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jeudi, septembre 17, 2026
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Relance économique : Les priorités malgaches inscrites dans les quatre points cardinaux de la BAD

Dr Sidi Ould Tah, président du Groupe de la BAD, a mis en avant les quatre points cardinaux, lors des Assemblées annuelles de la semaine dernière.
Le ministre malgache de l’Économie et des Finances, Dr Herinjatovo Aimé Ramiarison, lors de la réunion des gouverneurs du Groupe de la BAD à Brazzaville

Les gouverneurs du Groupe de la BAD ont adopté les « quatre points cardinaux » présentés lors des Assemblées annuelles à Brazzaville. Selon le ministre malgache, Dr Herinjatovo Aimé Ramiarison, cette vision coïncide avec celle de Madagascar. 

Les priorités de relance économique portées par Madagascar trouvent un écho direct dans la nouvelle vision stratégique de la Banque africaine de développement (BAD). Réunis à Brazzaville, en République du Congo, dans le cadre des Assemblées annuelles 2026 du Groupe de la BAD, les gouverneurs ont entériné les « quatre points cardinaux » défendus par le président de l’institution, Dr Sidi Ould Tah. Cette orientation vise à donner une nouvelle impulsion au financement du développement africain, dans un contexte marqué par des besoins croissants en infrastructures, en emplois, en transformation économique et en résilience.

Convergence

Pour Madagascar, cette nouvelle boussole stratégique intervient à un moment où le pays entend accélérer sa relance économique tout en préservant les équilibres financiers. Le ministre de l’Économie et des Finances, Dr Herinjatovo Aimé Ramiarison, également gouverneur du Groupe de la BAD pour Madagascar, souligne le rôle central de l’institution dans l’accompagnement des pays africains. Selon lui, la BAD demeure un partenaire incontournable du développement du continent, en soutenant à la fois les réformes, les investissements structurants et la transformation économique. Les quatre points cardinaux de la BAD reposent notamment sur la mobilisation du capital africain, la reconstruction de la souveraineté financière du continent, la transformation de la démographie en dividende économique, ainsi que le développement d’infrastructures résilientes et de chaînes de valeur compétitives. Ces axes rejoignent plusieurs priorités défendues par Madagascar, notamment la nécessité de financer les besoins essentiels, d’améliorer la productivité, de renforcer le secteur privé et de créer davantage d’emplois.

Besoin d’impacts

Dans cette perspective, la BAD est considérée par Madagascar comme un partenaire stratégique dans des secteurs clés. Les priorités soutenues concernent notamment l’énergie, l’eau, les infrastructures économiques, la productivité agricole, le secteur privé, la jeunesse et la valorisation du capital naturel. Ces domaines correspondent aux besoins les plus urgents du pays, mais aussi aux leviers nécessaires pour construire une croissance plus inclusive, plus durable et davantage orientée vers les résultats. Selon Dr Herinjatovo Aimé Ramiarison, « il est vrai qu’il faut mobiliser davantage de financements, mais l’enjeu consiste surtout à mieux financer ». Madagascar défend ainsi une approche équilibrée, fondée sur la prudence, la responsabilité et l’impact. L’objectif est de soutenir le développement sans compromettre la soutenabilité de la dette. Le pays privilégie, dans ce sens, les ressources concessionnelles, les financements climatiques, les partenariats public-privé bien encadrés, la mobilisation des ressources domestiques, la sélection rigoureuse des projets, la transparence financière et la gestion prudente de l’endettement.

Réformes en cours

Cette position rejoint l’un des grands messages portés lors des Assemblées annuelles de la BAD : l’Afrique doit renforcer sa capacité à financer elle-même ses priorités, tout en mobilisant les partenaires autour de projets structurants et crédibles. Pour Madagascar, cette logique implique de concentrer les ressources sur des projets à fort impact économique et social, capables d’améliorer concrètement les conditions de vie de la population. Le rôle du secteur privé constitue également un axe majeur. À l’échelle africaine, plusieurs obstacles continuent de freiner l’investissement dans les infrastructures et l’industrie. Le coût élevé du financement, les risques perçus par les investisseurs, le déficit d’infrastructures, l’accès limité à l’énergie, les lenteurs administratives, l’insécurité juridique et la complexité fiscale figurent parmi les principaux blocages identifiés. Face à ces défis, Madagascar entend poursuivre les réformes engagées pour rendre l’environnement économique plus sûr, plus simple et plus attractif. Les efforts portent notamment sur l’amélioration du climat des affaires, la modernisation de l’administration, la numérisation des procédures, le renforcement de la sécurité juridique, la simplification fiscale et l’appui aux infrastructures économiques. L’objectif est de créer les conditions nécessaires pour permettre au secteur privé d’investir davantage, de produire plus et de créer des emplois.

Antsa R.

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