
Ravinala Airports adopte une politique de continuité dans ses investissements. Le gestionnaire des aéroports internationaux d’Ivato et de Nosy Be prévoit d’investir près de 100 millions d’euros supplémentaires jusqu’en 2044.
L’annonce a été faite la semaine dernière par le DG de Ravinala Airports, Daniel Lefebvre, lors d’une rencontre avec la presse.
Rôle structurant
Plus précisément, Ravinala Airports prévoit d’investir 97,3 M€ supplémentaires jusqu’en 2044, dont 44 millions d’euros sur les trois prochaines années. Avec des investissements déjà engagés de près de 238 millions d’euros depuis le début de la concession, Ravinala Airports joue un rôle structurant dans la modernisation du secteur aéroportuaire malgache. En parallèle, les retombées financières pour l’État, déjà visibles et appelées à croître fortement, confirment la pertinence du modèle adopté. Force est ainsi de constater que, depuis le début de sa concession, Ravinala Airports s’impose comme un acteur clé de la modernisation des infrastructures aéroportuaires à Madagascar. En effet, à travers des investissements massifs, une gestion structurée et une vision à long terme, la société contribue non seulement à l’amélioration des capacités d’accueil du pays, mais également à la génération de revenus significatifs pour l’État malgache.
Standards internationaux
Cet effort financier important a, en tout cas, permis de moderniser les installations existantes et surtout de construire un nouveau terminal international répondant aux standards internationaux en matière de sécurité, de capacité et de confort des passagers. D’après les explications de Daniel Lefebvre, le coût de construction du terminal international est resté relativement maîtrisé, surtout lorsqu’on le compare à d’autres projets similaires réalisés à la même période dans d’autres pays. Une réalité qui témoigne d’une approche rigoureuse dans la gestion des ressources, combinant efficacité économique et qualité des infrastructures. D’autant que les impacts positifs se sont ressentis en termes d’augmentation du trafic passager. En effet, en 2025, le nombre de passagers sur les aéroports internationaux d’Ivato et de Nosy Be a été de 1 332 511, contre 885 741 en 2015, soit une croissance de 34%.
Levier de recettes publiques
En termes de retombées financières pour l’État, les chiffres parlent d’eux-mêmes. La concession s’avère déjà bénéfique pour les finances publiques, puisque depuis le début du partenariat, l’État de Madagascar a perçu plus de 40 millions d’euros, dont 16 millions d’euros au titre de la redevance de concession et 24 millions d’euros provenant des impôts et taxes divers. Des chiffres qui illustrent le rôle de la concession comme levier de recettes publiques, dans un contexte où l’État cherche à optimiser ses ressources sans supporter directement le poids des investissements. Les perspectives financières à l’horizon de la fin de la concession sont encore plus significatives. En effet, d’après les projections, l’État malgache percevra au moins 486 millions d’euros au total en redevances et en impôts. Un montant qui démontre, en tout cas, la rentabilité progressive du modèle de concession, la montée en puissance du trafic aérien, mais également et surtout l’impact structurant des infrastructures sur l’économie nationale. En somme, l’expérience Ravinala Airports met en lumière les avantages d’un partenariat public-privé bien encadré. Une dynamique qui, si elle est maintenue dans la durée, pourrait contribuer significativement au développement économique du pays, en faisant des infrastructures aéroportuaires un véritable moteur de croissance.
R.Edmond.




