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lundi, septembre 28, 2026
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Pôle anti-corruption : La criminalité environnementale dans le collimateur

Les magistrats participent à la préservation de l’environnement.

L’Etat resserre davantage l’étau contre les trafics de ressources naturelles et des espèces animales endémiques. Le gouvernement renforce le dispositif de lutte contre le fléau et forme les magistrats en matière de compétences environnementales. En effet, les magistrats des Pôles anti-corruption d’Antananarivo et de Mahajanga ainsi que les magistrats de la Cour de Cassation de la Cour Suprême à Madagascar se concentrent depuis mardi et jusqu’à hier sur la lutte contre la criminalité environnementale à Madagascar.  L’initiative est organisée par l’École Nationale de la Magistrature et des Greffes et bénéficie de l’appui du Programme des Nations Unies pour le Développement et le financement du Fonds des Nations Unies pour la Consolidation de la Paix, évidemment avec le concours de la direction de Coordination Nationale des Pôles anti-Corruption.

Répression. L’objectif étant de « disposer d’une juridiction spécialisée indépendante et efficace en promouvant et en renforçant l’intégrité professionnelle du personnel de l’administration judiciaire » a-t-on indiqué. Les séances durant l’atelier ont rappelé aux juges répressifs leurs missions, les diverses infractions, les procédures et les aspects de la répression en matière de protection de l’environnement, de préservation de la nature en se référant aux conventions internationales et les législations nationales en vigueur et en tenant compte des objectifs de développement durable. « La protection de la nature n’est pas le seul apanage du département de l’environnement, les juridictions répressives sont également compétentes dans la répression des infractions environnementales, entrant dans la catégorie des infractions économiques. Les Pôles anti-Corruption le sont également lorsque les infractions économiques et financières sont connexes à des faits de corruption et assimilés, ce, conformément à la nouvelle loi 2021-016 du 5 août 2021« , a affirmé Harimahefa Ratiaraisoa, coordonnatrice nationale des Pôles anti-Corruption.

Normes. « La collaboration entre les institutions est plus que jamais nécessaire pour une meilleure gouvernance des ressources naturelles et la lutte contre le pillage des ressources naturelles« , a quant à elle, soutenu Natasha van Rijn, Représentante Résidente du PNUD à Madagascar lors de la cérémonie d’ouverture de l’atelier, mardi dernier, tout en saluant le ministère de l’Environnement et du Développement durable pour la campagne de tolérance zéro en matière de toutes formes de trafics illicites afin de freiner ces crimes et reconnaissant la volonté du ministère de la Justice de conjuguer les efforts dans la poursuite et condamnation afin de renforcer la confiance de la population. « La multiplicité des normes environnementales malgaches a accentué l’importance du rôle du système judiciaire, en tant qu’acteur essentiel dans l’application des développements et la promotion du respect des droits de l’environnement, par le biais notamment du processus juridictionnel. (…) à travers ce rôle traditionnel dans la résolution des conflits et d’interprétation de la loi, de rechercher dans l’impartialité et l’équilibre de tous les intérêts en jeu, notamment les exigences environnementaux et d’autres exigences de nature socio-économique » a rappelé Gabrielle Savatsarah Raby, Secrétaire générale du ministère de la Justice.

Résilience. Madagascar étant parmi les pays riches en biodiversité avec 80% des espèces faunistiques et floristiques endémiques, le partage de connaissance sur le droit de l’environnement et la lutte contre la criminalité environnementale ravive l’espoir pour la résilience de la nature, reconnaît la ministre de l’Environnement et du Développement durable, Baomiavotse Vahinala Raharinirina. « Nous sommes conscients du travail en concertation qui existe entre le ministère de l’Environnement, les Forces de Défense et de Sécurité et la Justice. (…) Dorénavant, le ministère de l’Environnement considère que pour cette lutte commune contre la criminalité environnementale, les hauts responsables décrètent une « tolérance zéro» vis-à-vis de toutes sortes de transgressions de lois sur la forêt et l’environnement », poursuit-elle.

Recueillis par Rija R.

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