
« Analyse de la pauvreté, gérer les risques et catastrophes afin de protéger les plus pauvres ». Tel a été le thème de recherche choisi par le Pr Holimalala Randriamanampisoa en vue de l’obtention d’un diplôme le plus haut niveau de l’enseignement supérieur.
Il s’agit de l’Habilitation à Diriger des Recherches ès Sciences Economiques. Après le Pr Emilienne Raparson, elle est la deuxième femme ayant décroché ce titre au sein du Centre d’Etudes et de Recherches Economiques pour le Développement (CERED) à l’université d’Antananarivo, et ce, avec le Professeur Tiana Mahefasoa Randrianalijaona comme Garant Scientifique. Il est à noter que Holimalala Randriamanampisoa est chargée des cours dans le domaine des Sciences et de la Société –Mention Economie à l’université d’Antananarivo depuis 2015. Elle a été également chargée des cours à la faculté d’Economie à l’université de Montpellier en France.
Considération de la pauvreté. Dans le cadre de ses recherches, ce Docteur en Sciences économiques soutient la thèse que l’existence des risques altèrent le processus de développement car les dégâts qu’ils engendrent coûtent chers. « En effet, plusieurs travaux ont montré que la situation de pauvreté concerne l’insuffisance des ressources mais elle désigne également une situation où les individus ne disposent pas des dispositifs nécessaires afin de se prémunir contre les risques et différents chocs dans leur vie quotidienne. En outre, ces risques et différents chocs pénalisent encore plus ceux qui sont déjà faibles économiquement. La pauvreté accroît également le niveau de vulnérabilité des actifs par rapport à un aléa », d’après ses explications. Et lui de préciser que cette évolution de la considération de la pauvreté se répercute inévitablement sur les mesures et les différentes politiques économiques menées pour la combattre.
Outils importants. A titre d’illustration, « les nouvelles orientations des différentes politiques de développement se matérialisent de moins en moins sous forme d’assistanat. Elles insistent davantage sur les dotations et les moyens attribués aux individus pour qu’ils puissent acquérir des capabilités et renforcer leur résilience. Parmi ces politiques, l’accès au crédit et la protection sociale sont devenus des outils importants permettant aux pauvres de tirer parti des opportunités d’améliorer leur situation et notamment l’acquisition des capacités. Il en est de même pour la protection sociale en particulier quand elle permet de toucher les plus démunis », a enchaîné le Pr Randriamanampisoa Holimalala. Toutefois, « dans les pays en voie de développement comme Madagascar, le financement de ces politiques reste problématique ainsi que les ciblages des bénéficiaires. La question sur leur efficacité se pose également car souvent elles ne sont pas intégrées dans une politique globale de lutte contre la pauvreté. Les dispositifs mis en œuvre se focalisent surtout dans des dispositifs post-catastrophe et leur efficacité », a-t-elle conclu.
Navalona R




