
Le Syndicat des enseignants-chercheurs et chercheurs-enseignants (SECES), section Antananarivo, monte au créneau.
Dans une déclaration rendue publique avant-hier, il exprime sa préoccupation face à des situations qu’il juge contraires à la liberté d’expression, estimant que certains citoyens ont été interpellés pour avoir exprimé leurs opinions et leurs revendications.
Restriction
Le syndicat alerte sur ce qu’il considère comme une restriction progressive du droit d’expression. Il rappelle que cette liberté fondamentale constitue un pilier essentiel de toute société démocratique. Assimiler l’expression des opinions à une menace pour l’ordre public pourrait, selon le SECES, compromettre les efforts de développement et de refondation. L’organisation évoque une situation rappelant certaines pratiques du passé, jugées susceptibles de fragiliser la dynamique actuelle. Le SECES interpelle les autorités issues des mouvements de changement et les invite à faire preuve de discernement dans la prise de décision. Les choix opérés, selon lui, doivent rester conformes aux attentes et aux sacrifices consentis par la population. Le syndicat rappelle que « le peuple n’a pas perdu ses repères » et reste attentif à l’évolution de la situation.
Intérêt général
Dans son message, le SECES insiste également sur la primauté de l’intérêt général. Il estime que les revendications portées ont été motivées par la volonté de servir la nation et non des intérêts individuels. Il appelle ainsi à privilégier la cohésion nationale et la stabilité sociale dans les actions publiques. Enfin, le syndicat appelle à la retenue, dans les propos comme dans les actes. Il souligne la responsabilité des dirigeants face aux aspirations populaires et affirme rester vigilant quant au respect des principes fondamentaux liés aux libertés publiques et à la démocratie.
Nadia R.


