Elu officieusement dans la circonscription de Toliara I où il est arrivé premier, le candidat indépendant Siteny Randrianasoloniaiko aurait réussi à rassembler 84 députés issus du « Malagasy Miara-Miainga » (MMM), des Indépendants, de la mouvance Ravalomanana voire du Mapar. L’objectif de cette plate-forme qui s’est réunie et va encore se réunir ce jour dans un grand hôtel de la capitale, serait de former dans les travées de la future Assemblée nationale, un groupe de partis majoritaire qui proposerait alors le nom du Premier ministre, tel qu’il est prévu par l’article 54 de la Constitution.
80% des décès dus au cancer sont enregistrés dans les pays moins développés.
80% des décès dus au cancer sont enregistrés dans les pays moins développés.
Selon les explications des médecins, ce qui rend encore plus difficile la lutte contre le cancer est le fait que les malades du cancer ne consultent généralement les médecins que lorsque la maladie est à un stade avancé.
En 2012, le cancer a été considéré comme la première cause de mortalité dans le monde et les pays en voie de développement sont les plus concernés, selon le Rapport Mondial du Cancer 2014, recueilli par l’Union Malagasy Contre le Cancer, (UMACC). En effet, en 2012, l’on a constaté plus de 8 millions de morts dus au cancer au niveau mondial. En ce qui concerne Madagascar, l’on a rapporté que cette maladie encore considérée comme taboue pour la plupart des malgaches, est responsable de 60% du taux de mortalité. Dans ce sens, selon toujours cette association, les femmes de moins de 45 ans sont les plus vulnérables et la plupart d’entre elles sont à un stade avancé de la maladie. Malheureusement les traitements demeurent trop coûteux pour les Malgaches, si la maladie est confirmée. Rien que pour le dépistage, les dépenses sont déjà importantes. En fait, pour faire un scanner, il faut payer 250 000 Ar, et 800 000 Ar pour la résonance magnétique nucléaire. «Donc, au total, il faudrait trouver dans les 1 200 000 Ar rien que pour dépister la maladie. Et je ne pense pas que tous les malgaches soient capables de fournir tout cet argent», affirme le Pr. Alain Tehindrazanarivelo, du Service de Neurologie du CHU-Befelantanana. Une fois arrivé aux traitements, d’après les affirmations du Dr. Claudia Allegri, Vice-présidente de l’UMACC, il faudrait préparer et dépenser au moins aux alentours de 10 millions d’Ariary par patient. Pour espérer des résultats, il faudrait effectuer entre 6 et 10 cures de chimiothérapie, alors qu’une seule d’entre elles coûte aux environs de 1 million d’Ariary. Ce qui fait des énormes sommes d’argent à dépenser depuis le dépistage jusqu’aux traitements. C’est donc normal que la plupart des cancéreux essayent de trouver d’autres moyens pour contourner les traitements offerts par la médecine occidentale.
Plaidoyer. A noter que la journée mondiale de la lutte contre le cancer a été célébrée hier. Et c’est effectivement la date choisie par l’UMACC pour officialiser sa constitution et sa mise en place à Madagascar. Dans ce sens, celle-ci, présidée par Dinamalala Rajaobelison, a donné une conférence de presse hier, à l’hôtel Tana Plazza Analakely. Une occasion pour la présidente d’évoquer la nécessité de faire un plaidoyer auprès des dirigeants et des bailleurs de fonds, afin que ces derniers puissent enfin accorder une meilleure place à la lutte contre le cancer à Madagascar. Dans ce sens, l’UMACC évoque le besoin de mettre en place des solutions qu’elle juge pratiques, permettant de lutter contre ce fléau, notamment la révision du plan national de lutte contre la maladie pour le pays, la mise en place d’un programme de sensibilisation et de dépistage, et enfin, la présentation de vaccination. Ainsi, les missions de l’UMACC pendant les années à venir s’alignent avec ses solutions, par les sensibilisations, les dépistages, et la mise en place d’un programme d’accompagnement, dont l’objectif est d’apporter sa contribution dans la grande lutte contre le cancer à Madagascar.
LA SPAT se conforme de plus en plus aux normes internationales en vigueur
« Améliorer encore les réalisations à partir des installations rénovées et des nouvelles constructions pour se conformer davantage aux normes des ports internationaux et faire face aux exigence de la sécurité internationale sont, entre autres nos objectifs actuels. Dès le début de l’année 2013, l’autorité portuaire représentant l’Etat Malagasy a lancé les travaux les plus urgents d’extension de sa capacité actuelle. En tout, l’objet est de répondre aux attentes des clients, des partenaires publics – commerciaux ou sociaux» C’est ce que Avellin Christian Eddy, Directeur Général de la SPAT (Société du Port Autonome de Toamasina) a lancé, la semaine dernière, lors d’une soirée récréative, qui a marqué le nouvel an, au Foyer Social du port de Toamasina. Une occasion également saisie pour retracer les travaux d’urgences entrepris au cours de l’année écoulée. « Les réhabilitations, les rénovations et les constructions sont entreprises pour la modernisation du Port de Toamasina pour rehausser d’un cran le niveau des ports de l’Océan indien et de l’Afrique de l’Est », a rajouté le directeur général de la SPAT.
Fonds propres. Signalons que trois aménagements touchant le poste de contrôle des marchandises, le site scanner et terre-pleins pour le stockage des conteneurs et un nouveau site de stockage de chromite ont été entrepris durant l’année 2013. Les travaux qui ont déjà fait l’objet d’une réception provisoire et ont été financés sur fonds propres de l’autorité portuaire malgré la situation de crise qui prévaut dans le pays depuis ces cinq dernières années. En matière d’actions sociales, la SPAT a financé les travaux de rénovation de l’Hôtel de Ville du Grand Port avec la dotation en mobiliers de bureau et matériels informatiques nécessaires à la mise aux normes de ce bâtiment administratif qui fait actuellement la fierté de la ville de Toamasina. Et sur demande de la commune urbaine de Toamasina, des travaux de réfection de cinq rues dans la ville ont été entrepris pour l’embellissement de Toamasina en tant que ville d’implantation du port.
Modernisation. Le plan social n’est pas en reste puisque le personnel a bénéficié d’aides et de prêts scolaires, ainsi que de primes de fin d’année. En parallèle, la grille indiciaire et la grille des emplois ont été réajustées. C’est dire que la modernisation est au beau fixe au sein de la SPAT qui pratique la politique salariale des ports internationaux. « Au plus profond de nous-mêmes, nous espérons que les élections présidentielles et législatives aboutiront à un pouvoir fort qui engagera dans le redressement du pays et son développement. Et si tel est le cas, 2014 sera une année charnière dans tous les domaines politique, social et économique. Pour les opérateurs, sur lesquels reposent la lourde responsabilité du décollage économique, il va falloir quintupler les efforts puisqu’ils auront à rattraper cinq années perdues. Cinq précieuses années pendant lesquelles le monde a avancé sans eux », a conclu Avellin Christian Eddy Directeur Général de la SPAT.
L’équipe de la CNaPS Sports s’envolera pour Maputo, demain. (Photo d’archives)
L’équipe de la CNaPS Sports s’envolera pour Maputo, demain. (Photo d’archives)
La CNaPS Sports fera cap, ce jeudi, vers Maputo dans le cadre des préliminaires de la Ligue des champions d’Afrique. Un déplacement certes difficile mais pas impossible.
Le match de la Ligue des champions d’Afrique entre les Mozambicains de la Liga Desportivo Muculmana et la CNaPS Sports aura lieu vendredi prochain.
Tranchante. Un rendez-vous pris très au sérieux par la CNaPS Sports qui va tout faire pour ramener la victoire et si possible avec les trois buts comme l’a si bien demandé le DG de la CNaPS, Rabekoto Raoul. Un objectif qui, il l’a dit, est tout à fait possible dans la mesure où l’équipe n’a jamais été aussi tranchante qu’en ce moment comme en témoignent les scores-fleuves de ces dernières semaines contre la sélection majungaise.
« Nous avons mis tous les moyens à la disposition de l’équipe », cite encore Rabekoto Raoul en envoyant sa troupe, toute sa troupe, à Mahajanga dans l’unique but de s’adapter au climat mozambicain.
Le Muculmana aura donc tort de penser que les joueurs de la CNaPS ne pourront pas s’adapter à la chaleur de Maputo.
Une armée. Et ce n’est pas tout, car dans le souci de mettre toutes les chances de son côté, la CNaPS a pu trouver un vol direct Tana-Maputo en moins fatiguant et pourra répartir le samedi d’après. Une très bonne chose en fait, car cela signifie que les deux équipes partent pratiquement à chances égales.
Reste le public mozambicain mais sur ce chapitre, la CNaPS Sports a tout pour se forger un moral d’acier puisque outre les 24 joueurs et tout le staff technique incluant les entraîneurs et préparateur physique notamment Titi Rasoanaivo, l’Espagnol Gonzalo, Rado Rasoanaivo, Rafa Rakotohasimbola sans oublier le Dr Mihaja, il y aura aussi dans la délégation le Président du club, le Dr Ratovo, ainsi que le Directeur des Ressources Humaines, Raobijaona, sans oublier le bouillant président de l’Amicale de la CNaPS, Tex Randriamanantena.
Bref toute une armée à laquelle s’ajoutent des journalistes de la TVM et de la RNM et même d’autres supporters connus surtout pour leur dévouement envers le club. En clair, du beau monde chargé d’offrir un environnement de premier choix aux joueurs. De quoi rendre tout le monde confiant…
Le quotidien « Midi Madagasikara » a été particulièrement cité lors du Conseil de gouvernement d’hier. La raison en est que notre journal a publié dans l’édition du 3 février 2014 un article intitulé « Raharaha grenady : Nalain’ny kômandô an’ny RFI tao Antanimora ireo namany ». Le contenu de cet article a fait l’objet hier d’une communication verbale du ministre des Forces Armées qui a parlé de « fausse nouvelle ». Suite à cette communication verbale durant laquelle le Général de Corps d’Armée Lucien Rakotoarimasy a interpellé son collègue de la Communication Harry Laurent Rahajason pour que celui-ci prenne ses responsabilités en vue d’action pénale contre « Midi ». Ce dernier a fait parvenir hier au journal un communiqué de presse intitulé « Publication de fausse nouvelle ». Pour prouver notre bonne foi dans la recherche de la vérité, nous publions intégralement en page 23 le communiqué du ministère de la Justice y afférent. Toujours dans la recherche de cette vérité, à rappeler que « Midi Madagasikara » a rapporté dans son édition du 31 janvier 2014 les propos du ministre des Forces Armées sur la présence du chef de corps du 1er RFI au tribunal d’Anosy lors du déferrement de ses éléments.
Paix publique ? Chose curieuse, un ministre qui n’a aucune chance d’être reconduit dans le futur gouvernement d’union nationale est allé jusqu’à citer devant le Conseil le nom d’un journaliste de la rédaction qui n’est pourtant pas l’auteur de l’article incriminé. Aurait-il une haine personnelle contre notre journaliste ? Deux membres du gouvernement ont fait un rappel à l’ordre en mettant l’accent sur la nécessité d’égalité de traitement de tous les organes de presse. Allusion entre autres à une station de radio privée qui a pu rouvrir ses antennes en diffusant des chroniques politiques portant atteinte à la paix publique alors qu’une décision judiciaire a ordonné sa fermeture. En tout cas, force est de constater que le premier mois de la Présidence de Hery Rajaonarimampianina est marqué par une intention de poursuivre devant la justice le journal « Midi Madagasikara » qui n’est pas le seul à avoir publié les informations en question. Pour bon nombre d’observateurs, certains membres du gouvernement qui sont déjà démissionnaires et qui n’expédient que les affaires courantes auraient l’intention de glisser une peau de banane sous les pieds du nouveau président qui veut visiblement rompre avec les mauvaises pratiques de la transition.
Lalao Ravalomanana, porteuse du message de l’ancien président qui attend son retour au pays.
Lalao Ravalomanana, porteuse du message de l’ancien président qui attend son retour au pays.
Il n’y a plus de doute. C’est son épouse en personne qui a affirmé que l’ancien président reconnaît l’élection du nouveau président de la République.
Moins d’une semaine après son départ, Lalao Ravalomanana est rentrée au pays de l’Afrique du Sud. C’était hier. Elle était accompagnée de Guergena Ravalomanana, l’épouse de Josoa. A son arrivée à l’aéroport d’Ivato, l’épouse de l’ancien président a répondu aux questions des journalistes sur son séjour en Afrique du Sud et la position de son mari par rapport à l’évolution de la situation actuelle. « Ça lui convient parfaitement. C’est la réalité, il faut s’y plier », a-t-elle précisé sur la position de l’ancien président par rapport à l’élection de Hery Rajaonarimampianina. Quant au retour de Marc Ravalomanana au pays, l’ancienne Première Dame s’est contentée de répondre qu’elle va s’en remettre à Dieu. Contrairement à ce qui lui était arrivée le 27 juillet 2012, le retour de l’épouse de l’ancien président n’a fait l’objet d’aucun incident hier à l’aéroport d’Ivato. Elle a pu quitter le territoire national tranquillement et voilà hier, elle a pu rentrer sans être inquiétée.
Gouvernement d’union. La réconciliation nationale a commencé avec la décision du nouveau président d’avoir laissé circuler librement les membres de la famille de Marc Ravalomanana. Cette réconciliation nationale ne s’arrêtera pas là. Elle sera reflétée selon les propos du nouveau président à son retour d’Addis-Abeba dans la composition du futur gouvernement qui sera un gouvernement d’union nationale. D’après nos sources, la Mouvance de l’ancien président aurait cinq ou six ministres dans la nouvelle équipe gouvernementale. Bon nombre d’observateurs soutiennent que le futur premier ministre devrait être une personnalité issue de la Mouvance Ravalomanana s’il faut un véritable gouvernement d’union et d’ouverture. En tout cas, le nouveau gouvernement serait là au début du mois de mars.
La CNaPS et le ministère de la Fonction Publique ont organisé un séminaire portant sur la protection sociale, l’hygiène et la sécurité au travail. Ainsi, depuis le 10 janvier, 49 élèves contrôleurs de travail en première année à l’INFA ont bénéficié de cette formation qui s’est achevée le 31 janvier dernier. Après 4 séances de formation, les bénéficiaires ont reçu un certificat de la part de la CNaPS. Ces derniers ont été formés par Charles Emilson Randrianarijaona, du Service d’Action Sanitaire et Sociale de la CNaPS. Après cette formation, ces élèves-contrôleurs de travail issus de la 26e promotion baptisée MAFI ou “Meilleur Avenir pour les Fonctionnaires Intègres” vont continuer leurs études auprès de l’INFA à Androhibe. Après 2 ans d’études ils recevront leur diplôme d’Etat. Les contrôleurs de travail aident les inspecteurs de travail durant leur descente sur terrain. Ils font des inspections auprès des entreprises afin de constater si les employeurs respectent les lois sociales en vigueur. Tous les employeurs qui violent les règles vont en prison et leurs établissements sont fermés.
Les soldats sortis de la maison centrale d’Antanimora via un ordre d’élargissement sont actuellement consignés aux camps du 1er Régiment de la Force d’Intervention. L’information vient de source proche des forces de l’ordre. Au nombre de cinq selon la direction de la communication du ministère de la Justice, ils ont bénéficié d’une liberté provisoire en attendant leur procès que d’autres sources judiciaires indiquent, pour le 10 février prochain. Le ministère persiste et signe, tout comme les responsables carcéraux, qu’il n’y avait jamais eu de commando du 1er RFI venus à Antanimora pour récupérer les leurs. Une manière pour eux de souligner que la sortie des soldats à la maison centrale s’est faite en toute normalité. Il n’y avait ni utilisation de la force ni harcèlement, la décision judiciaire a été exécutée comme elle se devait, avance-t-on.
Des candidats aux Législatives s’inquiètent sur l’intégrité de certains membres de la CES.
Des candidats aux Législatives s’inquiètent sur l’intégrité de certains membres de la CES.
Bien qu’il ne soit plus susceptible d’aucun recours, le verdict de la CES sur les Législatives de 20 décembre ferait l’objet des dénonciations et des critiques de la part des victimes.
Une source digne de foi a permis de savoir que la Cour Electorale Spéciale aurait annulé hier l’élection législative dans le district d’Antalaha. Election remportée haut la main par l’opérateur économique Laisoa Jean Pierre dit « Jaovato » avec 30,28% des voix contre 10,57% pour le deuxième de la course. D’après nos sources, la cause de cette annulation ne serait d’ordre technique, mais politique car des informations recueillies auprès de la CENI-T, l’élection législative dans le district d’Antalaha ne figure pas parmi les cas qui faisaient l’objet d’inquiétudes à cause des fraudes ou d’anomalies. 5 autres districts ne seraient pas l’abri d’annulation par la CES, à savoir Marovoay, Vohipeno, Ambilobe, Antsirabe I, Belo-sur-Tsiribihina et Ambositra. D’après une source auprès de la CENI-T, on n’a pas constaté de fraudes et d’anomalies dans certains de ces districts. Par contre, des candidats ont dénoncé ces fraudes et ces anomalies surtout dans les districts de Marovoay, d’Antsirabe I et de Belo-sur-Tsiribihina.
Des surprises ? En tout cas, la Cour Electorale Spéciale proclamera jeudi le 06 février son verdict sur les Législatives de 20 décembre. Elle annoncera en même temps le calendrier des Législatives partielles suite à ses décisions d’annulation. Les nouveaux députés se réuniraient en session spéciale le mardi 18 février pour élire le président de la nouvelle Assemblée nationale et constituer le bureau permanent. D’après les bruits qui courent, des surprises auraient lieu ce jeudi à Ambohidahy. Mais, de quelles surprises s’agit-t-il ? La Cour Electorale Spéciale présidée par le magistrat François Rakotozafy a été instituée pour créer des surprises ? Bon nombre de candidats s’inquiètent sur la démarche d’Ambohidahy dans le traitement des dossiers relatifs aux Législatives de 20 décembre. Certains candidats n’ont pas caché leurs inquiétudes à la communauté internationale. Raison pour laquelle cette dernière surveille de près actuellement les travaux de la Cour.