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vendredi, septembre 18, 2026
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Pâques à Diego-Suarez : Une marée humaine sur la plage de Ramena

La plage de Ramena, une marée humaine à quatorze heures.

Comme chaque lundi de Pâques, la plage de Ramena a rassemblé près de 20 000 habitants de Diego-Suarez. Ambiance populaire garantie.

Ce lundi, à quatorze heures, la plage ne respire plus : une foule compacte avance dans tous les sens, se croise et se promène sans jamais s’arrêter. Sur le sable, les groupes s’installent comme ils peuvent. Autour d’eux, les activités se multiplient : les enfants sautent sur le trampoline, certains jouent au football, d’autres partagent des pique-niques en famille.

Des vendeurs ambulants circulent parmi les visiteurs, proposant glaces, brochettes et maïs. Cette affluence a ses inconvénients : des déchets, emballages et parfois même des couches sont laissés au sol et dans la mer.

Au cœur de cette agitation, le festival Fatsiky Lamonty fait son retour. DJ Mourchidy est l’un des pionniers.         

Une famille en plein pique-nique.

Sur l’ensemble des sites, on compte 20 000 personnes, selon l’estimation de la gendarmerie, un chiffre difficile à vérifier, mais qui traduit l’ampleur du phénomène. Pour garantir la sécurité de tous, plus d’une centaine de gendarmes mobilisés sont répartis par zones. « Pendant ces trois jours, il y a eu des arrestations pour violence, tentative de vol et ivresse sur la voie publique », indique le capitaine, commandant de compagnie, Tendry Randrianajaina. Il précise également que certaines femmes en civil sont mobilisées pour renforcer la surveillance. La Croix-Rouge est également présente avec 55 bénévoles. Ils gèrent les petits bobos, comme les plaies simples, les piqûres d’oursin, les coups de chaud…

Les plus courageux squattent déjà la plage depuis samedi soir, comme Aymar Toufane, habitant de Diego-Suarez, qui décrit une ambiance « au top ». Il raconte : « Quand j’étais enfant, j’entendais parler du festival, désormais, je peux vraiment en profiter ».

Cet évènement permet de briser la routine et de se retrouver entre amis. Iris Grivas affirme : « Je viens ici pour passer un bon moment avec mes amis ». En ce jour de fête religieuse, toutes les communautés se réunissent. « Je suis musulman, je ne consomme pas d’alcool, mais en ce jour férié, je suis venu pour passer un bon moment », affirme-t-il.

À quelques mètres de là, Eugénie Gaujard, étudiante en médecine, observe les lieux : « J’aime bien l’ambiance, ça bouge, ça change… ». Ce regroupement festif est connu de tous via le bouche-à-oreille. « Je l’ai appris grâce à des collègues de travail et je m’attendais à une marée humaine », précise-t-elle. « J’aime bien venir ici. Cette manifestation offre la possibilité de rencontrer d’autres personnes », ajoute Élodie. Diego-Suarez est connu pour ne pas avoir d’évènements divertissants au quotidien.

Le site accueille des familles venues prolonger la fête religieuse autour d’un pique-nique. « C’est une tradition familiale », s’exclame Élodie, habitante de Scama. Cette occasion permet aux marchands d’augmenter leur chiffre d’affaires, comme Ronie Kennedy Razanamifidy, le gérant du fast-food O’gusto. « On est venus pour l’ouverture de la session », dit-il, ça nous a permis d’avoir beaucoup de clients ». De son côté, Hery, 20 ans, vend des mini-brochettes et réalise un chiffre de 45 000 ariary par jour durant les fêtes.

Le lendemain matin, mardi, la plage a retrouvé son calme. La commune a ramassé des centaines de kilos de déchets et les baigneurs peuvent profiter de l’eau chaude dans le calme. Jusqu’à l’an prochain…

Tanyah Abdou Madi, Taniya Hamouza

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