
Le ministère en charge des Mines a organisé dernièrement un atelier d’information sur le Code minier dans la commune rurale d’Antanimora Atsimo, située dans la région Androy.
Toutes les parties prenantes œuvrant dans le secteur minier y ont participé activement. Il s’agit notamment des représentants des autorités locales à tous les niveaux, des opérateurs économiques locaux, des exploitants miniers travaillant dans la filière mica, qui fait la réputation de la région, des membres de la société civile, des acheteurs et peseurs, ainsi que des techniciens du ministère de tutelle. À l’issue de cet atelier d’information, elles ont convenu que l’obtention de l’autorisation d’exploitation et des permis miniers de différentes catégories doit passer par les autorités compétentes à tous les niveaux locaux, notamment la région, le district et la commune, pour une validation hiérarchique.
Budget participatif
Ces démembrements de l’État s’engagent également à soutenir les projets miniers formels qui seront mis en œuvre sous leur juridiction. En revanche, ils réclament le renforcement strict de tous les suivis et contrôles sur le terrain, tout en instaurant une plateforme d’échanges pour une meilleure transmission des informations concernant les impacts des projets. La transparence financière est également exigée au niveau local. À titre d’illustration, les revenus issus des exploitations minières, perçus par chaque collectivité territoriale décentralisée, doivent être affichés dans chaque bureau de commune. Il s’agit, entre autres, des montants des ristournes et des valeurs des frais d’administration minière. La gestion de ces fonds se fera ensuite par le biais de l’application d’un budget participatif. Cela contribue à une meilleure gouvernance des recettes communales et au développement socio-économique local, étant donné que la population prend part à la prise de décision sur les investissements à réaliser. Une meilleure appropriation des projets miniers réalisés dans leur localité et la paix sociale constituent également les retombées positives de cette initiative.
Prix du mica
Par ailleurs, la révision des prix du mica sur le terrain a fait l’objet de discussions entre toutes les parties prenantes lors de cet atelier, organisé en collaboration avec l’association internationale RMI (Responsible Mica Initiative) et le PNUD. Cette entité vise à transformer le secteur de l’extraction du mica en un modèle durable, transparent et respectueux des droits humains, en particulier dans les deux principaux pays producteurs mondiaux que sont Madagascar et l’Inde. L’éradication du travail des enfants, la promotion d’un travail décent, l’instauration d’une chaîne d’approvisionnement traçable et le soutien au développement communautaire sont ses principales missions.
Navalona R.


