L’élevage occupe une place importante dans l’économie rurale et dans les moyens de subsistance de nombreux ménages. Le ministère de l’Élevage entame une modernisation de ce secteur en vue de renforcer la productivité et d’améliorer les revenus des éleveurs, tout en créant de nouvelles opportunités économiques et en contribuant à la souveraineté alimentaire du pays. « Une mobilisation de financements publics et privés de l’ordre de 400 millions USD, servant à mettre en œuvre la feuille de route d’investissement de 2026 à 2030, s’avère nécessaire pour accélérer cette transformation du secteur via la réalisation du plan directeur du secteur de l’élevage à Madagascar », a déclaré le ministre de tutelle, le Dr Riana Nantenaina Randrianomenjanahary, lors de l’ouverture de la table ronde de haut niveau consacrée au financement de la transformation du secteur de l’élevage à Madagascar, hier, à l’hôtel Carlton.
Expertises techniques. Cette feuille de route identifie les investissements prioritaires dans les principales chaînes de valeur, telles que les filières bovine et laitière, les petits ruminants, l’aviculture et l’élevage porcin. L’International Livestock Research Institute (ILRI) et la FAO, quant à eux, apportent leurs expertises techniques permettant, entre autres, de renforcer la santé animale, l’amélioration génétique des races, ainsi que l’alimentation des cheptels. L’accompagnement financier du pays n’est pas en reste pour faciliter la mobilisation de ces ressources, qui devront être des financements non remboursables. Pour la Banque mondiale, l’institution soutient le secteur de l’élevage via le projet FSRP, contribuant à la valorisation des chaînes de valeur. Assurer un développement durable et inclusif reste le leitmotiv de toutes les parties prenantes.
Navalona R.




