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jeudi, septembre 17, 2026
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Quid de l’état d’urgence … sécuritaire ?

Contre toute attente, l’état d’urgence énergétique a été prorogé pour une seconde période de 15 jours.

Quid de l’état d’urgence … sécuritaire ?

Malgré l’engagement du Groupement des pétroliers de Madagascar de « maintenir un approvisionnement régulier en carburant » et les recommandations du Fonds monétaire international sur le maintien du mécanisme d’ajustement automatique des prix à la pompe, l’état d’urgence énergétique est maintenu. Et ce, quand bien même les conditions requises pour proclamer la situation d’exception ne seraient pas cumulativement réunies. En effet, aucune menace grave ne plane sur les institutions de la République ou sur les bases de la Refondation. Le fonctionnement régulier des pouvoirs publics n’est pas non plus compromis. La prorogation de l’état d’urgence énergétique risque, au contraire, de créer de nouveau une psychose de pénurie chez les automobilistes et d’inciter ces derniers à stocker du carburant ou, du moins, à remplir leur réservoir plus que de raison, si ce n’est dans la limite de leur pouvoir d’achat. Quitte à perturber le circuit de distribution. Avec tout ce que cela pourrait avoir d’impact sur la sécurité ou l’insécurité. C’est selon. Tant qu’à faire, les honnêtes gens se demandent s’il ne faille pas plutôt proclamer l’état d’urgence … sécuritaire face à la recrudescence des actes criminels qui impliquent même des militaires armés. Des circonstances aggravantes, surtout quand les concernés sont chargés de la sécurité d’institution et/ou de membres de la nomenklatura. Pour ne citer que le cas le plus récent du braquage du « versement » d’une station-service, qui risque de suspendre pour de bon les pompes si ce sont les responsables de la sécurité des biens et des personnes qui les mettent en péril. Lorsque des éléments des forces de l’ordre ne sont plus le « tandroka aron’ny vozona », il importe davantage de proclamer l’état d’urgence sécuritaire qu’énergétique. Au moins, les mesures restrictives des libertés pèseront sur les véritables malfrats et non pas sur des Gen Z traités comme de vulgaires malfaiteurs.

R.O

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