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dimanche, octobre 18, 2026
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Tiakaly Food Festival 3.0 : Deux jours pour voyager à travers les saveurs du monde

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Tiakaly, l’initiateur de l’événement, Andy d’Okalou Event ainsi que les partenaires du festival face à la presse hier.
Tiakaly, l’initiateur de l’événement, Andy d’Okalou Event ainsi que les partenaires du festival face à la presse hier.

Le Tiakaly Food Festival revient pour une troisième édition et s’annonce plus généreux que jamais. Les 29 et 30 août prochains, le Rayim Building, sis dans l’enceinte de Sodiama Ankorondrano, accueillera ce rendez-vous culinaire devenu incontournable. Cette année, le thème du « Grand Voyage Culinaire » invite les visiteurs à parcourir les saveurs de plus de quinze pays, réunies en un seul lieu. 

Ce qui rend ce festival unique, c’est la sélection des enseignes. Tsiory, alias Tiakaly, célèbre pour faire découvrir des bons plans culinaires sur les réseaux sociaux, a lui-même goûté chacune des spécialités proposées par les quarante stands présents. Chaque participant a été validé avant d’intégrer la programmation, garantissant une expérience authentique et cohérente. On pourra ainsi voyager des épices asiatiques aux douceurs européennes, en passant par des classiques africains et américains, sans quitter la capitale. 

Autre évolution marquante : le festival s’étend désormais sur deux jours. Jadis concentré sur une seule journée, il devient une véritable célébration prolongée de la gastronomie et du partage. En plus des stands de restauration, les visiteurs trouveront des espaces dédiés aux jeux de société et aux activités pour petits et grands, renforçant l’esprit convivial de l’événement. 

Mais la Grande Tablée reste l’un des moments phares. Autour d’une immense table, les convives pourront déguster les plats de quinze stands sélectionnés, dans une ambiance chaleureuse. Cette formule inclut des dégustations gratuites et une participation à une tombola, entre autres, une exclusivité qui illustre parfaitement la philosophie du festival : faire voyager les papilles tout en créant des instants de partage. 

Co-organisée par la page Tiakaly et OKALOU Event, la troisième édition du Tiakaly Food Festival ne se limite pas à la gastronomie. Animations musicales, activités familiales et atmosphère festive viendront compléter l’expérience. Avec des billets accessibles en prévente et une programmation pensée pour chaque génération, cette édition s’impose comme un rendez-vous incontournable de la scène culturelle et culinaire malgache. 

Hanitra Andria

Amoron’i Mania : La filière orge en grand danger

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Sans des mesures d’urgence, la filière orge qui a toujours fait l’économie de l’Amoron’i Mania risque de péricliter.
Sans des mesures d’urgence, la filière orge qui a toujours fait l’économie de l’Amoron’i Mania risque de péricliter.

Activité économique essentielle pour les habitants de la commune rurale d’Anjoma Manandriana, district de Manandriana dans la région Amoron’i Mania, la culture de l’orge risque tout simplement de disparaître si des mesures d’urgence ne sont pas prises par les autorités.

Au grand dam des paysans qui ont décidé de lancer un appel aux plus hautes autorités du pays pour sauver ce qui peut encore l’être.

Détresse

« Nous demandons au président de la République et aux représentants du peuple d’examiner de près notre situation et de prendre les mesures qui s’imposent pour sauver la filière orge, car c’est notre principal moyen de subsistance », cette déclaration de Isabelle Razoeliarisoa, agricultrice opérant dans ce secteur, résume la détresse de ces paysans d’Anjoma Manandriana. Un cri d’alarme qui dépasse largement le cadre d’une simple activité agricole. Depuis près de trois décennies, la culture de l’orge constitue en effet le principal moyen de subsistance d’une grande partie de la population locale. Fenonantenaina Honoré Patrick, maire de la commune d’Anjoma Manandriana, rappelle que la culture de l’orge y a débuté en 1996. « Trente ans plus tard, cette activité demeure au cœur de l’économie locale », explique-t-il, en précisant qu’aujourd’hui encore près de 90% de la population vit de la culture de l’orge. Malheureusement, la donne pourrait changer en raison des difficultés que rencontre la filière, notamment en raison de la fiscalité.

Réduction des superficies

Selon les témoignages des producteurs, la superficie consacrée à l’orge aurait fortement diminué, pour ne représenter désormais qu’environ 1 600 hectares, et la filière ne compterait plus que quelque 15 000 producteurs à Madagascar en 2026, contre 20 000 en 2025. En somme, en seulement une année, 5 000 producteurs auraient ainsi quitté la filière. Et la situation pourrait encore empirer si aucune solution n’est apportée. Sur le terrain, cette baisse se traduit directement par une réduction des superficies cultivées. Producteur d’orge à Anjoma Manandriana, Andriamangazafy Mamy Rolland témoigne de la difficulté croissante à maintenir son activité. « Avant, je totalisais 30 ares de culture d’orge, aujourd’hui je n’en suis plus qu’à 10 ares. Auparavant, je cultivais 30 ares. Aujourd’hui, je suis obligé de réduire ma superficie à 10 ares et ma production a fortement chuté », confie-t-il.

Source de revenus

Pour ces agriculteurs, la situation est d’autant plus préoccupante que l’orge ne constitue pas une simple culture de contre-saison. Elle représente une véritable source de revenus permettant aux familles de se nourrir, de se soigner et surtout de financer la scolarisation des enfants. « La culture de l’orge est notre principale activité, toute notre vie en dépend, car c’est grâce à cette activité que j’ai notamment pu élever et scolariser mes enfants », explique Isabelle Razoeliarisoa, qui se demande comment elle va faire pour subvenir aux besoins de sa famille, surtout en cette période de rentrée scolaire. Au-delà de la baisse des revenus des exploitants, les producteurs redoutent désormais des conséquences plus larges sur la vie sociale dans les zones rurales. La disparition progressive des moyens de subsistance pourrait notamment accentuer la précarité et favoriser une résurgence de l’insécurité dans les zones rurales. « Nous craignons particulièrement la prolifération des actes de banditisme dans notre commune, pourtant connue jusqu’ici pour le calme qui y règne », déplore Andriamangazafy Mamy Rolland, un autre producteur d’orge. Pour les producteurs, la question de l’orge dépasse donc désormais le seul enjeu agricole. Elle touche directement à l’emploi rural, aux revenus des ménages, à la scolarisation des enfants et à la stabilité sociale des communautés qui dépendent de cette filière. La balle est dans le camp des autorités de la Refondation, qui ont aussi intérêt à ce que le vent du renouveau souffle dans ce secteur vital pour l’économie locale, régionale et même nationale.

R.Edmond

Nécrologie du 21 août 2026

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Gret dans la région Androy : De l’urgence humanitaire à la résilience durable

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Dans l’extrême sud de Madagascar, la région Androy subit des sécheresses récurrentes et une pression croissante liée au changement climatique. Avec un taux de pauvreté de 91%, cette situation aggrave l’insécurité alimentaire et nutritionnelle chronique des communautés rurales, faisant de l’Androy l’une des régions les plus vulnérables du pays.

Depuis plusieurs décennies, de nombreuses interventions d’urgence ont permis de répondre aux besoins essentiels des populations. Pourtant, les réponses exclusivement humanitaires montrent leurs limites : si elles sauvent des vies à court terme, elles ne suffisent pas à briser le cercle de la vulnérabilité. Présent dans la région depuis le début des années 2000, le Gret a progressivement renforcé son action en articulant urgence et développement. Depuis 2018, cette approche intégrée se déploie à travers les phases du programme Aide alimentaire, soutenu par le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères.

Soutenir les systèmes agricoles locaux

Dans ces zones rurales, la période de soudure reste critique : les stocks s’épuisent et les ressources diminuent. Des distributions ciblées de céréales et de légumineuses couvrent alors 30% des besoins alimentaires des ménages. En parallèle, le Gret renforce les systèmes agricoles locaux. Pendant la saison des pluies, des semences adaptées, fournies par la CTAS, sont distribuées. Dans les zones mieux pourvues en eau, les femmes sont accompagnées dans le maraîchage ou la riziculture de bas-fonds. Ces pratiques améliorent l’alimentation familiale et génèrent des revenus complémentaires. À Afomarolahy, Sija Fihamina, agricultrice, témoigne : « Avant, il nous arrivait de ne pas manger à notre faim. Aujourd’hui, nous consommons ce que nous produisons et je peux vendre le surplus. Cela me permet de payer la scolarité de mes enfants et d’acheter des médicaments en cas de besoin ». À travers ces initiatives, l’économie rurale locale se consolide progressivement.

Renforcer les capacités économiques des communautés

Le développement rural passe aussi par l’accès à des mécanismes financiers adaptés. Dans les communes d’intervention, des Associations villageoises d’épargne et de crédit (AVEC) structurent l’épargne communautaire. Les membres épargnent collectivement et accèdent à des crédits pour leurs activités. « Grâce au groupe d’épargne, nous pouvons faire des prêts pour développer nos activités maraîchères, puis vendre nos produits. Cela nous permet de subvenir à nos besoins et de réinvestir une partie de ce que nous gagnons », explique Sahondra Claire, habitante d’Andaivozaky, Antanimora. Au-delà de l’appui financier, ces associations renforcent la solidarité et la capacité des communautés à faire face aux aléas.

Une approche intégrée au service des territoires ruraux

Dans l’Androy, le développement rural ne peut se concevoir sans une articulation étroite entre réponses immédiates et investissements de long terme. « Cette approche permet de répondre aux urgences tout en renforçant progressivement l’autonomie des ménages », souligne Talilisoa Monja, responsable des opérations du Gret dans la région. Les actions intègrent nutrition, éducation et égalité de genre. Des potagers scolaires pilotes sensibilisent les enfants aux bonnes pratiques alimentaires, tandis que des « hommes relais » promeuvent l’égalité de genre et améliorent les pratiques nutritionnelles au sein des ménages. Doté d’un financement de 750 000 euros, le projet d’aide alimentaire est soutenu par le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères (MEAE), via le Service de coopération et d’action culturelle (SCAC) de l’ambassade de France à Madagascar. Les chiffres clés. Plus de 7 000 personnes sensibilisées aux bonnes pratiques nutritionnelles. Plus de 1 700 ménages ayant bénéficié de distributions de céréales et de légumineuses pendant la soudure. Plus de 4 000 personnes accompagnées dans le renforcement de la résilience et de l’autonomie alimentaire. Plus de 7 tonnes de semences vivrières distribuées. Dix-neuf Associations villageoises d’épargne et de crédit créées dans quatre communes.

Aide alimentaire

Dans cinq communes de l’Androy (Ambovombe, Ambonaivo, Ambinany, Antanimora et Jafaro), l’insécurité alimentaire atteint des niveaux alarmants. En 2025, près de 40% de la population d’Ambovombe se trouve en phase de crise alimentaire (IPC 3), avec 27% des enfants de moins de cinq ans souffrant de malnutrition aiguë globale. Les inégalités de genre, les mariages précoces et la faible autonomie économique des femmes accentuent cette vulnérabilité. Le projet Aide alimentaire 8, mis en œuvre par le Gret dans le cadre de la phase 8 de l’Initiative française pour la sécurité alimentaire et la nutrition (IFSAN), combine prévention, assistance, éducation et résilience, dans une approche sensible au genre et au climat. Il œuvre sur trois volets. Pour la nutrition des 1 000 jours, 1 600 ménages vulnérables reçoivent des rations alimentaires et des semences pendant la soudure ; 800 enfants souffrant de malnutrition aiguë modérée sont pris en charge avec des farines fortifiées et un suivi post-guérison. Cent agents communautaires et 28 hommes relais mènent des sensibilisations sur la nutrition materno-infantile, l’allaitement et les droits et la santé sexuels et reproductifs. Pour la nutrition scolaire, des collations fortifiées sont fournies à 2 000 élèves dans 16 écoles communautaires et trois potagers scolaires pilotes sont installés. Quarante-huit enseignantes sont formées sur la nutrition, le genre et le climat. Pour la résilience économique, 1 400 ménages sont appuyés dans des activités génératrices de revenus et la création de groupes d’épargne, tout en promouvant les pratiques agroécologiques et le lien agriculture-nutrition. Les principales étapes comprennent un diagnostic participatif, des actions immédiates de soutien nutritionnel, un accompagnement au changement de pratiques avec une forte implication des hommes, un renforcement durable de l’autonomie économique des ménages – notamment des femmes – et une intégration du nexus urgence-développement en collaboration avec les acteurs locaux (CTAS, Nutri’zaza).

Résultats attendus

Environ 45 000 personnes directement concernées, dont 10 000 femmes enceintes et allaitantes et 4 000 enfants de moins de deux ans. Les enfants de moins de deux ans et les femmes enceintes ou allaitantes ont un meilleur accès à une alimentation adaptée et à des services de prévention. Les enfants d’âge scolaire bénéficient d’une meilleure alimentation et de connaissances renforcées. Les ménages vulnérables renforcent leur autonomie alimentaire et économique et adoptent des pratiques durables favorables à la nutrition. Présent à Madagascar depuis 1988, le Gret est une ONG internationale de développement solidaire qui agit depuis près de cinquante ans, du terrain au politique, pour lutter contre la pauvreté et les inégalités.

Dossier recueilli par Heriniaina Samson

Bruno Fuchs, député français : « Il ne faut pas que la Russie profite de sa présence pour dénigrer un partenaire historique »

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Bruno Fuchs a tenu la conférence de presse, hier, à l’ambassade française.
Bruno Fuchs a tenu la conférence de presse, hier, à l’ambassade française.

Neuf mois après le basculement d’octobre 2025, Paris observe Madagascar, prend la température et cherche visiblement à redéfinir les contours d’une relation qui n’est plus à sens unique.

Après une semaine de déplacement à Madagascar, Bruno Fuchs, président de la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale française, plaide pour une coopération davantage tournée vers les besoins de la population, tout en assumant le rapprochement d’Antananarivo avec Moscou. « Il faut un partenariat intelligent, efficace et utile », a martelé hier le député français face à la presse, dans les locaux de l’ambassade de France à Ambatomena. Pour lui, la relation entre les deux pays ne peut plus se résumer à une proximité historique. Elle doit produire des résultats concrets. Cette visite, la deuxième de Bruno Fuchs à Madagascar en 2026 après celle de novembre 2025, avait notamment pour objectif d’évaluer l’état du partenariat franco-malgache depuis les bouleversements politiques d’octobre 2025.

Durant une semaine, le président de la commission des Affaires étrangères a rencontré le chef de l’État, des ministres, des dirigeants d’entreprise ainsi que des employés engagés dans différents projets de développement. Santé, investissements, assainissement : sur le terrain, le parlementaire français dit avoir mesuré les attentes. « Les personnes que j’ai rencontrées attendent beaucoup de la France », a-t-il souligné. Mais derrière cette attente, il pointe aussi une faiblesse, notamment la lenteur dans la mise en œuvre. « Après neuf mois, il y a des choses à améliorer ; par exemple, la capacité à mettre en œuvre les projets est assez longue à Madagascar », a-t-il constaté.

Le rapprochement entre Madagascar et la Russie était l’un des sujets sensibles de cette visite. Bruno Fuchs ne cherche pas à le minimiser. Il affirme même qu’il faut désormais que la France s’y habitue. « Sur le principe, je n’ai aucun problème avec le rapprochement avec Moscou, il faut que la France s’habitue à ça », a-t-il déclaré. Une position qui tranche avec toute tentation de voir Madagascar choisir un camp. Pour le député français, aucun partenaire ne peut, à lui seul, répondre à l’ensemble des besoins d’un pays. « Aucun partenariat exclusif n’est en mesure de fournir les besoins de développement d’un pays », a-t-il estimé. La limite, selon lui, apparaît lorsque la concurrence devient politique. « Là où il y a problème, c’est quand un partenaire n’utilise pas les mêmes règles du jeu, qu’il cherche à vous dénigrer », a-t-il ajouté. Une mise en garde adressée implicitement à Moscou. « Il ne faut pas que la Russie profite de sa présence à Madagascar pour dénigrer un partenariat historique de Madagascar », a-t-il insisté.

Anti-français. Bruno Fuchs estime par ailleurs que Madagascar ne connaît pas la même dynamique de rejet de la France, observée dans certains pays du Sahel. « Je ne trouve pas de sentiment anti-français à Madagascar », a-t-il affirmé, tout en évoquant les situations vécues dans d’autres pays africains. Pour le parlementaire, la relation franco-malgache conserve donc un socle sur lequel il est possible de reconstruire. Mais cette relation devra être adaptée aux nouvelles réalités géopolitiques. « Il faut créer un projet politique fort entre l’Europe et l’Afrique pour faire face au bloc Amérique et Asie », a-t-il lancé. Au-delà de la rivalité d’influence entre puissances, Bruno Fuchs veut remettre la population au centre du partenariat. « Le partenariat avec Madagascar devrait être conduit de façon que le partenariat profite à la population », a-t-il déclaré.

Même logique pour les ressources du pays. Madagascar dispose, selon lui, d’un potentiel considérable, mais celui-ci doit être mieux orienté vers les besoins sociaux et économiques. « Madagascar est un pays très riche, il faut que ces richesses soient investies suivant les besoins de la population », a-t-il souligné. Paris ne réclame pas l’exclusivité, mais entend préserver sa place. Moscou peut avancer, mais « sans transformer sa présence en offensive contre la France », selon le député français. Et surtout, les partenariats doivent désormais être jugés à l’aune de leur impact concret sur la population. Bruno Fuchs a enfin pris soin de relativiser la portée institutionnelle de son déplacement. « Je ne représente pas la France », a-t-il précisé. « Je ne suis pas un émissaire ni un envoyé spécial. »

Rija R.

Bruno Fuchs, député français : « Il ne faut pas que la Russie profite de sa présence pour dénigrer un partenaire historique »

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Bruno Fuchs a tenu la conférence de presse, hier, à l’ambassade française.
Bruno Fuchs a tenu la conférence de presse, hier, à l’ambassade française.

Neuf mois après le basculement d’octobre 2025, Paris observe Madagascar, prend la température et cherche visiblement à redéfinir les contours d’une relation qui n’est plus à sens unique.

Après une semaine de déplacement à Madagascar, Bruno Fuchs, président de la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale française, plaide pour une coopération davantage tournée vers les besoins de la population, tout en assumant le rapprochement d’Antananarivo avec Moscou. « Il faut un partenariat intelligent, efficace et utile », a martelé hier le député français face à la presse, dans les locaux de l’ambassade de France à Ambatomena. Pour lui, la relation entre les deux pays ne peut plus se résumer à une proximité historique. Elle doit produire des résultats concrets. Cette visite, la deuxième de Bruno Fuchs à Madagascar en 2026 après celle de novembre 2025, avait notamment pour objectif d’évaluer l’état du partenariat franco-malgache depuis les bouleversements politiques d’octobre 2025.

Durant une semaine, le président de la commission des Affaires étrangères a rencontré le chef de l’État, des ministres, des dirigeants d’entreprise ainsi que des employés engagés dans différents projets de développement. Santé, investissements, assainissement : sur le terrain, le parlementaire français dit avoir mesuré les attentes. « Les personnes que j’ai rencontrées attendent beaucoup de la France », a-t-il souligné. Mais derrière cette attente, il pointe aussi une faiblesse, notamment la lenteur dans la mise en œuvre. « Après neuf mois, il y a des choses à améliorer ; par exemple, la capacité à mettre en œuvre les projets est assez longue à Madagascar », a-t-il constaté.

Le rapprochement entre Madagascar et la Russie était l’un des sujets sensibles de cette visite. Bruno Fuchs ne cherche pas à le minimiser. Il affirme même qu’il faut désormais que la France s’y habitue. « Sur le principe, je n’ai aucun problème avec le rapprochement avec Moscou, il faut que la France s’habitue à ça », a-t-il déclaré. Une position qui tranche avec toute tentation de voir Madagascar choisir un camp. Pour le député français, aucun partenaire ne peut, à lui seul, répondre à l’ensemble des besoins d’un pays. « Aucun partenariat exclusif n’est en mesure de fournir les besoins de développement d’un pays », a-t-il estimé. La limite, selon lui, apparaît lorsque la concurrence devient politique. « Là où il y a problème, c’est quand un partenaire n’utilise pas les mêmes règles du jeu, qu’il cherche à vous dénigrer », a-t-il ajouté. Une mise en garde adressée implicitement à Moscou. « Il ne faut pas que la Russie profite de sa présence à Madagascar pour dénigrer un partenariat historique de Madagascar », a-t-il insisté.

Anti-français. Bruno Fuchs estime par ailleurs que Madagascar ne connaît pas la même dynamique de rejet de la France, observée dans certains pays du Sahel. « Je ne trouve pas de sentiment anti-français à Madagascar », a-t-il affirmé, tout en évoquant les situations vécues dans d’autres pays africains. Pour le parlementaire, la relation franco-malgache conserve donc un socle sur lequel il est possible de reconstruire. Mais cette relation devra être adaptée aux nouvelles réalités géopolitiques. « Il faut créer un projet politique fort entre l’Europe et l’Afrique pour faire face au bloc Amérique et Asie », a-t-il lancé. Au-delà de la rivalité d’influence entre puissances, Bruno Fuchs veut remettre la population au centre du partenariat. « Le partenariat avec Madagascar devrait être conduit de façon que le partenariat profite à la population », a-t-il déclaré.

Même logique pour les ressources du pays. Madagascar dispose, selon lui, d’un potentiel considérable, mais celui-ci doit être mieux orienté vers les besoins sociaux et économiques. « Madagascar est un pays très riche, il faut que ces richesses soient investies suivant les besoins de la population », a-t-il souligné. Paris ne réclame pas l’exclusivité, mais entend préserver sa place. Moscou peut avancer, mais « sans transformer sa présence en offensive contre la France », selon le député français. Et surtout, les partenariats doivent désormais être jugés à l’aune de leur impact concret sur la population. Bruno Fuchs a enfin pris soin de relativiser la portée institutionnelle de son déplacement. « Je ne représente pas la France », a-t-il précisé. « Je ne suis pas un émissaire ni un envoyé spécial. »

Rija R.

Antsiranana 2 :  Gadra efatra tafatsoaka ny « camp pénal »

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Nanatanteraka asa tao amin’ny Camp pénal Andaloasy izy ireo no tafatsoaka ny alarobia teo. Nanomboka omaly no naparitaka ny filazàna fikarohana azy ireo. Araka ny vaovao voaray, fifandirana nateraky ny tsy fanekena ny fandaminana no niafara tamin’ny fikomiana sy fanafihana tamin’ny fitaovana maranitra. Naratra tamin’izany ny lehiben’ny Camp pénal sy ny lefiny, ka nentina notsaboina tany Antsiranana. Tsy ahiana ny ain’izy roa lahy ary mbola manaraka fitsaboana. Taorian’izany tranga izany dia nandositra ireo voafonja efatra. Efa natomboka ny fikarohana sy ny fanenjehana azy ireo, iarahan’ny tomponandraikitry ny fonja sy ny mpitandro filaminana any an-toerana. Mitohy ihany koa ny fanadihadiana mba hamantarana ny antony sy ny antsipirian’ny zava-nitranga. Mandeha ny savahao momba azy efa-dahy ireo. Ao anaty sary etsy ambany ny mombamomba azy ireo.

D.R

Sabotsy namehana : Une fillette de 4 ans meurt, fauchée par une benne à ordures

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La journée d’avant-hier a été marquée par un drame sordide à Antranombitsika, dans le fokontany d’Ambohidrano Andrefana, commune de Sabotsy Namehana. Une petite fille, âgée d’à peine 4 ans, a tragiquement perdu la vie, fauchée de plein fouet par un camion-benne à ordures.

Selon les éléments recueillis auprès de la gendarmerie, l’accident s’est produit au niveau d’un virage sur le tronçon reliant Sabotsy Namehana à la commune de Viliahazo, alors que l’engin de collecte acheminait des ordures vers la décharge d’Ambatolampy. L’excès de vitesse, combiné à une défaillance mécanique majeure, une rupture de la direction, a rendu le poids lourd totalement incontrôlable. Le camion a fini sa course folle sur le corps de la jeune enfant. Transportée d’urgence à l’hôpital de district d’Anosy Avaratra, la victime n’a malheureusement pas survécu à la gravité de ses blessures.

Ce drame remet en lumière une réalité terrifiante qui exaspère les riverains : la conduite irresponsable et quasi criminelle de certains chauffeurs de ces mastodontes urbains. Sous prétexte qu’ils sont au service du Fanjakana, ils se croient tout permis. Nombre d’entre eux sillonnent les artères de la capitale et des périphéries, au mépris le plus total du Code de la route et de la sécurité d’autrui. Se garer n’importe où, bloquant toute la circulation, ou rouler à toute allure avec des engins souvent mal entretenus et vétustes au milieu de zones résidentielles relève d’une négligence criminelle.

Le conducteur incriminé a été placé en garde à vue à la brigade de gendarmerie de Sabotsy Namehana, pour les besoins de l’enquête. Mais au-delà des poursuites judiciaires, une prise de conscience et un contrôle strict de l’état mécanique de ces poids lourds s’imposent d’urgence, avant que d’autres victimes ne paient de leur vie l’inconscience des hommes.

m.L

Ambatondrazaka : Un mort et plusieurs blessés dans un accident de taxi-brousse

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Un grave accident de la circulation s’est produit récemment à Ambihidray, dans le district d’Ambatondrazaka. Selon les premières informations recueillies, une personne a perdu la vie dans cet accident, tandis que plusieurs autres ont été grièvement blessées. Les victimes blessées auraient nécessité une prise en charge médicale urgente. Leur état de santé reste toutefois à préciser, dans l’attente d’informations complémentaires. Pour l’heure, les circonstances exactes de l’accident demeurent inconnues. Les causes de la sortie de route ou de la collision, selon les premiers éléments disponibles, n’ont pas encore été établies avec précision. Les autorités compétentes poursuivent les investigations afin de déterminer les circonstances de ce drame et d’établir un bilan précis. Une communication officielle est attendue, notamment concernant le nombre définitif de victimes et l’état de santé des blessés. Le bilan pourrait ainsi évoluer dans les prochaines heures, au fur et à mesure que de nouvelles informations seront disponibles.

Yv Sam

Anosibe : Un père de famille tué par balle lors d’une attaque de bandits

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Un père de famille de 48 ans a perdu la vie après avoir été atteint par balle lors d’une attaque de bandits à Anosibe. Le drame s’est produit mardi dernier, lorsqu’un groupe de malfaiteurs s’en est pris à un domicile du quartier. Les assaillants auraient pris les occupants de la maison pour cible avant de repartir avec une somme d’un million d’ariary. Au cours de l’attaque, le père de famille a été grièvement blessé par balle. Malgré la gravité de ses blessures, il n’a pas survécu. Selon les proches de la victime, son décès plonge sa famille dans la consternation. L’attaque ravive également les inquiétudes des habitants d’Anosibe, qui dénoncent une recrudescence de l’insécurité dans le secteur. La présence de particuliers armés circulant dans les environs contribue par ailleurs à renforcer le sentiment d’insécurité au sein de la population. Les habitants réclament ainsi un renforcement des patrouilles et de la surveillance dans le quartier. Selon plusieurs riverains, les attaques auraient repris ces derniers temps et certaines impliqueraient des individus armés. La population appelle les autorités à prendre des mesures pour renforcer la sécurité et prévenir de nouvelles attaques.

Yv Sam