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mercredi, septembre 9, 2026
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Sortie de crise : Les Nations Unies et l’Union africaine exigent un dialogue politique inclusif

Les deux instances internationales réaffirment leur disponibilité à accompagner le peuple malgache dans ses efforts en faveur de l’apaisement, de la cohésion sociale, de la stabilité, du retour progressif à l’ordre institutionnel consensuel, ainsi que du respect des droits de l’homme.

« À la lumière des consultations menées, les deux envoyés spéciaux prennent note avec intérêt de la volonté exprimée de conduire, dans les meilleurs délais, un dialogue politique inclusif visant à dégager un cadre politique consensuel pour l’adoption de réformes institutionnelles pouvant garantir l’organisation d’élections transparentes, crédibles et pacifiques », ce sont les termes du communiqué de presse conjoint des Nations Unies et de l’Union africaine, marquant la fin de la mission de haut niveau dirigée par l’envoyé spécial du président de la Commission de l’Union africaine, l’ambassadeur Mohamed Idriss Farah, et le représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies auprès de l’Union africaine, Parfait Onanga-Anyanga. Du 13 au 18 juillet, les deux personnalités étaient dans nos murs pour mener des consultations auprès des différentes forces vives de la Nation. La délégation a rencontré, entre autres, le président de la Refondation de la République de Madagascar, le colonel Michaël Randrianirina, le gouvernement dirigé par le Premier ministre Mamitiana Rajaonarison, les différents acteurs politiques, les chefs d’institution, les partenaires techniques et financiers, les chefs d’Églises membres du FFKM, la société civile, les organisations de jeunes et les femmes leaders. Selon le communiqué, les discussions étaient riches et constructives. À l’issue de leur mission conjointe, les Nations Unies et l’Union africaine ont confirmé leur position, qui semble en adéquation avec celle de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), au sujet de la résolution de la crise politique qui prévaut à Madagascar. En effet, neuf mois après l’accession au pouvoir des adeptes de la Refondation, la communauté internationale s’exprime d’une seule voix et propose un processus de sortie de crise consensuel et inclusif.

Points de divergence. Pour l’heure, le processus stagne. D’après les indiscrétions, parmi les points de divergence figureraient, entre autres, les questions sensibles du retour au pays des exilés politiques, la participation de l’ancien président Andry Rajoelina et de ses collaborateurs au processus, ainsi que la situation des détenus politiques. Sur ce point, on observe un rapprochement difficile entre la position des instances internationales et celle des dirigeants de la Refondation. Ces derniers réfutent farouchement l’implication du président sortant à la concertation nationale, tout en insistant sur le fait que celui-ci a déjà été déchu de sa nationalité malgache. Nul n’ignore pourtant que c’est le même gouvernement de la Refondation qui avait manœuvré pour y parvenir. Dans son communiqué de fin de mission, la délégation conjointe des Nations Unies et de l’Union africaine encourage l’ensemble des acteurs politiques malgaches, ainsi que les forces vives de la Nation, y compris les femmes, les jeunes, les responsables religieux, la société civile et les acteurs économiques, à prendre part de manière constructive et responsable au processus en cours. « Dans cette perspective, ils exhortent l’ensemble de la classe politique malgache, ainsi que toutes les parties prenantes, à participer activement à ces assises afin de contribuer, de façon constructive, aux efforts visant à mener à terme l’important processus de normalisation de la vie politique malagasy », a-t-on réitéré.

Apaisement. Face à la recrudescence de l’insécurité, les émissaires des Nations Unies et de l’Union africaine expriment leur préoccupation et lancent un appel aux autorités compétentes afin de renforcer la sécurité des biens et des personnes, dans le respect de l’État de droit et des droits de l’homme. Ils invitent également la population à privilégier les voies légales et à s’abstenir de tout acte de justice populaire. Tout en réaffirmant leur disponibilité à accompagner le peuple malgache dans ses efforts en faveur de l’apaisement, de la cohésion sociale, de la stabilité, du retour progressif à l’ordre institutionnel consensuel, ainsi que du respect des droits de l’homme, l’ONU et l’UA appellent également les partenaires internationaux à inscrire leur soutien dans une approche coordonnée, cohérente et attentive aux priorités de Madagascar.

Davis R

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