
Le ministère de l’Économie et des Finances et la Banque mondiale ont passé en revue l’état d’avancement des projets financés par l’institution à Madagascar. Plusieurs projets routiers et agricoles devront être accélérés à la suite de cet atelier.
La rencontre s’est déroulée hier à Antaninarenina et a été conduite par le ministre de l’Économie et des Finances, Dr Herinjatovo Aimé Ramiarison, avec le représentant résident de la Banque mondiale à Madagascar, Atou Seck, accompagné de sa délégation. Cette revue de portefeuille a également réuni les représentants des projets PCMCI et PIC 3, ainsi que les ministères sectoriels concernés, notamment le ministère des Travaux publics et le ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire. Selon les deux parties, l’objectif était de faire le point sur les projets en cours, d’identifier les blocages et d’accélérer l’exécution des activités financées par la Banque mondiale, en particulier dans les domaines des infrastructures routières et de la production alimentaire. Pour le MEF, l’enjeu est de renforcer l’impact direct des financements extérieurs sur la vie de la population, à travers des réalisations visibles, mesurables et utiles au développement économique.
Infrastructures économiques
Dans le secteur des infrastructures, les discussions ont porté sur l’avancement des travaux relatifs à plusieurs axes routiers stratégiques, dont la RNP2, la RNP4, la RNP7 et la RN5. Les échanges ont aussi concerné le programme MROR, qui entre dans une phase liée à l’entretien routier, ainsi que les difficultés d’approvisionnement en bitume. Des mesures ont été évoquées pour garantir la continuité des travaux et éviter les ralentissements sur les chantiers. La partie agricole a également occupé une place importante dans les discussions. Le programme Riz Plus, mis en œuvre avec le ministère de l’Agriculture, a été présenté comme un levier pour renforcer la production rizicole et soutenir la souveraineté alimentaire. Le mécanisme e-Voucher figure parmi les outils mobilisés pour accompagner les producteurs et améliorer l’accès aux intrants. La réunion s’est conclue par la définition d’un plan d’action commun entre le gouvernement et la Banque mondiale. Celui-ci vise à accélérer la mise en œuvre des projets, à améliorer le taux de décaissement et à garantir des résultats concrets au bénéfice de la population.
Antsa R.




