
Le port de Toamasina, principale porte d’entrée et de sortie du commerce extérieur malgache, figure parmi les ports à conteneurs les plus performants du continent africain.
Selon le classement 2025 du dernier Container Port Performance Index (CPPI), établi par la Banque mondiale et S&P Global Market Intelligence, le Grand Port se hisse à la 225e place mondiale sur plus de 400 ports évalués et occupe la 11e position à l’échelle africaine.
Nombreux travaux
Une reconnaissance qui fait honneur au pays et qui témoigne des progrès accomplis ces dernières années dans la modernisation des infrastructures portuaires nationales. Dans le cadre du projet d’extension et de modernisation, le port de Toamasina a fait l’objet de nombreux travaux financés par les bailleurs internationaux et sur fonds propres, comme l’agrandissement des quais, le renforcement des capacités d’accueil des navires de grande taille, ainsi que l’amélioration des équipements de manutention. Des réalisations qui ont permis d’accroître la fluidité des opérations portuaires, au grand bonheur des compagnies maritimes, dont le temps passé à quai représente un coût important. En tout cas, ce port, devenu plus performant, est plus attractif. Au-delà du classement lui-même, cette distinction constitue un signal positif pour l’économie malgache. En effet, plus de 90 % des échanges commerciaux internationaux du pays transitent par le port de Toamasina. Une amélioration de sa compétitivité contribue directement à réduire certains coûts logistiques, à renforcer l’attractivité du pays pour les investisseurs et à faciliter les exportations malgaches vers les marchés internationaux.
Standards internationaux
Ce classement méritant du port de Toamasina démontre également la capacité des dirigeants qui se sont succédé à mener à bien des projets d’infrastructures répondant aux standards internationaux. Faut-il, en effet, rappeler que le projet d’extension du port a débuté sous le régime Rajaonarimampianina et a été poursuivi par les autorités de l’ère Rajoelina. Le défi des prochaines années sera de transformer cette réussite portuaire en un véritable levier de développement économique national, en renforçant les connexions entre le port et l’ensemble du territoire. En effet, sur ce dernier point, des efforts restent à réaliser, notamment au niveau des infrastructures de transport reliant ce port au reste du territoire. Parmi les facteurs qui empêchent une meilleure performance du port, on peut citer notamment l’état parfois dégradé de certaines routes nationales, l’insuffisance des infrastructures ferroviaires et les difficultés de transport dans plusieurs régions, qui limitent encore les gains de compétitivité obtenus au niveau portuaire. En somme, la performance du port ne produit pleinement ses effets que si elle s’accompagne d’une amélioration de l’ensemble de la chaîne logistique nationale. Une mission qui incombe aux actuels et futurs dirigeants du pays.
R.Edmond.




