
Samedi dernier, une portion de 333 mètres du nouveau quai C4 a été officiellement remise lors d’une cérémonie marquée par la présence du président de la Refondation, Col Michaël Randrianirina.
L’événement s’est tenu également en présence de Tojima Hitoshi, ambassadeur du Japon à Madagascar, et d’Odawara Kosuke, représentant résident de la JICA (Agence japonaise de coopération internationale), témoignant de l’importance stratégique de cette infrastructure pour l’avenir économique du pays. Cette inauguration partielle s’inscrit dans le cadre du Projet d’Extension du Port de Toamasina, financé par un prêt concessionnel en yen japonais à travers l’Agence japonaise de coopération internationale. Elle illustre la continuité d’une coopération bilatérale ancienne entre Madagascar et le Japon, fondée sur la confiance, le partenariat technique et une vision commune du développement. Avec une profondeur de 16 mètres, le nouveau quai C4 permettra d’accueillir des navires de grand tonnage, jusque-là limités par les capacités existantes du port. Cette avancée devrait améliorer sensiblement les performances opérationnelles de la principale porte d’entrée maritime de Madagascar, tout en renforçant son attractivité dans la région. À terme, l’extension globale du port devrait permettre plus qu’un doublement de sa capacité d’accueil. Prenant la parole durant la cérémonie, l’ambassadeur du Japon, Tojima Hitoshi, a souligné que cette infrastructure a vocation à positionner Toamasina comme un hub logistique régional de premier plan dans l’océan Indien. Il a également mis en avant les retombées attendues pour l’économie nationale, notamment à travers l’intensification des échanges commerciaux, la création d’emplois, l’amélioration de la compétitivité logistique et le renforcement des chaînes d’approvisionnement.
Connectivité
Le projet s’inscrit dans des cadres stratégiques plus larges. Il rejoint la vision d’un Indo-Pacifique libre et ouvert, portée par la coopération japonaise, fondée sur l’État de droit, la liberté de navigation, la connectivité de qualité et un développement inclusif et durable. Il contribue aussi aux engagements de la TICAD, cadre de dialogue lancé par le Japon pour soutenir le développement économique et social de l’Afrique. Sur le plan national, il répond également aux orientations du Plan d’urbanisme directeur d’Antananarivo et de Toamasina, validé en 2020. À ce jour, les travaux sont réalisés à près de 70%. Parmi les principales avancées figurent l’extension du brise-lames sur 345 mètres, l’aménagement de 10 hectares d’espaces de stockage de conteneurs, l’installation de cinq jetées de protection du littoral, ainsi que l’aménagement des routes internes du port. Les prochaines phases concerneront notamment le dragage des quais C1, C2 et C3, ainsi que l’achèvement du quai C4 jusqu’à 470 mètres. Une dynamique que le Japon entend continuer d’accompagner aux côtés de Madagascar.
Antsa R.




