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jeudi, août 27, 2026
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Relance économique : Fin des dépenses inutiles et des lourdeurs, imposée par Dr Ramiarison

Rencontre du ministre Dr Herinjatovo Aimé Ramiarison avec les agents du ministère de l’Économie et des Finances basés dans les régions Fitovinany, Vatovavy et Atsimo-Atsinanana.

Face aux agents du ministère de l’Économie et des Finances dans le Sud-Est, le ministre Dr Herinjatovo Aimé Ramiarison a fixé les priorités : l’administration financière doit devenir un véritable levier de relance économique et améliorer concrètement les services rendus aux usagers.

Un ministère au cœur de la relance. En marge de sa participation à l’ASIEF à Manakara, le ministre de l’Économie et des Finances, Dr Herinjatovo Aimé Ramiarison, a rencontré les agents du MEF des régions Fitovinany, Vatovavy et Atsimo-Atsinanana. Une rencontre sans détour, durant laquelle les difficultés des services déconcentrés ont été exposées, mais qui a surtout permis au ministre de rappeler la responsabilité du département dans la situation économique actuelle. Dépenses publiques à impact, lutte renforcée contre la fraude et la corruption, simplification administrative, fiscalité de proximité et soutien au secteur privé ont été longuement discutés durant cette rencontre. « Il faut voir les priorités », a insisté le ministre. En matière de finances publiques, chaque ariary dépensé doit produire un impact concret sur le développement économique et social. Il appelle ainsi à mettre fin aux dépenses inutiles et extravagantes, dans un contexte où les ressources restent limitées et où les besoins sont nombreux.

À résoudre

Sur le terrain, les agents ont justement dressé une longue liste de contraintes : bâtiments fortement dégradés, services contraints de louer ou d’emprunter des bureaux, matériels informatiques et roulants défaillants, mobilier de qualité insuffisante, manque d’effectifs et besoin de renforcement des compétences. À la Trésorerie générale de Manakara, seuls 13 agents opérationnels restent en poste après les départs à la retraite et les affectations, alors que la charge de travail augmente. Des bénévoles ont même été sollicités pour maintenir le rythme, leurs indemnités étant prises en charge par cotisation du trésorier général et du fondé de pouvoir. La réhabilitation des locaux devient également urgente. Selon les responsables, leur état expose notamment les retraités venus effectuer leurs démarches à des risques de malaise. D’autres services déconcentrés ont évoqué des pénuries de tickets et d’imprimés, ainsi que la nécessité d’augmenter les crédits du Programme d’investissement public pour renouveler les équipements. Le ministre a reconnu les besoins, tout en soulignant qu’ils devront être hiérarchisés et traités progressivement.

Hémorragie à stopper

Mais la feuille de route va au-delà des moyens matériels. Aux Impôts et aux Douanes, la lutte contre la fraude et la corruption devra s’intensifier. Madagascar perdrait près de 800 millions de dollars par an en recettes fiscales et douanières du fait de ces pratiques. Un infléchissement est toutefois constaté : en 2026, les recettes supplémentaires issues de cette lutte auraient doublé par rapport à l’année précédente. La digitalisation des procédures, destinée notamment à réduire les contacts humains et les risques de corruption, sera davantage déployée dans les régions. La fiscalité de proximité doit également gagner en lisibilité. Les enquêtes citées par le ministre montrent une population disposée à contribuer au développement, mais encore insuffisamment informée sur les montants, la destination des recettes et les différents impôts. Le civisme fiscal devrait ainsi être intégré aux programmes scolaires. Autre chantier : les lourdeurs administratives. Des manuels de procédures seront élaborés et une task force travaille déjà à leur réduction. Pour le ministre, ces lenteurs ont un coût économique réel. Même logique pour les infrastructures : leur insuffisance ferait perdre jusqu’à 2% du PIB, soit environ 320 millions de dollars par an. L’État affirme avoir réglé les impayés du Fonds d’entretien routier et veut désormais que les nouveaux dossiers soient traités en quinze jours maximum. Le cap fixé par le ministre Dr Ramiarison Herinjatovo Aimé aux agents de son ministère consiste ainsi à mieux gérer les ressources publiques, à faciliter l’activité du secteur privé et à faire de l’administration un moteur, et non un frein, de la relance.

Antsa R.

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