
Les échanges entre le Gouvernement et les députés ont commencé hier à Tsimbazaza, avec des discussions autour des préoccupations économiques et territoriales portées par les parlementaires.
Parmi les membres du Gouvernement interpellés figurait le ministre de l’Économie et des Finances, Dr Herinjatovo Aimé Ramiarison, appelé à répondre à plusieurs questions liées au projet de loi de finances rectificative 2026, aux subventions locales, aux infrastructures et au pouvoir d’achat. L’une des principales demandes formulées par les députés concerne la détaxation de la TVA sur les intrants agricoles. Selon le ministre, cette mesure est déjà inscrite dans le projet de loi de finances rectificative (PLFR 2026), en cohérence avec le Plan de relance économique, qui place la promotion de l’agribusiness parmi les priorités de l’État. Cette orientation vise à soutenir la production, à réduire les charges des acteurs agricoles et à favoriser les investissements dans les filières productives.
Décentralisation. La question territoriale a également été abordée. Le député de Mananara Avaratra a notamment rappelé la mise en place de la nouvelle région Ambatosoa et la nécessité de lui affecter un budget propre. Le ministre de l’Économie et des Finances a indiqué que cette dotation est également prévue dans le PLFR 2026. Les parlementaires ont aussi soulevé les attentes des collectivités, notamment l’accélération des décaissements des subventions aux communes et le paiement des indemnités des chefs fokontany. Dr Herinjatovo Ramiarison a expliqué que des efforts sont déjà engagés par le Gouvernement et que des résultats sont constatés, même si les améliorations se font progressivement.
Investissements. Le projet CCPREAS a, pour sa part, été sollicité par plusieurs députés, dont l’élu de Lalangina. Le ministre a rappelé que ce dispositif fonctionne à travers un bureau de coordination chargé de recevoir les demandes des communes et des organisations porteuses de projets. La question de la proximité administrative a également été évoquée, à travers la demande d’impression de documents tels que les « bokin’omby » dans les régions. D’après le ministre, l’acquisition de machines est en cours, parallèlement au renforcement des ressources humaines en vue de mettre en place des imprimeries régionales. Sur le pouvoir d’achat, le ministère mise sur la stabilité macroéconomique à travers la politique budgétaire et fiscale. L’État entend également réduire les coûts de transaction par des investissements dans les routes, les barrages hydroagricoles, l’énergie et les autres infrastructures économiques. C’est dans cette logique que les travaux sur les RN2, RN7, RN6, RN10 et RN13 ont été accélérés. « Les fonds étaient déjà là, mais il y avait une lenteur qui a bloqué ces projets. Ces retards ont causé des coûts économiques énormes et c’est ce que nous avons résolu rapidement durant ces premiers mois de la Refondation », a expliqué le ministre. Bref, le PLFR 2026 confirme ainsi une orientation centrée sur la relance économique, avec des secteurs prioritaires comme l’agribusiness, le textile, le tourisme et les TIC. La suppression de la TVA sur les intérêts de crédit est également proposée afin de favoriser les investissements privés. Le texte, remis à temps au Parlement, ouvre ainsi la voie à de véritables débats sur les choix économiques et budgétaires du pays.
Antsa R.




