
Le secteur minier contribue réellement au développement socioéconomique du pays. Les apports de QIT Madagascar Minerals (QMM) constituent l’une des preuves de cette contribution économique des grands projets miniers. Le projet participe par ailleurs à des initiatives de développement local.
Selon les chiffres donnés par QMM, l’entreprise a versé 13,7 millions USD de dividendes au Fonds souverain malagasy (FSM) en 2025.
Partenariat
Versée au titre de la participation de l’État malagasy au capital de QMM, cette contribution financière illustre l’intérêt économique du partenariat public-privé avec cette entreprise, filiale du groupe Rio Tinto, qui opère dans la région Anôsy depuis plusieurs décennies. Au-delà de cette dimension financière, QMM met en avant un modèle de partenariat fondé sur la collaboration avec les autorités nationales et locales, les communautés riveraines, les partenaires de développement et le secteur privé. L’État malagasy est ainsi l’un des deux actionnaires de l’entreprise, aux côtés de Rio Tinto, et dispose de deux représentants au sein de son Conseil d’administration. Ce partenariat, qui s’inscrit dans près de 40 ans d’histoire, a traversé cinq présidences de la République. Selon QMM, sa contribution au développement repose notamment sur les investissements structurants, la création d’emplois, le renforcement des compétences et le soutien aux initiatives locales. La concertation avec les différentes parties prenantes constitue également un élément central de cette approche, notamment en matière de développement territorial et de gestion environnementale.
Employabilité des jeunes
Parmi les initiatives récemment mises en œuvre figure l’accueil de 48 étudiants en stage pour une durée de trois mois. Cette mesure fait suite à la troisième édition de la Foire aux stages, organisée en juillet 2026 à Fort-Dauphin. Répartis dans plusieurs départements de l’entreprise, les stagiaires pourront mettre en pratique leurs connaissances, découvrir différents métiers et acquérir une première expérience professionnelle. Cette initiative intervient dans un contexte où l’insertion professionnelle des jeunes demeure un défi majeur à Madagascar. Selon les données de l’Organisation internationale du Travail publiées par la Banque mondiale, 24,3% des jeunes étaient sans emploi, sans études et sans formation en 2022. L’accès à une première expérience professionnelle représente ainsi un levier important pour faciliter leur intégration sur le marché du travail. À travers cette démarche, QMM entend contribuer au développement de l’employabilité et à l’émergence de nouvelles compétences dans la région Anôsy.
Soins de proximité
La santé communautaire constitue un autre volet de cette collaboration. Avec l’appui de QMM, la Direction régionale de la Santé publique (DRS) Anôsy déploie des cliniques mobiles afin de rapprocher les services de santé des populations vivant notamment dans les zones rurales et enclavées. Du 10 septembre au 27 novembre 2026, 46 interventions sont programmées dans les communes rurales de Manambaro et de Sarisambo. Les consultations sont assurées par les équipes des Centres de santé de base (CSB) locaux et permettent aux bénéficiaires d’accéder gratuitement à des soins essentiels, au plus près de leur lieu de résidence. Depuis 2024, près de 2 900 personnes ont ainsi bénéficié gratuitement de soins dans le cadre de ce projet, dont environ la moitié sont des enfants. Cette initiative vise à réduire les difficultés d’accès aux services sanitaires pour les communautés riveraines de la mine.
Infrastructures pour le développement
La contribution de QMM au développement de la région Anôsy concerne également les infrastructures. L’entreprise participe notamment à la réhabilitation de la route nationale RN 13, un axe important pour la circulation des personnes et des marchandises. L’amélioration des infrastructures routières constitue un enjeu pour le désenclavement des territoires, la fluidité des échanges et le développement des activités économiques. Au total, QMM présente son partenariat avec Madagascar comme une démarche associant retombées financières pour l’État, investissements et initiatives de développement local. Les 13,7 millions USD de dividendes versés au FSM en 2025 constituent l’un des indicateurs de cette relation, tandis que les actions en matière d’employabilité, de santé et d’infrastructures en illustrent les autres dimensions. L’enjeu reste celui de la création de valeur partagée, avec des retombées durables pour l’État, les communautés locales et l’économie malagasy.
R.Edmond





