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jeudi, octobre 22, 2026
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Recommandations de la SADC : Le régime de Refondation se défend

Les responsables du régime de Refondation se défendent face à la recommandation de la SADC.

Moins de 24 heures après le Sommet extraordinaire des chefs d’État et de gouvernement de la SADC, l’Exécutif et le Législatif malgaches font bloc. Face aux exigences de la communauté régionale, la position d’Antananarivo est claire : fin du régime en 2027 oui, mais pas de concessions sur le cas des détenus.

La diplomatie régionale n’aura pas mis longtemps à faire réagir les tenants du pouvoir à Antananarivo. Au lendemain du Sommet extraordinaire de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), tenu le 29 juin 2026, les institutions de la Refondation ont opposé une fin de non-recevoir ferme aux injonctions de l’organisation régionale. Tout en donnant des gages de bonne volonté sur le respect du calendrier électoral, le pouvoir verrouille sa position sur le volet judiciaire. En première ligne, le colonel Michaël Randrianirina, président de la Refondation, a balayé d’un revers de main le terme d’« exilés politiques » utilisé par la SADC. « Il n’y a eu aucune persécution contre des acteurs politiques ici. Il s’agit purement de l’action de la justice concernant des personnes poursuivies pour vol et détournement de deniers publics. Si elles ont fui, c’est parce qu’elles se reprochent des actes répréhensibles », a-t-il clarifié, traduisant fidèlement la position du chef de l’État. Selon ce haut responsable, le pouvoir n’empêche personne de rentrer au pays, mais la justice poursuivra implacablement son cours contre ceux qui ont détourné les richesses nationales.

Procédures judiciaires

Le ton est identique du côté de la Primature. En marge du point presse sur l’évaluation de Madagascar au titre du deuxième cycle de l’examen de l’application de la Convention des Nations unies contre la corruption, qui s’est tenu hier à Alarobia, le Premier ministre Mamitiana Rajaonarison s’est voulu catégorique. « Il n’y a pas de prisonniers politiques à Madagascar », a-t-il martelé devant les journalistes. Pour le chef du gouvernement, les personnalités politiques actuellement sous les verrous y sont uniquement pour avoir enfreint la loi, s’inscrivant dans le cadre strict de procédures judiciaires de droit commun. Cette sortie médiatique coordonnée fait office de réplique directe aux résolutions de la SADC. Parmi les points brûlants soulevés par l’organisation figure la situation de ceux qu’elle qualifie de « prisonniers politiques ». La SADC a exigé leur libération immédiate, l’arrêt des arrestations jugées arbitraires ciblant les dirigeants de l’opposition et les membres de la « Génération Z », ainsi que le retour des exilés. Si le régime constitutionnel semble inflexible sur la question judiciaire, il lâche du lest concernant l’alternance démocratique. Le Premier ministre a ainsi réaffirmé que la période de la Refondation touchera bien à son terme en décembre 2027. À cette date, la Grande Île devrait voir l’avènement d’un nouveau président élu, conformément au chronogramme officiel déjà transmis aux instances de la SADC.

Consensus

Dans ce concert de justifications, le président de l’Assemblée nationale, Siteny Randrianasoloniaiko, est venu prêter main-forte à l’Exécutif. Le patron de la Chambre basse a tenu à redéfinir la notion même de détenu d’opinion : « Un prisonnier politique est une personne incarcérée en raison de ses opinions ou de ses activités politiques, et non pour des infractions avérées devant un tribunal indépendant. Il ne faut pas confondre cela avec les affaires de détournement de fonds publics, de corruption ou d’autres délits poursuivis conformément à la loi, quelle que soit l’appartenance politique », a-t-il souligné avec insistance. Une ligne de démarcation claire est donc tracée par les responsables d’Antananarivo. Si un consensus se dessine sur le respect scrupuleux du calendrier électoral devant clore la transition en décembre 2027, un point de friction majeur persiste avec la SADC. Reste à savoir si cette fermeté souverainiste saura convaincre les bailleurs et partenaires internationaux dans les mois à venir. Le colonel Michael Randrianirina a toutefois réaffirmé la volonté des autorités de coopérer avec la SADC pour résoudre les différends. Il a précisé que les assises nationales à venir seront inclusives, ouvertes à l’opposition, mais qu’elles resteront « une affaire entre Malgaches, sans ingérence extérieure ». Le bras de fer diplomatique est lancé.

Julien R.

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1 COMMENTAIRE

  1. la SADC veut être le gardien international de l’ordre constitutionnel ??????
    quand Rajoelina a été élu président la SADC a applaudi!!!!!!
    pendant ces 2 mandats Rajoelina et son gouvernement ont foulé aux pieds la constitution en nommant des chefs de région au lieu de les faire élire comme le prévoit la constitution
    Pas un mot de la SADC!!!!!!!!
    la SADC garant de l’application de l’ordre constitutionnel à Madagascar!!!!!!!
    c’est à mourir de rire si ce n’était pas dramatique pour le peuple malagasy!!!!

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