Le 46ᵉ sommet ordinaire des chefs d’État et de gouvernement de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), prévu ce jour au Centre international des conférences de Durban, s’annonce comme un rendez-vous capital pour Madagascar.
Scrutée à la loupe
Sauf changement de dernière minute, le président de la Refondation de la République, Michaël Randrianirina, conduira la délégation malgache durant ce sommet où, au-delà des questions d’intégration régionale et de coopération économique, c’est surtout la situation politique de la Grande île qui devrait retenir l’attention. Depuis le changement inconstitutionnel de régime intervenu en 2025, Madagascar demeure en effet sous la surveillance politique de la SADC. L’organisation régionale n’a cessé de suivre l’évolution de la transition, multipliant missions, consultations et évaluations. Le sommet de Durban s’inscrit ainsi dans la continuité des précédentes initiatives régionales, notamment du sommet extraordinaire virtuel du 29 juin dernier, au cours duquel la situation malgache figurait parmi les dossiers examinés. La lecture que feront les dirigeants de la SADC de l’évolution de la transition sera, en tout cas, déterminante pour l’avenir politique du pays. Le suivi des décisions antérieures constitue précisément l’un des points importants de l’ordre du jour. Pour Antananarivo, l’enjeu sera de démontrer que la trajectoire politique engagée permet de progresser vers un retour à un ordre institutionnel conforme aux engagements pris, tout en préservant la souveraineté du pays. En tout cas, le sommet de Durban pourrait constituer un nouveau test pour la transition malgache. Le véritable enjeu sera de savoir si Madagascar parvient à convaincre ses voisins de la solidité de son processus politique. Une chose est certaine : à Durban, la Grande île ne sera pas seulement présente à la table des discussions. Elle y sera surtout scrutée à la loupe.
R.Edmond.




