
Alors qu’un second cas d’Ebola vient d’être confirmé au Kenya, la vigilance est portée à son paroxysme dans la Grande île. Repérée dès son arrivée par un vol Ethiopian Airlines, une ressortissante congolaise a été isolée sous garde policière avant d’être renvoyée chez elle sans délai.
Face aux risques de propagation de virus émergents et réémergents, l’État malgache durcit le ton aux portes du pays. En effet, les autorités renforcent de manière drastique les contrôles aux points d’entrée et de sortie du territoire national. Illustration concrète de cette rigueur : une ressortissante en provenance de la République démocratique du Congo (RDC) a été interceptée mardi matin à l’aéroport international d’Ivato, débarquant d’un vol de la compagnie Ethiopian Airlines. Selon les précisions du ministère de la Santé publique, l’examen de ses papiers a révélé sa résidence en RDC et un motif de voyage purement touristique. Conformément aux directives strictes issues du Conseil des ministres, interdisant l’accès au territoire aux simples touristes venant de RDC, la passagère a été immédiatement placée en isolement, sous surveillance policière, avant d’être refoulée vers son pays par le vol suivant. Les autorités rappellent que le contrôle des passeports s’effectue désormais page par page et que seuls les étudiants ainsi que le personnel des Nations unies sont autorisés à entrer, sous réserve d’une quarantaine obligatoire de 21 jours.
Vigilance. Cette intransigeance s’explique d’autant plus par l’évolution de la situation régionale. En effet, selon une note d’information officielle du ministère de la Santé, datée du 14 octobre 2026, un deuxième cas confirmé de fièvre hémorragique à virus Ebola (souche Bundibugyo) a été enregistré au Kenya. Il s’agit d’un homme de 39 ans, proche contact du premier patient recensé. Dès l’apparition des premiers symptômes (fièvre, fatigue intense, douleurs articulaires), le malade a été isolé et pris en charge dans un centre spécialisé. À ce jour, un décès est à déplorer sur les deux cas confirmés. Bien que les autorités sanitaires kényanes soulignent qu’aucune transmission communautaire n’a été identifiée pour le moment, le risque demeure latent. Devant cette conjoncture préoccupante, Madagascar appelle la population à la plus grande prudence et invite chacun à composer le numéro vert 115 en cas de suspicion.
Narindra Rakotobe



