
Les permis biométriques sont valides dans les autres pays à condition qu’il y ait des conventions bilatérales avec Madagascar.
Selon le ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation, les permis de conduire conçus par la société slovène CETIS dd ne sont pas tout à fait des vrais documents biométriques conformes aux standards internationaux. Ce fournisseur a démenti lors d’une conférence de presse hier à l’hôtel Colbert tout en effectuant une démonstration que les 360 000 permis de conduire délivrés depuis 2015 par le Centre d’Immatriculation, sont biométriques. « Il y a un an, nous avons fait deux fois une démonstration avec le ministère de tutelle pour faire connaître au grand public l’authenticité de ces documents. Une application spéciale est ainsi utilisée par les agents vérificateurs pour pouvoir effectuer le contrôle des permis de conduire », a expliqué Sylvain Rakotozafy, le directeur administratif de CETIS Madagascar.
Biométriques et non pas électroniques. Il a rappelé que CETIS dd a obtenu ce marché via un appel d’offre lancé par l’Etat. « On nous demande de produire des permis de conduire biométriques et non pas électroniques. Ces documents sont valides dans les autres pays à condition qu’il y ait des conventions bilatérales avec Madagascar, contrairement aux documents électroniques qui sont universels. Avec une mise à jour complète de l’application, les autorités compétentes pourront accéder à toutes les informations sur le porteur d’un permis biométrique conçu par CETIS dd, y inclus sa signature », a-t-il précisé. Quant aux cartes grises, « ces documents ne sont pas biométriques mais sécurisés. Plus de 1 000 appareils d’authentification servant à les contrôler ont été livrés au ministère de l’Intérieur. L’objectif vise à assurer une meilleure protection contre la falsification, et un meilleur contrôle par les agents vérificateurs », a-t-il enchaîné. Depuis le changement du gouvernement, le ministère de l’Intérieur ne veut plus reconnaître ces permis biométriques en résiliant le contrat avec CETIS dd au profit d’une autre société pour un nouveau contrat de production de nouveaux permis biométriques d’une durée de cinq ans. A-t-il les compétences de prendre une telle décision en cette période électorale ? Dans tous les cas, la plupart des usagers sont hostiles à leur remplacement.
Navalona R.