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samedi, septembre 26, 2026
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Portrait : Lémuriens, forêts et croyances : le parcours singulier de Simon Razafindramoana

Protecteur farouche de l’environnement, il a consacré sa vie à cette cause, bien qu’encore jeune. Après avoir poursuivi ses études à l’Université d’Ambohitsaina, à Antananarivo, Simon Razafindramoana met aujourd’hui ses expériences et ses acquis au service de l’Université d’Antsiranana, fort de ses années de terrain passées à parcourir des contrées reculées et des forêts peuplées de lémuriens.

Enfance marquée par un écosystème dense et vivant

Depuis son plus jeune âge, il nourrit une profonde passion pour la nature. Il a grandi à Ambanja, région où la forêt est hautement valorisée et où les us et coutumes contribuent à sa préservation. Ce territoire, riche en ressources naturelles, a joué un rôle décisif dans l’éveil de sa sensibilité et de son engagement pour le vivant, l’amenant à embrasser la profession de primatologue. Son avenir s’est ainsi construit dans une direction claire, fruit d’un choix réfléchi et pleinement assumé. Il connaît le milieu, tout comme l’évolution de sa propre itinéraire, aujourd’hui marqué par une maturité assumée.

La tradition orale éclaire la recherche scientifique

Homme de terrain depuis 2012, année durant laquelle il préparait sa soutenance de maîtrise, Simon Razafindramoana en arrive à une conviction singulière, presque métaphysique pour certains : « les lémuriens seraient, en réalité, les gardiens des reliques ». Cette observation, mêlant rigueur scientifique et dimension sacrée, renforce, selon lui, la nécessité de préserver les massifs forestiers. « Je poursuis des recherches à ce sujet. La tradition orale malgache, notamment dans le Nord, raconte que les ankomba, ou lémuriens, habitent les lieux où reposent des vestiges sacrés. Lorsque le sanctuaire est profané, ils le quittent », explique-t-il.

La culture orale, transmise de génération en génération, ne convainc pas les tenants du cartésianisme. Toutefois, son parcours, bien que fondé sur les sciences de la vie et de la Terre, s’est également enrichi d’une formation en anthropologie et en développement durable. Au-delà de l’étude des processus socio-économiques, Simon Razafindramoana s’attache aussi à comprendre la dimension culturelle des espaces qu’il explore. Car l’identité, souvent négligée, demeure, selon lui, un facteur essentiel pour appréhender pleinement les sociétés et leurs équilibres.

Iss Heridiny

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