimampianina présentera un candidat ce jour lors de l’élection à Tsimbazaza. Reste à savoir cependant si elle parviendra à trouver un consensus sur un seul candidat. D’autant plus que plusieurs parlementaires ayant participé à la rencontre n’affichent plus leur enthousiasme quant à ce projet. A noter également que la mouvance Ravalomanana a séché la rencontre d’hier. Pourtant, les informations qui ont circulé ces derniers temps confirment le soutien de cette entité politique au HVM. L’élection qui aura lieu ce jour à l’Assemblée nationale révèlera en tout cas le rapport de force qui s’installera au niveau des institutions.

Davis R

Avis de la HCC : Pas de force exécutoire !

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« La présentation du Premier ministre revient au parti ou groupe de partis légalement constitué lors du dépôt des candidatures et ayant obtenu le plus grand nombre de députés aux élections législatives ». C’est l’avis émis hier par la HCC qui ajoute que « le Président de la République nomme le Premier ministre formellement présenté par les députés issus du parti ou du groupe de partis majoritaire ». Une manière de signifier implicitement que la désignation du nouveau locataire de Mahazoarivo revient au Mapar qui a obtenu le plus grand nombre de sièges à l’Assemblée nationale.

Simple ou conforme ? La question qui se pose est de savoir si le Président Hery Rajaonarimampianina va suivre l’avis (simple ou conforme ?) de la HCC. En effet, l’article 120 in fine dispose expressément que « les arrêts et décisions de la HCC sont motivés ; ils ne sont susceptibles d’aucun recours. Ils s’imposent à tous les pouvoirs publics ainsi qu’aux autorités administratives et juridictionnelles ». Par contre, il n’est nullement spécifié que les avis leur sont également opposables. Autrement dit, l’avis de la HCC n’a pas de …force exécutoire sur …Hery Rajaonarimampianina. L’avis ne lie pas le président de la République qui n’a pas eu du reste l’initiative de la saisine.

Précédent.  Il y a même eu un précédent avec l’avis de la HCC en date du 31 juillet 2009 qui avait rappelé formellement les institutions de la Transition et cité nominativement leurs chefs respectifs. Entre autres et non des moindres, le chef du gouvernement de transition en la personne de Monja Roindefo Zafitsimivalo. Ce qui n’avait pas empêché le président de la HAT à qui la HCC avait confié les attributions du président de la République, de remplacer le Premier ministre. C’est dire que le nouveau locataire d’Ambohitsorohitra n’est pas tenu de se conformer à l’avis de la HCC qui reconnaît d’ailleurs que « le Président de la République est investi de la légitimité démocratique par le biais de l’élection au suffrage universel ».

Majorité. La HCC a omis (volontairement ou pas) de spécifier qu’il s’agit de suffrage universel direct, alors qu’elle pinaille sur d’autres mots. Inventant même des néologismes du genre « nomadisme politique » au lieu de parler tout simplement de mandat impératif. Le juge constitutionnel parle également de « préservation d’une majorité parlementaire stable », tout en considérant paradoxalement qu’ « aucune disposition de la Constitution ne fait référence à une qualification de majorité quelconque, relative ou absolue ». De toute façon, c’est sans doute l’un des derniers faits d’armes de la HCC dont le mandat constitutionnel de 7 ans non renouvelable avait expiré en 2010. D’ailleurs, ils ne sont plus que 6 actuellement, juste le quorum requis. Ceci expliquant peut-être cela.

R. O

Action sociétale : Un partenariat signé entre DHL et SOS Village d’Enfants

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Signature de convention par le DG de DHL Madagascar et le directeur national de SOS Village d’Enfants.
Signature de convention par le DG de DHL Madagascar et le directeur national de SOS Village d’Enfants.
Signature de convention par le DG de DHL Madagascar et le directeur national de SOS Village d’Enfants.

Initié à Madagascar, le projet GoTeach de DHL, qui consiste à la promotion de l’insertion professionnelle des jeunes, est actuellement appliqué dans 10 pays. Cette année, l’objectif est de rajouter 10 autres pays participants au projet, selon les responsables au sein de DHL. En ce qui concerne la poursuite de ce projet dans la Grande Ile, une convention de partenariat a été signée hier entre DHL International Madagascar, représenté par son directeur général Mamy Rakotondrainibe, et SOS Village d’Enfants représenté par son directeur national Daniel Paniez. En effet, ces deux entités œuvrent déjà dans l’insertion professionnelle des jeunes et ont commencé à collaborer depuis 2009. Plusieurs activités ont été réalisées dans ce cadre, si l’on ne cite que le parrainage professionnel des jeunes de SOS Village d’Enfants par les employés de DHL, l’accueil de ces jeunes comme stagiaires ou la visite  de l’aéroport d’Ivato, de l’ADEMA et de DHL Ivato par 60 jeunes de SOS Village d’Enfants. Bref, avec la nouvelle convention, DHL et SOS Villages d’Enfants vont intensifier les actions dans le cadre du projet GoTeach.

Antsa R.

PFNOSCM : Pour un audit indépendant de la gestion des biens publics

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La plate-forme nationale des organisations de la société civile de Madagascar (PFNOSCM) exige un audit indépendant de la gestion des biens publics ainsi que de l’origine des enrichissements douteux et une punition sévère et exemplaire contre ceux dont la malversation est prouvée. Elle réitère la nécessité impérative de procéder à la réconciliation nationale, au Grand pardon et à la refondation de la République pour briser le cycle de crises politiques, promouvoir le développement durable dans tous les secteurs et faire bénéficier à chaque Malgache sans exception les fruits de la croissance. Elle réaffirme qu’il n’est pas de l’intérêt des populations et de la Nation malgache de s’engager dans la voie du désordre et des affrontements, que l’unique voie à adopter pour trouver ensemble des solutions adéquates s’avère être le dialogue et les négociations. La PFNOSCM trouve ainsi impératif de rétablir l’Etat de droit, d’améliorer la gouvernance publique, de lutter sévèrement contre la corruption, d’assainir la gestion des biens publics et des ressources naturelles. Mettre en place un gouvernement dont le Premier ministre et les membres sont reconnus par leurs compétences et intégrités, respectueux de l’Etat de droit et de la démocratie participative, et soucieux des intérêts de la population malgache des 22 régions.

Dominique R.

Basket-ball : Dany Rabeson aux commandes du SOE !

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Dany Rabeson est un président décidé qui entend secouer le cocotier pour que le SOE renoue avec sa popularité.
Dany Rabeson est un président décidé qui entend secouer le cocotier pour que le SOE renoue avec sa popularité.
Dany Rabeson est un président décidé qui entend secouer le cocotier pour que le SOE renoue avec sa popularité.

Le mythique Stade Olympique de l’Emyrne de basket-ball vient de confier la présidence à un ancien du club. Daniel Rabeson a été en effet élu président du club la semaine dernière.

Une juste consécration pour celui qui a toujours été là pendant presque 20 ans où il mena une double vie, puisqu’il jouait également au sein du 3FB de rugby au poste de talonneur.

Dany, comme tous ses amis l’appellent, affirme être là dans le dessein de rassembler tous les Stadistes éparpillés dans le monde entier.

Comme il est l’un des rares clubs à posséder des équipes de jeunes dans toutes les catégories d’âge, le SOE aura besoin, et Dany, l’affirme, de l’aide de tout le monde.

Il est grand temps que le SOE retrouve ses fastes d’antan, affirme haut et fort ce nouveau président qui prend très à cœur sa nouvelle fonction. Une position logique tant il avait l’habitude de tout donner sur ce qu’il fait.

Clément RABARY

Riz : « Il faut stopper les importations sauvages ! »

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Les importations sauvages de riz entraînent une concurrence déloyale sur le marché local. (Photo d’archives)
Les importations sauvages de riz entraînent une concurrence déloyale sur le marché local. (Photo d’archives)
Les importations sauvages de riz entraînent une concurrence déloyale sur le marché local. (Photo d’archives)

Madagascar a tous les atouts pour booster sa production rizicole. La concertation de tous les acteurs opérant dans la filière est indispensable pour ce faire.

En 2013, Madagascar a importé environ 400 000 tonnes de riz, soit presque le double du volume d’importation réalisée l’année précédente. C’est également un record dans les annales du pays. « C’est la quantité déclarée auprès du ministère de Commerce compte tenu du nombre d’autorisation d’importation. Mais il y a également des opérateurs qui profitent des mesures de détaxation sur l’importation de riz pour effectuer des fausses déclarations sur les produits qu’ils introduisent dans le pays », a expliqué Andry Rakotovao, le président de la Plate-forme de Concertation sur la filière riz. Néanmoins, « il faut stopper les importations sauvages de riz car cela va détruire au fil du temps la filière rizicole en amont jusqu’en aval », a-t-il interpellé.

Concurrence déloyale. Force est de reconnaître que des importateurs de produits de première nécessité notamment le riz, qui seraient d’origine indo-pakistanaise, sont venus débarquer leurs produits au port de Toamasina. « Ils ne disposent ni de structure légale, ni de magasin de dépôt mais ils arrivent avec quelques containers voire deux containers de riz et séjournent pendant quelques jours dans la ville de Betsimisaraka pour les écouler tout en tirant seulement de bénéfice. Ces importateurs illicites ne se soucient même pas de l’organisation de la filière dans le pays. Du coup, cela entraîne une concurrence déloyale envers les importateurs formels. Entre temps, les paysans sont démotivés à produire davantage étant donné que le prix du riz sur le marché n’est plus incitatif », a-t-il expliqué.

Protectionnisme. Afin de limiter ces importations sauvages, le président de la Plate-forme de Concertation sur la filière Riz sollicite la concertation entre toutes les parties prenantes, dont entre autres, l’Etat, le secteur privé et les producteurs. L’objectif est de booster la production rizicole afin que Madagascar devienne un grand exportateur de riz comme d’antan au niveau de l’Océan Indien et de l’Afrique sub-Saharienne. « La mise en œuvre d’une politique de protectionnisme s’impose également. Il s’agit notamment de n’exporter que le surplus de production. C’est l’une des clés de réussite des pays grands exportateurs de riz comme l’Inde et la Thaïlande à part la révolution verte », a-t-il conclu.

Navalona R.

Genderlinks : La dimension Genre à prendre en compte dans la constitution du gouvernement

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En cette période cruciale dans la vie de la nation, les organisations oeuvrant dans le domaine du Genre, telles que Genderlinks, rappellent l’importance de la prise en compte de la dimension Genre dans le gouvernement.

Alors que la nomination du nouveau Premier Ministre fait rage, et que ladite nomination par le Mapar est encore controversée, les spécialistes du Genre regrettent le fait que personne ne semble montrer un quelconque intérêt quant à la participation, ni aux capacités des femmes   pour tenir ce poste. « On dit tout et n’importe quoi, et on pense à tout sauf aux femmes » rapporte alors Ialfine Papisy de l’ONG GenderLinks. En effet, alors que l’équilibre régional est pris en compte, et que les sensibilités politiques jouent pour beaucoup dans la décision de la nomination de ce Premier Ministre, qui nommera ensuite les membres du gouvernement, la dimension Genre n’est pas du tout prise en compte. « Cela ne veut pas forcément dire qu’il faut une femme à la tête du gouvernement, mais cela peut être une possibilité, si la femme remplit les conditions et les compétences nécessaires pour le poste. D’ailleurs, le nouveau Premier ministre devra également être sensible au Genre, et considérer les compétences et les expériences des éventuels ministrables, qu’ils soient homme ou femme » ajoute Ialfine Papisy.

Efforts. L’équilibre du Genre est encore un long chemin à parcourir à Madagascar, même si des efforts ont été faits. Car durant toute cette période de transition, il faut reconnaître que la lutte pour la parité sur la scène politique a porté peu à peu ses fruits. En 2007, elles représentaient 8% à la Chambre basse. Et après les élections législatives du 20 décembre 2013, elles sont 30 femmes à avoir obtenu un siège lors de la députation.  Cela représente 20%, soit 8 points de plus par rapport à 2007. Les efforts sont palpables, même si cela n’est pas encore assez. Les prochaines élections communales représentent une opportunité certaine pour les femmes, qui peuvent encore se porter candidates. Les électeurs, quant à eux, ne doivent pas oublier que seules les compétences comptent, et qu’une femme peut très bien relever le défi de la bonne gouvernance. Et elle ne demande qu’à le prouver !

Anjara Rasoanaivo

Enjeux politiques

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Tous Les regards seront tournés vers l’Assemblée nationale à partir de demain.  En effet, après une période de transition de cinq ans, c’est la deuxième institution de la République qui fait sa rentrée. Les 147 élus aux législatives se réuniront pour la première fois en tant que députés de Madagascar. Ils mettront en place le Bureau permanent de l’Assemblée nationale. L’un d’eux deviendra président de cette institution de l’Etat.

Enjeux politiques

                Le président de la République est apparu vingt jours après son investiture, avare de nominations. S’il avait limogé de leurs fonctions les deux premiers responsables, SGP et Directeur de cabinet, de la présidence parmi les premières mesures qu’il a prises au lendemain de son accession au pouvoir, il ne les a pas encore pour autant nommés leurs remplaçants.  Les postes sont vacants à ce jour. Mais les premières nominations  aux hauts emplois de l’Etat devraient commencer cette semaine avec celle du Premier ministre. Un proche collaborateur du président de la République a confié ce week-end que les noms  véhiculés dans la presse ne sont que spéculations. S’il n’a donc pas été cité depuis que les médias en font leur choux gras de ces prétendants et pressentis au poste de Premier ministre, c’est qu’il s’agit d’un vrai «joker »  que le Président de la République ne sortira que lorsque tous ses partis en compétition auront fini d’abattre leurs atouts.  Qui sera à la tête du gouvernement de réconciliation nationale que mettra en place le Président Hery Rajaonarimampianina ? Les réunions des politiciens et des députés élus n’ont pas arrêtés. Même pendant le week-end, beaucoup d’entre eux étaient à Vontovorona. Ils  se sont rapprochés dans le dessein d’offrir une majorité  au Président de la République.  Mais  le suspense demeure quant à leur capacité à faucher au Mapar le poste de Premier ministre. Tout deviendra plus clair demain à l’Assemblée nationale.  Les camps politiques seront mieux définis en fonction des alliances qui se sont opérées.  Pour les bailleurs de fonds, le Premier ministre et le gouvernement sont des repères importants pour leur coopération. S’il s’avère que le changement attendu  laisse à désirer, leur caution et leur engagement risquent de ne pas être à la hauteur des attentes.  Dans ce cas, la méfiance des Etats-Unis en l’occurrence ne  s’éteindra pas. Ils ne faciliteront pas la réintégration dans l’ AGOA.  L’Union européenne pourrait aussi faire la fine bouche.  Bref, les enjeux hautement politiques  marqueront la semaine avec  la nomination du Premier ministre,  l’ouverture de l’Assemblée nationale et l’élection des membres de son Bureau permanent. Le public aura peut-être enfin des réponses  aux interrogations que son impatience mérite.

Zo Rakotoseheno

Litige foncier à Ambatomaro : Procès en appel le 19 février

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Il semblerait que celui qui ait occupé le terrain appartient à une famille proche d’une ancienne ministre.

Le terrain qui fait l’objet d’un litige foncier concerne une propriété titrée et bornée sise à Ambatomaro. C’était en 1971 que son propriétaire l’aurait acheté, avant de la diviser en deux lots de terrains, toujours titrés et bornées. Mais en 2009, une personne (qui serait un membre proche de la famille d’une ancienne ministre) aurait demandé l’obtention de ces terrains, par « prescription acquisitive », sous prétexte qu’elle avait mis en valeur les terrains depuis plus de vingt ans. Un argument fortement nié par les « vrais propriétaires ». Et selon nos sources, l’acquisition de ces terrains aurait dû suivre les procédures normales selon les lois en vigueur. « Mais nous n’avons pas pu le constater. Au contraire, on dirait que toutes ces démarches aient été faites d’une façon très rapide. Nous doutons que c’est en rapport avec le fait que ce demandeur est un des proches de cette ancienne ministre », évoquent d’autres sources.

En effet, selon les explications, depuis cette date (en 2009) où cet individu aurait fait sa demande, les vrais propriétaires auraient déjà avisé les autorités compétentes. « Mais à notre grand étonnement, le tribunal de la 1re instance a donné une Ordonnance qui nous a annoncé que le terrain a été acquis par le demandeur », disent les sources. En espérant une vraie justice, les vrais propriétaires n’étaient pas restés les bras croisés, en faisant tout de suite une opposition. L’affaire a été ainsi encore une fois portée en justice. Mais le 12 septembre 2011, le tribunal a annoncé à l’issue d’un verdict que ces derniers aient perdu. Ce qui a provoqué la mort de l’un des propriétaires des deux terrains. En 2012, le dossier a été réouvert. Jusqu’à maintenant, ce litige foncier opposant le demandeur et les vrais propriétaires n’est toujours pas réglé. L’affaire va être portée devant la cour d’appel le 19 février, suite à la demande des « vrais propriétaires ». Devant une telle situation, ils demandent à l’Etat (surtout après l’installation du nouveau régime qui signifie le retour à l’ordre constitutionnel), de faire la lumière sur l’affaire. En effet, des décisions du tribunal provoquant la mort d’un individu lors d’un litige foncier est devenu presque des cas courants.

Arnaud R.