
La ministre des Affaires étrangères, N’Diaye Alice, a reçu, lundi dernier, en audience le représentant résident du PNUD, le Dr Edward A. Christow. Au menu des discussions : le renforcement de la gouvernance, l’appui aux réformes électorales et une offensive contre la recrudescence du VIH/SIDA.
L’axe entre Anosy et les Nations Unies se renforce. Dans une dynamique de consolidation des acquis démocratiques et de développement, la diplomatie malgache multiplie les échanges stratégiques. La rencontre de ce lundi entre la cheffe de la diplomatie malgache, N’Diaye Alice, et le Dr Edward A. Christow, représentant résident du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), marque une étape cruciale dans la mise en œuvre du Plan-cadre de coopération pour le développement durable 2024-2028.
Disponibilité. Le dossier brûlant de la refondation institutionnelle a occupé une place prépondérante lors des échanges. Madagascar s’apprête, en effet, à engager une concertation nationale d’envergure, notamment dans le cadre des réformes électorales. Sur ce point, le Gouvernement peut compter sur un allié de poids. La ministre a salué la disponibilité du PNUD à mobiliser son expertise technique pour accompagner cette consultation nationale. L’objectif est clair : garantir la transparence et l’inclusivité des processus électoraux à venir. Le Dr Edward A. Christow a réitéré l’engagement de son agence à soutenir Madagascar dans l’atteinte des Objectifs de développement durable (ODD), avec un accent particulier sur le renforcement des capacités institutionnelles. Cette collaboration technique est perçue comme un gage de crédibilité pour les réformes structurelles en cours.
Alarmante. Au-delà des questions politiques et de gouvernance, l’urgence sanitaire s’est invitée à la table des discussions. En sa qualité de représentant de l’ONUSIDA à Madagascar, le Dr Christow a été interpellé par la ministre sur une situation alarmante : la recrudescence des cas de VIH/SIDA dans la Grande île. Face à ce fléau qui menace les forces vives de la nation, la ministre n’a pas caché ses préoccupations. La réponse ne s’est pas fait attendre. La perspective de la réactivation d’une instance de coordination nationale de la lutte contre le sida a été évoquée. Ce futur organe, qui devrait bénéficier de l’appui technique et financier du système des Nations Unies, aura pour mission de piloter une riposte efficace et coordonnée sur l’ensemble du territoire.
Plan-cadre. Cette audience n’est pas un événement isolé, mais s’inscrit dans la continuité du Plan-cadre de coopération signé pour la période 2024-2028. Ce document traduit les priorités communes entre le Gouvernement malagasy et l’ONU, touchant aussi bien le développement durable que la résilience climatique. En saluant l’engagement constant du PNUD, la ministre des Affaires étrangères réaffirme la volonté de Madagascar de s’ouvrir aux expertises internationales pour répondre aux défis locaux. Entre diplomatie active et pragmatisme de terrain, le partenariat avec le PNUD s’impose plus que jamais comme un levier indispensable pour l’émergence du pays.
Julien R.


