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mercredi, septembre 9, 2026
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Projets de développement : Vers l’accélération après des années de retards accumulés

Des projets d’infrastructures connaissent déjà une accélération, même si les retards accumulés au fil des années restent encore importants à résorber.

Après plusieurs années de lenteurs administratives et de retards d’exécution, l’État veut accélérer la mise en œuvre des projets de développement, dont le portefeuille concerné atteint 1,085 milliard de dollars auprès de la Banque mondiale.

Les retards ne datent pas d’hier. Au fil des années, les procédures longues, les validations successives, les questions d’indemnisation et de libération d’emprises ont freiné le démarrage ou l’avancement de plusieurs projets financés avec l’appui de la Banque mondiale. Résultat : le portefeuille des opérations encore tributaires de différentes étapes avant leur mise en œuvre atteint aujourd’hui 1,085 milliard de dollars. Il ne s’agit donc pas d’un financement apparu récemment, mais d’un volume qui s’est constitué progressivement, à mesure que les retards s’accumulaient dans le temps. La réunion de lundi dernier, tenue à Mahazoarivo, entre le gouvernement et les équipes de la Banque mondiale a ainsi remis au premier plan une problématique ancienne : celle de la capacité de l’administration à transformer rapidement les financements mobilisés en réalisations concrètes. Le mot d’ordre est désormais à l’accélération, avec la simplification des procédures, la suppression des étapes redondantes et l’amélioration du traitement des indemnisations.

Mesures

Depuis plusieurs mois, le ministre de l’Économie et des Finances, Dr Herinjatovo Ramiarison, a déjà attiré l’attention sur les effets de la bureaucratie et des lourdeurs administratives sur l’exécution des investissements publics. Il avait notamment ordonné la mise en place d’une task force pour réduire les circuits inutiles et accélérer les traitements, afin que les financements disponibles puissent produire plus rapidement leurs effets sur l’économie. Le Premier ministre, Mamitiana Rajaonarison, a, lui aussi, soulevé à plusieurs reprises cette question, en insistant sur la célérité, l’impact et l’innovation dans l’action publique.

Évolutions perceptibles

Dans le domaine des infrastructures, plusieurs projets longtemps ralentis ont connu des avancées au cours des derniers mois, à la faveur d’un suivi plus resserré et d’une pression accrue sur les délais d’exécution. Ces premiers résultats montrent qu’une accélération est possible lorsque les blocages sont identifiés et traités au niveau approprié. Le chantier reste toutefois considérable. Dans l’énergie, les transports, l’eau ou encore les infrastructures sociales, les besoins demeurent importants et les retards accumulés ne pourront être résorbés en quelques mois. L’enjeu est désormais de faire de l’accélération une méthode permanente, et non une réponse ponctuelle. Pour le gouvernement, l’objectif est de passer plus vite des engagements financiers aux chantiers, puis des chantiers aux résultats visibles pour la population.

Antsa R.

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