
Le vendredi 9 août 2024. Une journée qui s’annonçait ordinaire, sans souci et légère, s’est brusquement interrompue dans le cours de la vie d’Hélèna, âgée d’à peine 16 ans. Alors qu’elle cheminait tranquillement avec ses compagnons, un 4×4 surgit de manière brutale et incontrôlée, rompant le silence de la route. La vie peut basculer en un clin d’œil. La jeune fille s’est gravement blessé la jambe gauche, comme si la candeur de l’enfance lui avait été arrachée.
Hélèna, après une évacuation urgente vers l’hôpital situé dans la ville, a été immédiatement prise en charge. Les membres inférieurs immobiles, le verdict médical est sans appel, tranchant comme une épée : l’amputation semble être la seule solution pour lui préserver la vie. Cependant, face à l’angoisse, la famille vacille, voire tétanisée. Le cœur s’emballe, la terreur règne, et une autre option émerge dans leur esprit : celle de la médecine traditionnelle.

#Le charlatant.
C’est alors qu’un Antifañaiñy, guérisseur soi-disant réputé pour soigner les os, fait son apparition. Avec des mots apaisants et une certitude presque cérémonieuse, le charlatant jure l’impossible : « que la jeune fille se remettra, que la blessure cicatrisera sans aucune mutilation »,. L’espoir, bien qu’infime, se transforme en refuge puissant. À ce moment-là, Hélèna est mise dans un plâtre de rotin, à l’écart des protocoles médicaux contemporains. Le temps s’écoule, et la situation se détériore. Les tissus deviennent sombres, une odeur malodorante se répand, la souffrance évolue en signal d’alarme. Le corps s’exprime, mais trop tardivement entendu. « Mes blessures ont pris une couleur noire et une odeur insupportable s’est dégagée », avouera-t-elle par la suite, comme si elle parlait d’un cauchemar dont elle ne s’est pas totalement éveillée. Devant l’aggravation sérieuse de son état, la famille retourne en toute hâte vers l’établissement sanitaire. Il n’y a désormais plus d’autre option. Les chirurgiens interviennent pour préserver ce qui est encore salvable, c’est-à-dire la vie. L’amputation de la jambe gauche a été effectuée. La souffrance, la perte financière de plus de trois millions d’ariary et les marques invisibles représentent le coût du retard.

#Polyclinique Next scama : l’espoir fait vivre.
Néanmoins, même après l’intervention, un obstacle persiste. Le genou, immobilisé, entrave toute possibilité d’une rééducation efficace. La marche paraît toujours en attente, hors de portée. C’est à ce moment qu’une nouvelle lueur se manifeste. Hélèna, habilement portée par une détermination à la fois fragile et tenace, refuse de céder. Elle se dirige vers la Polyclinique Next Scama Antsiranana, où elle est accueillie par le Dr Thomas Vasters, un spécialiste allemand en traumatologie. Suite à la délibération, une décision différente est prise. Une autre opération, à un niveau supérieur, au-dessus du genou, est prévue pour faciliter l’installation d’un membre prothétique fonctionnel. La suggestion est imposante, mais elle dévoile une opportunité que l’on pensait close. Avec l’accord de sa mère, Hélèna donne son assentiment. Dans leurs yeux confondus, il y a sans doute de l’incertitude, mais également cette étincelle obstinée qui ne veut pas s’éteindre. « Nos proches nous ont soutenues… ils ont affirmé qu’avec une prothèse, elle pourrait de nouveau marcher. C’est pour cette raison qu’on est ici », confie sa mère, une femme modeste, dénuée de repères médicaux notables, mais portée par une foi immense dans son rétablissement. « Mon unique préoccupation est le bien-être de ma fille. » Elle déclare : « Je confie son futur aux compétences du médecin », avec une honnêteté désarmante. Hélèna est admise au bloc opératoire le vendredi 15 mai 2026. Une autre date ajoutée à son histoire, qui pourrait néanmoins marquer un tournant. Dans l’atmosphère glaciale de la salle de chirurgie, c’est un nouveau dessein qui se dessine, non pas celui de la perte, mais celui d’une potentielle reprise. Outre les amputations, les fautes, les déviations et les souffrances, il demeure un aspect que ni le couperet ni le passage du temps n’ont pu enlever : l’irrévocable détermination d’une jeune fille à regagner ses pas. Désormais, mademoiselle Courageuse suit un traitement dans le but de fortifier son membre inférieur gauche, en attendant l’adaptation d’une prothèse.

#Monsieur Bellini : source de la renaissance
Le fondateur de la Polyclinique Next à Antsiranana, impressionné par le courage et la détermination de la jeune femme face à l’épreuve, a décidé de prendre en charge intégralement les frais médicaux. Un geste fort, empreint d’humanité, qui témoigne d’un engagement sincère envers les plus fragiles. Cet humaniste italien, célèbre pour sa générosité discrète et incessante, n’en est pas à sa première œuvre de solidarité. Toujours fidèle à ses valeurs, il place l’aide aux plus démunis au cœur de son engagement et multiplie les initiatives en faveur des personnes en situation de précarité. Par ce nouvel acte de bienveillance, il confirme une fois encore que la médecine, au-delà de la technique, peut aussi être un espace d’humanité, de compassion et de dignité retrouvée pour ceux qui en ont le plus besoin. Monsieur Bellini tend la main à Helena et lui promet de lui offrir un emploi.
Les deux années vécues par Helena se sont révélées tumultueuses et l’avenir paraissait sombre. En revanche, sa détermination ne s’est jamais affaiblie. Entre mésaventures et espoir, la jeune demoiselle a souffert, mais elle a su tenir bon. Dotée d’une mentalité d’acier, elle n’a jamais accepté de se résigner. Elle a compris qu’elle avait toute la jeunesse devant elle pour se relever. Bien entendu, elle est un exemple à suivre. Sans parler des voisins qui ont soutenu de près sa famille afin qu’elle retrouve ses pas, l’intervention du Dr Vasters et surtout celle de Bellini ont encouragé la patiente à tracer son destin. En outre, la Polyclinique Next de Scama, à Antsiranana, est dotée de spécialistes de qualité. Ce qui dément la fameuse rumeur selon laquelle « les soins sont plus sérieux dans la capitale que dans les faritra ».
Iss Heridiny




