Quoique le crépi ne soit pas tout à fait défraîchi ni entièrement abîmé, le palais de la Région Analamanga fait l’objet d’une opération de rénovation.
Ravalement de façade
Tous les 10 à 15 ans. C’est, en moyenne, la périodicité de la rénovation et du nettoyage de la surface extérieure d’un bâtiment, tant privé que public. C’est dire que le chantier en cours à Ambohidahy intervient bien à l’avance puisque les travaux réalisés par l’ancien maître des lieux remontent tout au plus à 2020. En somme, il y a 6 ans de cela. En fait, l’opération actuelle consiste surtout à faire disparaître les couleurs du précédent régime sous une épaisse couche de peinture. Peu importe que le produit soit acrylique ou minéral, l’essentiel est d’effacer, tout particulièrement, l’orange. Quitte à enduire au préalable la surface de chaux grasse, voire de résidus de carbure, à défaut d’utiliser de la peinture pliolite qui pourrait gonfler la facture, même s’il faut effectuer l’opération à n’importe quel… prix. Comme tout ravalement de façade, ce n’est qu’apparent et cela cache ce qu’il y a derrière. La question qui se pose est de savoir si le service public (accueil, traitement des dossiers…) a également subi une opération de nettoyage et de rénovation – au propre comme au figuré – en cette période de « fanavaozana ». Ou s’il s’agit d’une opération superficielle qui est juste de façade, c’est-à-dire limitée au seul extérieur sans toucher à la vraie nature des choses. En tout cas, un ravalement de façade vise à protéger, isoler et imperméabiliser l’extérieur aux fins, notamment, d’assurer l’étanchéité du bâtiment à la pluie, dans son acception météorologique. Mais pas à la pluie des demandes et doléances des usagers du service public, qui est l’ensemble d’activités d’intérêt général de la Région Analamanga. Une chose est sûre, le ravalement de façade ne résout pas les problèmes des gouvernés à qui les gouvernants en ont fait voir de toutes les couleurs.
R.O




