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mardi, octobre 20, 2026
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Pollution marine par les hydrocarbures : Madagascar, hôte d’un exercice régional en 2027

Avec près de 5 000 km de côtes et un trafic maritime important dans le canal du Mozambique, Madagascar est exposé aux risques de pollution par les hydrocarbures. La Commission de l’océan Indien (COI) annonce un exercice régional de lutte contre ces déversements en 2027, qui permettra de mettre à l’épreuve les capacités d’intervention du pays.

Un accident maritime peut rapidement dépasser les capacités d’intervention d’un seul pays. Selon le ministère de l’Environnement et du Développement durable (MEDD), entre 4 000 et 5 000 navires transitent chaque année par le canal du Mozambique. Cette circulation expose les côtes malgaches à des risques dont les conséquences pourraient toucher les écosystèmes marins, les activités économiques et les communautés littorales.

Réunis à Dar es Salaam, du 6 au 9 octobre, les États membres de la Convention de Nairobi ont adopté un plan régional de lutte contre les déversements d’hydrocarbures en mer. Dans ce cadre, la COI prévoit l’exercice MASEPOLREX27 à Madagascar en 2027, destiné à renforcer la préparation et la coordination des interventions.

À éprouver. À Madagascar, la réponse relève notamment de l’Organe de lutte contre les événements de pollution marine par les hydrocarbures en mer (OLEP), créé en 2004. Rattaché au MEDD, il est chargé de préparer et de coordonner les opérations, mais aussi d’organiser des formations et des simulations. Selon des données publiées par le ministère en 2024, l’organisme dispose de dix centres de stockage répartis dans plusieurs zones côtières. Les équipements comprennent notamment des barrages flottants, des pompes et des produits absorbants. Par ailleurs, des efforts de formation ont également été engagés. En novembre 2024, par exemple, 25 techniciens, issus notamment de l’OLEP et des forces navales, ont participé à une formation spécialisée conduite avec des experts britanniques.

Au-delà. L’exercice de 2027 devra permettre d’évaluer la coordination entre les acteurs, la disponibilité des équipements et la rapidité de mobilisation face à un déversement important. Les informations publiées ne précisent toutefois pas encore le scénario retenu ni les moyens qui seront mobilisés. L’enjeu est de vérifier les capacités réelles d’intervention, au-delà des dispositifs existants. Depuis le diagnostic de 2024, quels équipements ont été renouvelés et quelles lacunes restent à combler ? Les réponses pèseront sur la capacité de Madagascar à protéger ses côtes, ses activités économiques et ses écosystèmes marins.

José Belalahy

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