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mercredi, octobre 21, 2026
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Fetison Rakoto Andrianirina : « Le Président n’est pas l’obligé d’un parti ou d’une coalition de partis »

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« Aucun flottement n’est plus permis », estime Fetison.
« Aucun flottement n’est plus permis », estime Fetison.
« Aucun flottement n’est plus permis », estime Fetison.

Le candidat malheureux à la présidentielle et non moins leader national du RDS sort de son silence. Interview.,

Midi : L’on assiste actuellement à une lenteur dans la mise en place des Institutions de la République. Qu’en pensez-vous ?

Fetison Rakoto Andrianirina : « Aucun flottement n’est plus permis en ces moments où le Peuple a besoin de perspectives et non de constats de tergiversation. Les Malagasy attendent à ce que le nouveau Président donne le cap. Le redressement de Madagascar ne doit pas s’envisager en termes de politique conjoncturelle ni de recettes ponctuelles, mais sur le plan structurel et idéologique ».

Midi : Que faire alors face au risque de blocage dans le choix du Premier Ministre ?

FRA : « Je dois dire que les choix devant aboutir à la formation très prochaine du gouvernement ne doivent en aucun cas dépendre des aléas du microcosme politique où l’état des forces partisanes est singulièrement chaotique. En effet, étant donné une absence de visions et, partant, un caractère castrateur dus à des surenchères et à des marchandages stérilisants sans fin, le souffle nécessaire à un nouveau départ risque fortement de faire défaut et, par conséquent, de faire perdre à Madagascar et aux Malagasy la mobilisation et l’élan attendus ».

Midi : Régime semi-parlementaire oblige, le nouveau Président doit composer avec le Parlement. Votre avis ?

FRA : « Le gouvernement à former doit être le gouvernement de la République à l’unisson avec le Président de la République et non pas celui de partis omnipotents mais velléitaires. Il n’est pas concevable que le Président de la République, nanti d’une légitimité populaire directe, soit l’obligé d’un parti ou d’une coalition de partis. Il n’est pas non plus concevable de le priver de la primauté de cette légitimité populaire au profit d’une représentation nationale, au mieux fractionnée. Ce serait inverser dangereusement les rôles et paralyser un pouvoir exécutif qui a besoin de se dégager de la tutelle pesante et frustrante des aléas politiciens ».

Midi : Qu’attendez-vous alors de notre Assemblée Nationale et de surcroît du Président de la République ?

FRA : « Que le Parlement dans son entier joue son rôle, c’est-à-dire être vigilant sur la gestion des affaires gouvernementales, en assurer le contrôle et émettre des propositions, et non de dicter ses décisions ou vues nécessairement disparates. Que le Gouvernement conduise la politique nationale conformément aux orientations et perspectives définies au sein du pouvoir exécutif et non pas en fonction de telle ou telle options parlementaires inspirées par la partisannerie.

Enfin, que le Président de la République garantisse aux corps constitués le respect de leur statut respectif n’est que normal et là aussi nécessaire, mais ni plus ni moins. Car, ces corps constitués ne sont ni des instruments politiques ni des fiefs à la disposition de leurs membres respectifs. Le garant du bon fonctionnement des rouages institutionnels qu’est le Président de la République se doit vis-à-vis du Peuple d’être d’une extrême exigence à cet égard, car la République ne saurait appartenir à quiconque mais fonctionner au profit de tous.

L’ensemble de ces règles constitue la voie à suivre pour le Salut d’une Nation qui n’a plus droit à l’erreur ».

Midi : Et enfin, d’après vous, quelle attitude doit adopter le Peuple Malagasy face à l’actuelle situation ?

FRA : « Non seulement le Peuple mais aussi toutes les autorités publiques civiles et militaires, les responsables politiques et la société civile doivent encourager le nouveau Président à avancer avec détermination dans son programme hautement risqué et difficile de redressement socio-économique et de rétablissement de l’Etat de droit ».

Propos recueillis par R. O

miRitsoka production : De nombreux projets pour 2014 !

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Hery Randriamampianina, le numéro un de miRitsoka production et Nary dévoilant les projets pour cette année 2014. (Photo : Kelly)
Hery Randriamampianina, le numéro un de miRitsoka production et Nary dévoilant les projets pour cette année 2014. (Photo : Kelly)
Hery Randriamampianina, le numéro un de miRitsoka production et Nary dévoilant les projets pour cette année 2014. (Photo : Kelly)

D’un côté la continuité et d’un autre l’ouverture, c’est ce qu’a révélé l’équipe de miRitsoka production lors de la présentation de vœux qui s’est tenue à son siège hier.

Fidèle à elle-même, la production miRitsoka ne déviera pas du chemin qu’elle a pris. Elle sera néanmoins plus ouverte. « Autrement dit, nous allons apporter notre contribution au développement de la culture malgache sans nous trahir. Nous allons donner un coup de pouce aux artistes qui le méritent et garder cette même base qui a toujours fait notre signature », précise Hery Randriamampianina.  Le programme pour cette année en témoigne. La maison de production va continuer à produire des artistes comme Lalatiana, prendre en main la tournée française du groupe ‘Zay prévue pour le mois prochain, mais va également continuer la promotion de la littérature. « Le come-back de Lalatiana, l’année précédente a ravi les mélomanes. Notre collaboration a été fructueuse. C’est la raison pour laquelle nous allons continuer à travailler ensemble. Les fans de la chanteuse pourront donc la retrouver au Ccesca le 2 mars et au Carlton le 8 mars. Le DVD live ‘Lalatiana manontolo’ sera également disponible le 2 mars. Il y a quelques années, nous avons entamé ‘Ritsoky ny fo’,  évènement concocté par la poétesse Lolona Randriamampianina, nous allons maintenir cette manifestation », relate le responsable de communication de miRitsoka.

Comme nouvelle année sous-entend de nouvelles perspectives, d’autres artistes, issus de divers horizons musicaux vont pour cette année se joindre à la production. Nous citerons entres autres Dama, Iraimbilanja, Rola Gamana, Mikea, Parson Jacques & Njakatiana,  Jaojoby, Arison Vonjy… « Les termes de la collaboration ne sont toutefois pas encore définis », selon toujours les précisions du responsable de la communication. Pour plus d’informations sur les activités et les artistes évoluant au sein de la maison de production, un site, le www.miritsoka.com a été ouvert.

Mahetsaka

Planning Familial : Une décision qui se prend en couple

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Les implants, contraceptif efficace.
Les implants, contraceptif efficace.
Les implants, contraceptif efficace.

Le taux de prévalence contraceptive à Madagascar est en nette progression, mais les efforts sont loin d’être suffisants, et les préjugés représentent encore un obstacle majeur.

Avec plus de 22 millions d’habitants, selon les dernières estimations, et avec un taux de fécondité de 4,8 enfants par femme, on peut dire que les enfants représentent la richesse pour les Malgaches. Dans un contexte idéal, les familles auraient des enfants en bonne santé, qui contribueront à faire réussir toute la famille. Mais en réalité, le pouvoir d’achat qui s’effrite de jour en jour ne permet plus au plus grand nombre d’avoir autant d’enfants qu’ils le souhaitent… ou pas, finalement, car malgré tout, les familles malgaches sont nombreuses. Le planning familial consiste alors à inciter les parents à avoir le nombre d’enfants désirés, conformément à leurs possibilités afin d’offrir le meilleur à leurs petits, et à espacer les naissances. Pour cela, des efforts sont mis en œuvre pour augmenter le taux de prévalence contraceptive de 29,2 % à 40,2 % auprès des femmes en union et en âge de procréer, âgées entre 15 et 49 ans. Cela en promouvant les divers types de contraceptifs disponibles dans le pays. Et si les injectables sont de loin les plus utilisés (18 %, source : EDS IV), les autres contraceptifs, dont le condom masculin (utilisé à 1 %), ou encore les méthodes plus traditionnelles, permettent d’atteindre ces objectifs.

Contraceptifs. Les efforts sont considérables, car les enfants représentent beaucoup pour la communauté malgache. Les préjugés et les idées reçues sont encore très nombreux, notamment auprès des hommes. Pour beaucoup, les contraceptifs n’ont que des désavantages : gênent en ce qui concerne les condoms, pourtant les plus efficaces pour éviter les grossesses non désirées et les éventuelles infections sexuellement transmissibles. Mais aussi la crainte de la stérilité en ce qui concerne les autres formes de contraceptifs, faisant reculer les utilisatrices qui veulent encore avoir des enfants. Il y a également l’appréhension des effets secondaires à cause des contraceptifs hormonaux.  Enfin, des non-dits de la société font reculer les femmes quant à l’utilisation des contraceptifs. Il ne faut donc jamais omettre que l’utilisation de la contraception est une décision qui devrait être prise en couple, et que les hommes sont tout aussi concernés que les femmes.

Anjara Rasoanaivo

Vendredi Joli : Un Princio toujours aussi tonique au Paprika

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PRINCIO1Il sera l’une des vedettes de cette Saint-Valentin 2014. Dans la multitude d’affiches plus alléchantes les unes que les autres, Princio se distingue en affichant cette gouaille qui plaît aux amateurs de « vazo miteny ». C’est une soirée particulière qu’il va offrir à son public, demain soir au Paprika. Certes, les amoureux attendent beaucoup de romantisme lors de cette fête qui les célèbre, mais Princio va apporter sa vision de l’amour plus terre à terre. Ceux qui viendront entendent bien passer de bons moments, en écoutant l’artiste parler en chansons des réalités quotidiennes. « Je compte bien interpréter toutes les chansons de mon répertoire qui est plutôt vaste. Je suis sûr que l’on va bien s’amuser. Comme dans tous mes concerts, le public participera à l’animation, en reprenant avec moi les paroles de mes compositions.  Il le fait spontanément, l’ambiance aidant », nous a affirmé Princio. Mais il a décidé de faire également des reprises de standards pour apporter une certaine variété à sa prestation. Ce cabaret de la St-Valentin ouvre le programme artistique de l’artiste en cette année 2014. Il compte réserver quelques surprises à ses admirateurs. Parmi celles-ci, il y a notamment le trio qu’il va former avec les deux rappeurs d’Agrad & Skyz. Il ne tarit d’ailleurs pas d’éloge sur ces duettistes qui sont très appréciés des jeunes.

Patrice RABE

Vol de scooters : Un réseau démantelé par l’UIR

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Quatre scooters saisis avec une voiture. Les éléments de l’Unité d’Intervention Rapide (UIR) de la police ont mis la main sur six individus membres d’un réseau bien huilé de vol de scooters. Nous avons opéré sur renseignements et l’arrestation du premier individu, le présumé cerveau, a été faite à Antsirabe, lundi dernier. Un scooter volé a été surpris chez lui. L’enquête confiée à la sureté urbaine de tanà a permis à identifier les autres membres de cette association de malfrats. Une arrestation en série s’est alors déclenchée à partir de cette situation. L’UIR est allée jusqu’à Toamasina pour leur intervention. Le mode opératoire des voleurs demeure le même. Ils passent une annonce sur un journal spécialisé dans le « bizna ». Une fois le vendeur de moto rencontré, l’escroc demande un essai et s’éclipse avec les deux roues. Les motos sont emmenées soit à Antsirabe soit à Tamatave pour leur maquillage. Avant d’être revendues à Tana avec une toute nouvelle présentation. La voiture R sert au déplacement des mêmes malfrats durant leur va-et-vient tant dans la capitale qu’en province. D’autres personnes sont encore à rechercher dans cette affaire, avance le chef de l’UIR.

D.R

Hery Rajaonarimampianina : Ordre pour la protection des biens du groupe TIKO

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p014Le président de la République a priorisé la question de sécurité, hier. Notamment pour les diverses entités du groupe Tiko ainsi que pour Nosy Be.   

Lors du conseil des ministres, d’hier, une communication a été faite relative à la perpétuité des actes de vandalisme et de pillage des usines du groupe TIKO. A cet effet, le président de la République Hery Rajaonarimampianina a déclaré que ces entités, composant le groupe TIKO, connaissent des situations judiciaires différentes. Ainsi, étant donné que les entités, sises dans l’enceinte du port de Toamasina, sont installées dans un domaine appartenant à l’Etat, il a donné instruction au Premier ministre de saisir les forces de l’ordre pour que le gardiennage de ces entités soit renforcé, jusqu’à ce que leur sort judiciaire soit statué. Autrement dit, ordre a été donné pour la protection des biens du TIKO.

Sécurité. Concernant l’entité du groupe TIKO sise à Sambaina-Manjakandriana, le chef de l’Etat a fait savoir qu’il appartient à son propriétaire de prendre les dispositions qui s’imposent pour son gardiennage, les forces de l’ordre ne devant œuvrer qu’à titre de renfort. Il revient ainsi  au fondateur de l’empire TIKO de s’en charger. Pour ce qui est de l’usine à Vohidiala, Ambatondrazaka, le président de la République a spécifié que l’Etat détient 60% du capital de la dite usine et qu’il coule de soi à ce que l’Etat assure la sécurité d’un bien qui lui appartient. Toujours est-il que ces résolutions pourraient être interprétées de diverses façons.

Ile aux parfums. Il a été décidé également, au titre du ministère des Forces Armées, suite à la table ronde des 16 et 17 août 2013 initiée par le ministre du Tourisme à Nosy Be, la restauration de la sécurité dans l’île aux parfums. De ce fait, diverses mesures ont été déjà prises par les forces de l’ordre en application des résolutions prises. Il s’agit notamment du renforcement de l’effectif des forces de l’ordre, de l’affectation des éléments indisciplinés, de la sensibilisation des éléments et de la communication des lignes vertes pour les interventions d’urgence.

recueillis par Dominique R.

Ouverture et réconciliation

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Quel visage aura le gouvernement d’ouverture visé par le président  de la République Hery Rajaonarimampianina ?  Un suspense.  Jusqu’à maintenant, les prétentions pour le poste de Premier  ministre monopolisent l’actualité. Le Mapar aurait fixé son choix définitif sur Andry Rajoelina pour la fonction. Avec 49 députés, le Mapar est confiant d’être la majorité qui présentera le Premier ministre. La Constitution laisse entrevoir pourtant d’autres possibilités.  La mouvance Ravalomanana cherche aussi à avoir ce poste en se regroupant avec d’autres partis.  Les indépendants non plus ne veulent pas faire profil bas dans cette assemblée nationale où leur nombre n’est guère négligeable. Le ministère de l’Intérieur essaie de gérer, à son avantage sans doute, le capharnaüm.

Ouverture et réconciliation

                Les règles chères dans une démocratie sont rappelées. Pour qu’elle fonctionne normalement, majorité et opposition doivent exister. On défend l’idée que c’est la majorité qui compose le gouvernement. En d’autres termes, il n’y aura de place au gouvernement que pour ceux qui sont issus de la majorité. Mais cette théorie ne semble pas valoir dans les pays en voie de développement  où les programmes économiques de lutte contre la pauvreté des partis politiques sont convenus avec les bailleurs de fonds de Washington et de l’Union européenne. Ils se ressemblent tous à quelques nuances près.  Aussi, la composition du gouvernement ne résulte-t- il plus que de l’affinité, de l’efficacité  et de la compétence plutôt que de l’obédience idéologie du parti  comme dans les pays développés et riches. Il n’ya pas « de gauche ou de droite chez nous », a rappelé récemment un chef d’institution. Le gouvernement d’ouverture prôné par le président de la République Hery Rajaonarimampianina peut donc aisément voir le jour à travers cette philosophie   qui permet de choisir tout simplement de mettre les hommes qu’il faut à la place qu’il faut afin de gagner les batailles annoncées dans son discours d’investiture. Le président de la République cherche aussi à mettre en place un gouvernement de réconciliation nationale. Il ne peut par conséquent accepter de ne jouer qu’avec un camp politique. Il affirme être le Président de tous les malgaches, il nommera par conséquent le Premier ministrable qui sied le mieux à l’ouverture et à la réconciliation nationale pour reconstruire Madagascar dans le « fihavanana ».  Devant une telle vision, certains prétendants  au poste de Premier ministre  qui se regardent dans un miroir savent déjà qu’ils n’ont aucune chance de devenir le locataire du palais de Mahazoarivo.  Les critères posés sont rigoureux.  Le Président de la République est apparemment déterminé à les suivre pour le bien de la nation. Qui sera nommé Premier ministre ?  Nous sommes à quelques jours de la réponse.

Zo Rakotoseheno

Salon de l’Industrie : La 2e édition est lancée

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« Relance de l’Industrie nationale ». C’est le thème choisi pour le lancement de la 2e édition du Salon de l’Industrie de Madagascar qui se tiendra du 1 au 17 février prochain au palais des Sports à Mahamasina. Le syndicat des Industries de Madagascar organise ce salon en vue d’inciter tous les acteurs de développement à prendre part à cette relance. En effet, l’industrie est le secteur offrant les plus grandes opportunités en termes de croissance, de création d’emplois et de réduction de la pauvreté. Cet événement sera aussi le rendez-vous d’un grand nombre de professionnels du secteur industriel. Il y aura également une vitrine d’exposition de produits « Vita Malagasy ». En tout, le salon prévoit 250 stands d’exposition et 25 000 visiteurs sont attendus.

Navalona R.

Pour une réévaluation de 100 % de l’ariary

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Dans sa lettre ouverte au Président de la République, l’économiste anti-FMI, Jean Jacques Ratsietison propose une réévaluation de 100 % de la monnaie nationale

Les économistes sont unanimes pour dire que le 1er moteur de la croissance d’un pays est la consommation interne c’est-à-dire celle des ménages. Mais avez-vous déjà entendu un expert du FMI évoquer le problème du pouvoir d’achat dans un pays du 1/3 monde comme principal frein au développement alors que les populations de ces pays crèvent de faim ?

L’équation de la généralisation de l’extrême pauvreté à Madagascar est très simple :

Quand on dévalue la monnaie de 100 %, le pouvoir d’achat des 22 millions de Malgaches, est immédiatement amputé d’au moins 50 %. Si on procède à une autre dévaluation de 100 %, le pouvoir d’achat résiduel de 50 % se réduira à nouveau de moitié, et il en restera donc 25 % :

– quel ménage dont on a divisé le pouvoir d’achat par 4 pourrait encore faire face à ses dettes et à ses obligations financières et continuer à payer son logement ?

– Qui dans ces conditions serait toujours en mesure d’assumer normalement les besoins alimentaires de sa famille ou la scolarisation de ses enfants, et leur assurer les soins médicaux adéquats, ne serait-ce que ceux dits de base, en cas de maladie ?

Mais comme on n’en est pas resté à ces misérables 100 % suivi de 100 % que reste-t-il aux ménages et à tous les Malgaches après plus de 4 000  % de dévaluation cumulée sinon l’extrême pauvreté, la misère généralisée et la mort au quotidien.

Ce qu’il faut retenir  de cet exemple c’est que cette paupérisation est purement mécanique.

La corruption, l’insécurité, le fait que l’Etat n’ait pas les moyens d’investir dans les infrastructures etc. ne sont que les conséquences de la pauvreté :

– c’est purement mécanique et le résultat serait identique même si on avait tous les investisseurs et tous les financements qu’on voulait, parce que chaque ménage Malgache vit exclusivement avec l’argent et le pouvoir d’achat dont il dispose soit quasiment rien,

– c’est purement mécanique et après 4 000 % de dévaluation le résultat serait identique même pour un pays riche et industrialisé.

Les Etats-Unis et l’Europe ne sont pas compétitifs et de très loin vis-à-vis de l’Inde ou de la Chine, ils n’ont pas pour autant dévalué leurs monnaies par rapport à celles de ces deux pays.

Et tout au contraire, au lieu de dévaluer le dollar, les Etats-Unis demandent plutôt à la Chine de réévaluer le yuan.

Il est désormais temps de clamer haut et fort que la dévaluation directe ou sous ses autres formes, flottement ou MID (Marché Interbancaire des Devises), dans les proportions atteintes à Madagascar est un véritable instrument de mort.

Il est grand temps qu’on dise aux bailleurs de fonds qu’il faudrait être aveugle, idiot, ou criminel pour ne pas se rendre compte que cette dévaluation de plus de 4 000 % de l’ARIARY a déjà tué physiquement et directement des dizaines de milliers de Malgaches, exactement comme une arme de destruction massive sauf qu’elle n’agit pas de façon spectaculaire et instantanée.

Il est plus que temps qu’on leur dise que leur politique absurde planifie encore aujourd’hui la mort certaine tous les ans, de dizaines de milliers de Malgaches rendus mécaniquement incapables de se nourrir et de se soigner du jour au lendemain : des milliers de femmes, d’hommes et d’enfants destinés à alimenter les futures statistiques de mortalité du FMI.

Le FMI devrait  demander la suppression du MID car ce système oblige l’Etat Malgache à financer perpétuellement le déficit structurel de sa balance des paiements par de l’endettement stérile.

Car, dans ces conditions, ses statuts lui interdisent d’octroyer une quelconque aide financière à Madagascar sauf à la déguiser en aide budgétaire. S’ils persistent à dire que ce n’est pas le cas, je mets alors le FMI au défi de payer les fonctionnaires Malgaches ainsi que les fournisseurs locaux de l’Etat directement en dollars.

Soumettre la monnaie, non convertible par ailleurs, d’un pays ayant une balance des paiements structurellement déficitaire, à la loi de l’offre et de la demande, est une hérésie et équivaut à le pousser au suicide économique : le résultat pour Madagascar est éloquent.

Au nom du Peuple Malgache, je demande donc instamment au FMI :

–          d’exiger de l’Etat Malgache le respect de l’orthodoxie financière dans la gestion de ses Devises comme il le fait si bien pour le Budget de fonctionnement de l’Etat : dans les 2 cas, les dépenses doivent être à la mesure des recettes,

–          et d’en faire sa 1ère conditionnalité

Enfin, je voudrais partager avec vous cette définition du génocide qui m’a interpellé :

Le génocide est considéré par le droit international comme un crime, défini et condamné par la convention pour la prévention et la répression du crime de génocide, adoptée à l’unanimité par l’assemblée générale de l’O.N.U. le 9 décembre 1948.

Le génocide s’entend de l’un quelconque des actes cités par ladite Convention commis dans l’intention de détruire, en tout ou partie, un groupe national, ethnique, racial ou religieux comme tel, dont notamment l’acte de « soumission intentionnelle du groupe à des conditions d’existence devant entraîner sa destruction physique totale ou partielle »

Et la Convention de préciser «  peut être coupable de génocide aussi bien un particulier qu’un Etat (…) ».

Le MID soumet l’écrasante majorité de la population à des conditions d’existence la mettant directement sous la menace de la mort : les familles Malgaches ne mangent plus à leur faim, la malnutrition est généralisée et il est aujourd’hui strictement interdit à quiconque de tomber malade.

Alors Monsieur le Président de la République,

–          à la vérité des prix, j’oppose le droit à la vie de tous les Malgaches.

–          Au système suicidaire actuel, j’oppose la suppression du MID, l’application d’un taux de change fixe et une réévaluation de 100 % de l’ARIARY.

Avec un tel réajustement monétaire, on aura fait l’essentiel en supprimant l’origine mécanique de la paupérisation générale du pays tout en redonnant du pouvoir d’achat conséquent et quasi immédiat aux ménages, ce qui permettra la relance de l’économie, et en supprimant le MID, on élimine la principale source d’endettement stérile et sans fin du pays. Ce sont deux préalables incontournables pour sortir très rapidement le pays du désastre social et économique.

Les Malgaches vous appellent à l’aide Monsieur le Président de la République, vous aviez promis le renouveau alors écoutez votre Peuple.

Ratsietison Jean-Jacques

Economiste

Elysé Ratsiraka : « Pas d’ouverture »

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Décidément la nomination du Premier ministre focalise l’attention du simple citoyen en général et du politicien en particulier. Sur ce point, Elysé Ratsiraka a tenu une conférence de presse, hier, à Anosy pour exposer son point de vue. « Concernant le futur Premier ministre, cela devrait nous revenir. On a eu le plus grand nombre de députés élus démocratiquement ». Et d’apporter plus de précision, « notre souhait, c’est que le Premier ministre soit Andry Rajoelina. On attend sa réponse ». Mais, ce n’est pas un peu contraire à la règle non écrite qui fait état que lorsque le président est originaire des Hauts-plateaux, le PM devrait être issu des régions côtières. Par ailleurs, l’ancien ministre de l’Energie s’est également adressé à la communauté internationale, « je ne vois pas pourquoi la communauté internationale aurait encore son mot à dire». A propos du gouvernement, il pense qu’il ne devrait pas y avoir d’ouverture. « C’est dans les présidentielles qu’il y avait eu d’alliance mais non pas dans les législatives », a-t-il souligné.

Dominique R.