
Les Réunions de Printemps 2026 ont confirmé une convergence stratégique entre Madagascar et ses principaux partenaires techniques et financiers autour des priorités de développement. Dès les premières rencontres, notamment avec la Banque mondiale, les discussions ont mis en évidence un alignement sur deux axes majeurs : le développement des infrastructures et l’amélioration de l’environnement des affaires. Ces leviers sont considérés comme essentiels pour stimuler l’investissement privé et accélérer la création d’emplois. L’énergie figure en tête des priorités. Des projets structurants, tels que le développement de l’hydroélectricité ou les initiatives d’électrification, ont été identifiés comme des catalyseurs de croissance. Parallèlement, les infrastructures de transport et l’accès à l’eau sont également perçus comme des besoins fondamentaux pour améliorer les conditions de vie et soutenir l’activité économique.
Élargissement des ressources
La question de la mobilisation des ressources internes a également occupé une place centrale. Le FMI a insisté sur la nécessité de renforcer la gouvernance fiscale, de lutter contre la fraude et d’accélérer la digitalisation de l’administration afin d’accroître les recettes publiques. Dans ce contexte, Madagascar a exprimé un besoin accru d’assistance technique, notamment dans les domaines de la gestion budgétaire, de la rationalisation des dépenses et de l’utilisation d’outils innovants comme l’intelligence artificielle, pour améliorer les performances fiscales. Un autre point clé concerne la contrainte du plafond d’endettement fixé à 800 millions de dollars. Jugé insuffisant pour financer les projets structurants, ce seuil pourrait faire l’objet d’une réévaluation, sous réserve d’un dialogue approfondi avec le FMI. Enfin, l’ensemble des partenaires a insisté sur un enjeu transversal : l’accélération de la mise en œuvre des projets. Malgré des financements disponibles, des lenteurs administratives et procédurales continuent de freiner l’exécution, réduisant l’impact des investissements. Ainsi, au-delà des engagements financiers, les Spring Meetings ont surtout permis de poser les bases d’une action coordonnée, orientée vers des résultats concrets et mesurables.
Antsa R.




