
Le Projet d’amélioration de la productivité rizicole (PAPRIZ), mis en œuvre par le ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire en collaboration avec le ministère de l’Industrialisation et du Développement du secteur privé, avec l’appui de la JICA, entame actuellement sa phase 4.
Il vise notamment à développer l’ensemble de la chaîne de valeur riz afin de renforcer la production nationale tant en quantité qu’en qualité. Étalé sur une période de cinq ans, les régions Alaotra Mangoro et Boeny constituent ses principales zones d’intervention. Les parties prenantes ont lancé cette nouvelle étape afin de pérenniser les acquis des trois premières phases du projet PAPRIZ à Madagascar. À titre d’illustration, les compétences des producteurs ont été renforcées et des techniques culturales performantes ont été diffusées au niveau national. Pour pouvoir atteindre cet objectif de renforcement de la production nationale de riz, l’amélioration de la qualité du riz destiné au marché intérieur fait partie des axes prioritaires du projet. Vient ensuite le renforcement des organisations de producteurs, qui n’est pas en reste, en facilitant leur mise en relation avec les fournisseurs d’intrants agricoles et les transformateurs, sans oublier l’accès aux marchés pour l’écoulement de leurs récoltes.
Développement du capital humain
Ce nouveau projet issu de la coopération nippo-malgache œuvre également au renforcement de la gestion financière, des compétences commerciales et de la gouvernance des coopératives. Dans la foulée, il accordera une place importante à la gestion des infrastructures hydro-agricoles. Les Associations des Usagers de l’Eau bénéficieront, entre autres, d’un accompagnement visant à améliorer la gestion et l’entretien de ces infrastructures, tout en renforçant leur capacité à faire face aux effets du changement climatique. Le développement du capital humain constitue un autre axe prioritaire inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du PAPRIZ 4, en tissant une collaboration avec des établissements de formation tels que les EFTA, les CAFPA et les universités, notamment l’ESSA de l’Université d’Antananarivo. L’objectif consiste à renforcer les compétences des acteurs œuvrant dans l’ensemble de la chaîne de valeur riz.
Inclusion des femmes
Par ailleurs, le projet accordera une attention particulière à l’inclusion des femmes, a-t-on énoncé. Cela consiste notamment à favoriser leur participation au sein des coopératives et des Associations des Usagers de l’Eau tout en renforçant leur accès aux responsabilités, surtout en matière de prise de décision, et en améliorant leur accès au financement, notamment à travers le Fonds de Développement agricole (FDA). Grâce à ces différentes interventions, le PAPRIZ 4 ambitionne ainsi de consolider les acquis des précédentes phases et de contribuer à une filière rizicole plus productive, mieux organisée et plus résiliente, permettant d’atteindre l’autosuffisance alimentaire, a-t-on indiqué.
Navalona R.




