Le constat et les statistiques sont sans appel. Les maladies cardiovasculaires, qui constituent un problème majeur de santé publique à Madagascar, sont également la première cause de mortalité mondiale. Selon la Fédération mondiale du cœur (World Heart Federation-WHF), une personne sur trois en meurt. À l’occasion de la Journée mondiale du cœur 2026, célébrée hier 29 septembre, la campagne de sensibilisation, dont le slogan est « Don’t miss a Beat » (Ne manquez pas un seul battement), se poursuit sous l’égide du WHF. Elle vise à sensibiliser le public aux maladies cardiovasculaires, en soulignant l’importance de reconnaître les signes avant-coureurs et les symptômes de ces maladies à l’origine de décès prématurés, à commencer par l’hypertension artérielle. Celle-ci mérite d’être prise très au sérieux chez chaque individu, jeune ou moins jeune. À Madagascar, elle touche des sujets de plus en plus jeunes.
La sensibilisation aux maladies cardiovasculaires met ainsi l’accent sur l’importance d’agir sur les facteurs de risque modifiables, tels que le tabac, la sédentarité et l’alimentation déséquilibrée, outre l’hypertension et le diabète. De source médicale, il est préconisé de procéder à un dépistage régulier, notamment de l’hypertension artérielle, de la glycémie et du cholestérol, et d’adopter une hygiène de vie saine afin d’éviter au maximum les complications.
À Madagascar, près de 40 % des adultes sont touchés par l’hypertension artérielle. Le pays fait également face à un manque cruel de cardiologues et de plateaux techniques suffisants et ce, depuis des décennies, augmentant le recours aux évacuations sanitaires, fort onéreuses, pour les interventions lourdes et complexes. Néanmoins, les initiatives se multiplient en matière de coopérations internationales afin de renforcer les compétences nationales en cardiologie interventionnelle et en chirurgie cardiaque pédiatrique.
Hanitra R.




