Le ministère de la Santé publique de Madagascar, en collaboration avec l’Organisation mondiale de la Santé et ses partenaires institutionnels, organise un événement dédié à la valorisation des savoirs ancestraux dans le domaine de la santé. La manifestation se déroulera le vendredi 28 août 2026, dès 8 heures du matin, à la grande salle du Plan Anosy. Cette journée permettra de mettre en lumière la recherche et le développement des soins traditionnels. Le thème principal met en avant l’importance d’analyser les recherches et les progrès dans la médecine traditionnelle afin d’améliorer l’accès aux soins dans toute la région africaine. Cette rencontre réunira praticiens, chercheurs et professionnels, afin de promouvoir la complémentarité entre savoirs traditionnels et médecine moderne.
Biodiversité
À Madagascar, la médecine traditionnelle demeure le premier réflexe de santé pour une grande majorité de la population. Ancrée dans l’histoire et les coutumes, la pharmacopée malgache s’appuie sur une biodiversité végétale exceptionnelle pour soigner les maux du quotidien, aussi bien dans les campagnes reculées que dans les centres urbains. Loin d’être une simple pratique du passé, cette médecine ancestrale s’inscrit aujourd’hui dans une démarche de modernisation et de reconnaissance scientifique. Les tradipraticiens et les chercheurs collaborent de plus en plus afin de valoriser les plantes médicinales du pays et de garantir leur sécurité d’emploi. L’objectif consiste à intégrer harmonieusement ces connaissances séculaires au système de santé publique.
La célébration de la Journée africaine de la médecine traditionnelle au Plan Anosy témoigne de cette dynamique de progrès. Cet événement met en avant la recherche, l’évaluation des principes actifs et la protection de la biodiversité nationale. En alliant les savoirs transmis par les ancêtres aux exigences de la science contemporaine, Madagascar affirme la valeur de son patrimoine naturel pour offrir une alternative thérapeutique accessible, durable et efficace à l’ensemble des citoyens.
Narindra Rakotobe




