
La SADC a déjà exhorté au dialogue pour résoudre la crise malgache dans le cadre d’un calendrier clair. Lors du 46e sommet des chefs d’État, qui se déroule actuellement à Durban, un nouveau rebondissement est attendu.
Réunis depuis hier à Durban, en Afrique du Sud, pour le 46e sommet ordinaire des chefs d’État et de gouvernement, les dirigeants de la région doivent notamment se pencher sur les questions politiques et sécuritaires qui préoccupent l’organisation, dont la situation à Madagascar. Le sujet n’est pas nouveau. Il avait déjà occupé une place centrale lors du sommet extraordinaire de la SADC, tenu en visioconférence le 29 juin dernier. La crise malgache et la situation en République démocratique du Congo avaient alors été les deux dossiers examinés. Pour Madagascar, l’organisation régionale avait appelé à la mise en œuvre de réformes claires, transparentes et inclusives, avec des échéances précises et la participation de l’ensemble des acteurs politiques.
À Durban, le ton est déjà donné. Le président sud-africain Cyril Ramaphosa, président en exercice de la SADC, a remis au centre du débat un principe qui pourrait résonner fortement à Antananarivo. « Toutes nos décisions doivent être mises en œuvre », a exhorté le président sud-africain. Une déclaration faite hier, lors de la cérémonie d’ouverture du sommet, sans référence explicite au cas malgache, mais qui intervient alors que plusieurs décisions de la SADC concernant Madagascar restent au cœur des attentes régionales. Cyril Ramaphosa a également insisté sur la nécessité du dialogue et de la diplomatie préventive pour résoudre les crises politiques. « Nous devons promouvoir la diplomatie préventive, la médiation et le dialogue pour résoudre les problèmes politiques », a-t-il déclaré, appelant les États membres à « résoudre les différends » et à agir collectivement lorsque la paix et la stabilité régionales sont menacées.
Juillet 2027
Le chef de l’État malgache, Michaël Randrianirina, quant à lui, n’a toutefois pas attendu l’ouverture du sommet pour présenter la position d’Antananarivo. Lors de sa rencontre avec Cyril Ramaphosa, à Durban, la veille de l’ouverture officielle du sommet de la SADC, il a rappelé les étapes déjà franchies par le gouvernement malgache pour tenter de sortir de la crise par le dialogue. Le président malgache a notamment mis en avant la tenue du dialogue politique ainsi que l’organisation de la concertation nationale de la jeunesse, présentées comme des jalons du processus engagé pour rechercher une issue politique à la crise. Michaël Randrianirina a également exposé à son homologue sud-africain le calendrier électoral envisagé par les autorités. Il lui a ainsi indiqué que les premières élections à Madagascar devraient se tenir en juillet 2027. Un calendrier qui entend donner une perspective politique à la période de transition, alors que la SADC avait précisément demandé que les réformes soient accompagnées d’échéances précises.
Plusieurs missions de la SADC ont déjà été dépêchées dans le pays depuis janvier 2026. Le président sud-africain a, par ailleurs, rappelé que « l’intégration régionale ne remet pas en cause la souveraineté des États membres ». Une précision importante, alors que les débats sur les crises politiques de la région, notamment à Madagascar, mettent régulièrement en tension souveraineté nationale et responsabilités collectives. « Il n’y aura pas de paix sans développement », a également martelé Cyril Ramaphosa, appelant de ses vœux une nouvelle étape de l’intégration régionale, porteuse de « dignité, opportunité et espérance » pour les populations d’Afrique australe.
Rija R.





Tsetsatsetra tsy aritra ihany : Aoka fotsiny an ! Tena miavaka ery ny filohan’i Madagasikara. Mampahatsiahy ahy an-dRaholdina sy Richard Ravalomanana. ny fipaozipoaziny.