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lundi, février 9, 2026
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Population malgache : Une hausse de 777 000 personnes entre fin 2024 et fin 2025

La population malgache reste jeune et rurale.

Avec une croissance annuelle de +2,4 %, Madagascar confirme sa place parmi les pays à la démographie la plus dynamique du monde.

Une évolution rapide qui façonne en profondeur les équilibres économiques, sociaux et territoriaux de la Grande Île. Selon les récentes estimations des Nations Unies, la population de Madagascar a atteint 32,9 millions d’habitants en octobre 2025. Entre fin 2024 et fin 2025, le pays a gagné 777 000 personnes, soit une hausse de 2,4 %, un rythme nettement supérieur à la moyenne mondiale.

Féconds. Cette progression s’explique avant tout par une fécondité encore élevée et une structure d’âge très jeune. L’âge médian de la population n’est que de 19,2 ans, illustrant un renouvellement démographique rapide. Une croissance soutenue qui constitue à la fois un marqueur de vitalité et un défi majeur. Elle implique une augmentation constante des besoins en services essentiels, notamment dans l’éducation, la santé et les infrastructures. Chaque année, des centaines de milliers de nouveaux Malgaches entrent dans le système scolaire, puis sur le marché du travail, accentuant la pression sur des capacités déjà limitées.

Défis. La croissance démographique s’inscrit dans un pays encore majoritairement rural. En effet, 57,9 % de la population vit hors des centres urbains, même si l’urbanisation progresse rapidement. Les villes, qui concentrent désormais plus de 42 % des habitants, doivent absorber un afflux continu de nouveaux résidents, souvent jeunes. Par ailleurs, près de 60 % de la population a moins de 25 ans, tandis que les personnes âgées de 65 ans et plus ne représentent que 3,5 %. Cette jeunesse massive peut devenir un atout économique, un potentiel dividende démographique, à condition que l’économie crée suffisamment d’emplois et que l’investissement dans le capital humain suive. À défaut, le taux de croissance de +2,4 % risque d’accentuer les vulnérabilités sociales et les inégalités territoriales.

José Belalahy

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4 Commentaires

  1. Faire des enfants est une spécialité locale……mais pas forcément bénéfique pour le pays dans l’ état actuel
    Déjà que les parents n’arrivent pas à se nourrir eux même et fait perdurer le sous développement du pays

  2. Une politique de réduction de la natalité est une priorité absolue pour le pays.
    Ne pas agir dans ce sens sans délai ne peut que bercer les nombreux économistes dans des erreurs de calcul .
    Il s’agit là de volonté politique pour le bien-être de la population fragile et un développement accru de l’ensemble de la population

  3. Je suis entièrement d’accord avec le commentaire de Baryliva ,ça fait longtemps qu’il fallait ralentir la naissance ,mais personne n’a osé à faire ça avec les dirigeants qui se sont succèdés ,tsy tokony ho difotra be toy isika isika .

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