« Le président de la République nomme le Premier ministre présenté par le parti ou le groupe de partis majoritaire à l’Assemblée nationale.
Il met fin aux fonctions du Premier ministre, soit sur la présentation par celui-ci de la démission du gouvernement, soit en cas de faute grave ou de défaillance manifeste.
Sur proposition du Premier ministre, il nomme les membres du gouvernement et met fin à leurs fonctions ».
Discipline. Pour ne pas mettre en branle ces dispositions de l’article 54 de la Constitution, le remaniement a été préféré à la démission collective qui aurait ouvert la course au Palais de Mahazoarivo au niveau de l’Assemblée nationale, à un moment où la cohésion des députés de la majorité et la discipline de parti sont mises à mal. Sans parler des récents scandales qui ébranlent l’IRD. Sur le plan politique, une démission du gouvernement aurait été perçue comme si le régime donnait raison à l’opposition. En optant pour la formule remaniement, le président de la République n’entend pas changer de Premier ministre.
R.O




