
Alors que le Premier ministre Mamitiana Rajaonarison vient de présenter un bilan globalement jugé positif de ses six premiers mois à la tête de l’Exécutif, le climat politique et social demeure sous haute tension. Sur le terrain, et plus particulièrement sur la Toile, la frange jeune de la population, la Génération Z, maintient une pression constante sur les institutions.
Dans les travées d’Anosy et les coulisses de la capitale, les rumeurs d’un éventuel remaniement ministériel enflent de jour en jour. Face à cette épée de Damoclès, plusieurs membres du gouvernement s’activent, multipliant les bilans et les interventions médiatiques pour tenter de rassurer l’opinion publique et, surtout, de sauver leur strapontin. Pourtant, la réalité des faits rattrape la communication gouvernementale. À l’heure actuelle, au moins cinq départements ministériels cristallisent la colère et le mécontentement des citoyens. Les critiques fusent sur les réseaux sociaux, où les internautes malgaches dissèquent et relaient point par point les manquements constatés.
Coupures d’électricité. Au premier rang de cette contestation numérique figure le ministère de l’Énergie et des Hydrocarbures, piloté par Radonirina Lucas Rabearimanga. Alors même que les récurrentes coupures d’électricité et les problèmes de délestage ont constitué la mèche des mouvements sociaux de 2025 – précipitant la chute du régime précédent –, le fléau refait surface, exaspérant des foyers déjà lourdement éprouvés. Du côté du ministère des Mines et des Ressources stratégiques, la grogne persiste de plus belle. La gestion des exploitations informelles et illégales continue de faire débat. Ce secteur ultra-stratégique, malgré les promesses répétées d’assainissement, échappe encore et toujours à un contrôle rigoureux de l’État. Carl Andriamparany fait partie de la short list des ministres en mauvaise posture.
Tempête de critiques. Autre cible de choix : le ministère du Tourisme. Acteurs et observateurs du secteur regrettent amèrement le manque d’initiatives fortes et d’actions d’envergure pour dynamiser cette vitrine économique majeure. La ministre Lucie Vololoniaina se trouve ainsi au cœur d’une tempête de critiques. Le secteur de la santé constitue, quant à lui, l’un des points les plus inflammables. La gestion de la crise sanitaire et humanitaire à Ifanadiana, marquée par des décès d’enfants tragiquement recensés, a terni l’image de la ministre, la Dr Managna Monira, et a profondément choqué l’opinion.
Jour férié. Au ministère du Travail, de l’Emploi et de la Fonction publique (MTEFoP), la situation s’est détériorée à la faveur de la récente polémique entourant la gestion du jour férié du 25 septembre dernier. Le ministre Denis Franconio Mac est ainsi devenu la cible privilégiée des grognements citoyens. Enfin, le ministère de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle n’est pas en reste. Todisoa Andriamampandry fait face à une volée de bois vert sur les réseaux sociaux, notamment en raison des controverses entourant les processus de recrutement au sein de son département.
Nouveau souffle. Cette fronde 2.0, portée par une jeunesse ultra-connectée et exigeante, place le chef du gouvernement face à ses responsabilités historiques. Le Premier ministre Mamitiana Rajaonarison saura-t-il entendre ces doléances citoyennes et insuffler un nouveau souffle indispensable à son équipe ? Le spectre d’un remaniement n’a jamais été aussi palpable à Mahazoarivo. Une chose est sûre : les ministres épinglés n’ont plus droit à l’erreur. L’opinion publique, désormais actrice et vigilante, attend des actes forts et des résultats tangibles, bien loin des simples effets d’annonce.
Julien R.





Le mot strapontin est juste pour la majorité des pseudos ministres.
Reduire leur nombre de moitié ferait du bien au budget étatique
Une proposition démagogique et populiste ! D’ailleurs ce ne sont pas les journaleux et les réseaux sociaux qui pourront influencer les deux têtes de l’exécutif !
Ce qu’il faut c’est une élection transparente sans le mpiandry omby colonel de pacotille et tout les membres de son gouvernement ainsi que tous ceux qui ont déjà exercé le pouvoir auparavant.
On a plein de diplômés de l’école nationale d’administration en géopolitique et on laisse des mpiandry omby, des militaires, disc jockey, laitier prendre le pouvoir.
Il faut un grand nettoyage à Madagascar!
C’est le gouvernement entier qu’il faut dissoudre, Il ne faut pas que Mickael oublie que la plupart ont été désignés et nommés ministres par affinités. Il y a des têtes que le pseudo président n’ose pas toucher.
faut tous les emprisonner !!