Ceux qui sont toujours aux premières loges chaque année lors du spectacle pyrotechnique du 25 juin au soir le seront encore sans doute ce soir, à Anosy, pour ne rien perdre des moments forts de ces festivités nocturnes qui font partie des traditions de célébration de la fête nationale.
Parenthèse
Mais cette veille de la célébration du 66e anniversaire de l’Indépendance de Madagascar semble être quelque peu « perturbée » par une atmosphère tendue, au regard des événements de ces derniers jours. Il s’agit notamment de la grève des transporteurs urbains, qui protestent contre des « sanctions financières trop sévères » auxquelles ils s’exposent en cas d’infraction, et de la décision du Groupement des Entreprises de Madagascar (GEM) de quitter la table et de suspendre tout dialogue avec les pouvoirs publics. Le GEM dénonce le traitement judiciaire et médiatique qu’il juge disproportionné, dont font l’objet cinq de ses membres en leur qualité de représentants du groupement au sein du conseil d’administration de la CNaPS.
Ces événements des deux derniers jours semblent confirmer l’existence d’un climat socio-économico-politique sous tension, qui contraste avec ce à quoi devrait ressembler une veille de fête nationale : une ambiance de… fête. Si le premier dossier, à savoir les protestations des transporteurs, semble avoir trouvé le jour même la voie d’un règlement « à l’amiable », avec la reprise du service des taxis-be, le second dossier prend davantage de temps. L’affaire diffère de celle des transporteurs urbains en ce qu’elle n’a pas un retentissement populaire direct. Toutefois, la position de la confédération patronale n’est pas sans impact sur l’atmosphère globale de la vie nationale. Sur une issue heureuse, ou sur un futur bras de fer entre l’État et le secteur privé dans le cadre de cette affaire, le public sera peut-être fixé dans les semaines ou les mois à venir.
En attendant, la population entend profiter du week-end prolongé de la « fêt-nat », une parenthèse dans le quotidien difficile du Malgache d’en bas.
Hanitra R.





