Le compte à rebours a commencé pour les millions d’élèves qui reprendront le chemin de l’école avec un sentiment partagé entre la joie de retrouver leurs camarades et le stress de la rentrée.
Rentrée scolaire dans un climat d’insécurité
Faute de statistiques mises à jour, on ne sait trop le nombre exact, voire approximatif, d’élèves qui répondront présent à la prochaine rentrée scolaire. Une chose est sûre : c’est le primaire qui représente le gros lot, suivi du collège et du périscolaire. Les lycéens se trouvent généralement au 4e rang en termes d’effectifs. En revanche, les parents savent à l’ariary près ce qu’ils ont dépensé ou vont dépenser en fournitures scolaires, dont la liste remplit souvent plus d’une page de cahier grand format. Sans compter – même s’il le faut bien – des prix qui affichent une tendance à la hausse, contrairement au niveau des élèves, plutôt à la baisse, tout particulièrement dans les lieux et milieux défavorisés qui ne bénéficient pas de moyens supplémentaires, tels que ceux dont disposent les Zones d’Éducation Prioritaires (ZEP) en France, où la rentrée a lieu presque en même temps qu’à Madagascar. C’est un peu comparer l’incomparable, puisque la série de disparitions de personnes, suivie parfois de mort d’hommes et, surtout, de jeunes filles, risque de planer sur le chemin de l’école, à l’aller comme au retour. Un volet sécuritaire qui préoccupe au plus haut point les parents, confrontés à des exercices, notamment budgétaires et d’emploi du temps, dont les solutions ne se trouvent pas dans les manuels scolaires de leurs enfants. Après la pause des vacances, « back to school », pour utiliser l’anglais qui fait partie du programme scolaire. Pour les enseignants, les élèves et les parents, la reprise des classes dans les établissements tant publics que privés devrait se dérouler dans les meilleures conditions possibles, sous peine, pour les pouvoirs publics, de recevoir une mauvaise note et des observations peu élogieuses dès le premier jour de la rentrée.
R.O




