

Le nouvel administrateur judiciaire aux commandes du groupe Sodiat affirme avoir été motivé pour sauver l’emploi et préserver les actifs.
Le groupe SODIAT traverse une période particulière de son histoire. Dans le sillage des poursuites judiciaires engagées à Maurice et au pays contre son propriétaire, Mamy Ravatomanga, la justice malgache a confié les rênes du groupe à Serge Jovial Imbeh, nommé administrateur judiciaire provisoire par une décision du Pôle anti-corruption (PAC) en date du 8 mai 2026. Face aux inquiétudes des salariés et aux nombreuses interrogations suscitées par cette mesure exceptionnelle, le nouveau dirigeant du groupe a tenu à clarifier sa mission lors d’une interview télévisée. Son message est sans équivoque : il ne s’agit ni d’une nationalisation ni d’une confiscation du groupe, mais d’une opération de sauvegarde destinée à préserver les emplois, protéger les actifs et maintenir l’activité économique.
« Le propriétaire reste toujours le propriétaire du groupe SODIAT », a-t-il insisté. Son mandat, en tant qu’administrateur, est strictement encadré par la justice, a-t-il affirmé. Il n’a ni le pouvoir de vendre les actifs du groupe ni celui d’en disposer librement, a-t-il déclaré. En revanche, il est chargé d’assurer la continuité des activités et de prendre les décisions nécessaires à la relance de l’entreprise. Selon ses dires, une priorité s’impose immédiatement : les salariés. Serge Jovial Imbeh affirme avoir déjà partagé sa feuille de route avec les employés, ainsi qu’avec les autorités judiciaires. Le paiement des arriérés de salaires figure en tête de liste. Il s’est engagé à régulariser la situation avant les festivités du 26 juin. Il assure également que les employés actuellement en poste ne feront pas l’objet de licenciements, même si certaines filiales ont déjà connu des périodes de chômage technique et des départs volontaires, a-t-il dévoilé.
Impôts. Pour mener à bien sa mission, l’administrateur judiciaire dit avoir présenté un plan détaillé lors de l’appel à manifestation d’intérêt lancé avant sa nomination. Parmi les nombreux candidats, son profil et son projet ont été retenus. Il dirige désormais 29 sociétés composant le groupe SODIAT, à l’exception notamment de la Polyclinique d’Ilafy, d’Amarante et de TOA. Le diagnostic financier s’annonce toutefois délicat. Selon Serge Jovial Imbeh, plusieurs obligations fiscales et sociales n’ont pas été honorées. « Je dois, en effet, négocier avec l’administration fiscale et les autres prestataires sur ces cas », a-t-il déclaré. Un audit indépendant, selon Serge Jovial Imbeh, sera ainsi lancé par voie d’appel d’offres afin d’établir un état des lieux précis des finances du groupe. Les résultats devront alimenter les rapports périodiques, trimestriels et semestriels, qu’il remettra aux autorités judiciaires, notamment à l’Agence de recouvrement des avoirs illicites (ARAI).
L’administrateur judiciaire rappelle que sa mission est placée sous le contrôle du PAC et de l’ARAI, qu’il qualifie lui-même de « patrons » institutionnels. Il affirme néanmoins vouloir maintenir une stricte séparation entre la gestion commerciale du groupe et les procédures judiciaires visant son propriétaire. « Je ne veux pas que la politique interfère dans la gestion de ce groupe », a-t-il déclaré. Le dossier des actifs saisis demeure l’un des points les plus sensibles du cas SODIAT. Plusieurs véhicules appartenant au groupe ont déjà fait l’objet de saisies dans le cadre des procédures en cours. Serge Jovial Imbeh reconnaît qu’il lui est impossible de récupérer ceux concernés par les décrets de saisie. En revanche, les véhicules non visés par ces mesures devraient progressivement retrouver les vitrines d’Autodiffusion, concessionnaire automobile et l’une des principales filiales du groupe.
Au-delà de la gestion quotidienne, l’enjeu est considérable. Le groupe SODIAT demeure l’un des plus importants groupes privés du pays et un acteur majeur de l’industrie malgache. L’administrateur judiciaire rappelle les conséquences sociales dramatiques observées lors de certaines crises passées, notamment en 2009, marquées par d’importantes pertes d’emplois. Son objectif affiché est donc clair. « Il s’agit d’éviter un nouveau choc social et de préserver un fleuron de l’économie nationale », a-t-il déclaré. Reste désormais à savoir si cette administration provisoire permettra de stabiliser le groupe et de restaurer la confiance des salariés, des partenaires financiers et des fournisseurs. Dans un contexte judiciaire complexe et sous haute surveillance, les prochains mois seront décisifs pour l’avenir de l’empire bâti par Mamy Ravatomanga.
Rija R



OH
Dia ialahy indray ve no sahy miantso ny fanjakàna tan-dalàna ? Hatao hirahira fa nitsinjo ny firenena sy ny toekareny SODIAT ? ialahy izay nanodina sy nangalatra an-taonany maro ny volam-panjakàna hananganana ny harem-be an’ialahy rehetra io ! Ara-taratasy, tsy orinasam-panjakàna tokoa ny vondrona SODIAT, saingy volam-panjakana avokoa no nahodina sy nangalarina entina hananganana izany. Fintsinjovana ny mpiasa an-jatony sy fitsinjovana ny orinasan’ialahy tsy ho faty no antony nanendrena mpitantana vonjimaika. Tohananay ny fanapahankevitry ny fitsaràna izay mampiseo fa mahasahy mijoro amin’ny marina sy ara-drariny ny fitondràna misy amin’izao. Any am-ponja ialahy no mitaraina, ialahy izay mpanagadra gaigilahy an’ireo izay rehetra tsy mifanara-tsaina amin’ialahy. Misy vidiny ny zavatra atao lesy e !
Ialahy zatra managadra olona amin’ny tsy ara-drariny, fa ialahy izao enjehin’ny fitsaràna ara-drariny. Tsy misy manao valifaty amin’ialahy eo, fa ny marina tsy mba maty ary manenjika an’ialahy eny foana ny antsonjay nataon’ialahy. Ialahy izay mpanome baiko ny mpitsara teo aloha. Ialahy izay niteny mazava tamin’i Rajoelina sy ireo mpitsara fa « avelao higadra ao i Lola Rasoamaharo fa tsy misy mahazo mamoaka azy ao ! ».
Izao ialahy mody mitomany sy mody mipitrapitra fa hoe mangataka ny fanjakàna tan-dalàna ? ny lalàna no managadra an’ialahy any.