
Madagascar fait partie des 20 pays bénéficiaires du financement non remboursable du Fonds pour l’environnement mondial (FEM) permettant de lancer un nouveau projet intitulé IREMA, avec l’appui du Programme des Nations unies pour l’environnement.
Il s’agit d’un projet de renforcement des investissements dans la restauration des écosystèmes et paysages dégradés à Madagascar. « Le FEM a alloué un financement de 14,37 millions USD pour le mettre en œuvre sur une période de 5 ans. Cinq régions sont ciblées, à savoir DIANA, SOFIA, Alaotra Mangoro, Amoron’i Mania et Vatovavy, compte tenu de la forte dégradation de leurs écosystèmes. Au terme du projet, la superficie des terres et écosystèmes sous restauration s’étendra sur 93 852 ha, tandis que celle des aires protégées terrestres sous gestion améliorée sera de 60 500 ha. En outre, la superficie des paysages sous pratiques améliorées atteindra 265 000 ha. En revanche, 54 000 personnes devront bénéficier de ces investissements », a expliqué Andriantsihala Nolave Luck Aristide, le nouveau ministre de l’Environnement et du Développement durable, lors du lancement officiel du projet IREMA, hier au Novotel à Ivandry.
Vendre du carbone
Comme son nom l’indique, ce projet vise à renforcer les investissements dans la restauration des paysages dégradés, à travers une approche intégrée incluant les paysages forestiers, les zones de pâturage et les terres agricoles, tout en prenant en compte les réalités socio-économiques. « D’autres ministères seront également concernés. Et sur les vingt pays bénéficiant du financement du FEM, Madagascar devrait être parmi les trois premiers à afficher de bons résultats. En plus, l’on pourra vendre du carbone grâce à une séquestration de 15,8 millions de tonnes de CO² émises au terme du projet. Cela pourrait nous permettre de générer près de 300 millions USD sur la base d’un prix fixé à 20 USD la tonne de carbone séquestré. Il s’agit d’un autre mode de financement durable pour la restauration des écosystèmes dégradés », a-t-il souligné.
Dans le cadre du projet, « une restauration active via des reboisements sera réalisée, en complément d’une restauration passive, et ce, tout en impliquant les communautés locales de base et le secteur privé. En effet, le développement des activités économiques telles que l’agriculture, l’élevage et la pêche contribue à la réduction des pressions sur les ressources naturelles », a évoqué Hery Rakotondravony, le point focal du FEM à Madagascar.
Navalona R.




