

Rideau sur le Star Tour Antsirabe. L’événement phare du week-end pascal dans la région Vakinankaratra a tenu toutes ses promesses. Durant trois jours, la population locale et les vacanciers ont vécu en liesse au cœur de la ville d’eau. Près de 120 000 spectateurs se sont laissés emporter par la magie du Star Tour, selon Iavoko Ramanitrarivo, le responsable communication presse de Star.
Une fête populaire à souhait.
L’espace kermesse, pensé pour petits et grands, a connu un succès constant. Sur la scène principale, les animations menées par Barhone et Eric Fou Hehy, épaulés par des DJ locaux (Di Manu et Jim), ainsi que Three T et Looping, ont rythmé chaque journée et préparé le terrain pour les artistes, notamment à travers différents concours de danse et la pesée des gagnants de la tombola.
À quelques pas, l’espace pression a offert un cadre chaleureux où les festivaliers pouvaient se retrouver en toute convivialité autour de boissons mousseuses et rafraîchissantes.
Les temps forts musicaux
Figure montante de la scène urbaine malgache, Lion Hill a offert un set d’une quinzaine de titres mêlant afrobeat, pop et ballades nostalgiques samedi soir. Il a glissé une mention spéciale aux enfants dans l’assistance, souvent absents lors de ses concerts nocturnes, et a clos sa prestation par une session plus intimiste.
Ljo a ensuite électrisé le public, enchaînant medleys, reggae et slows interactifs, accompagné de ses musiciens et danseuses. Refaire monter Lion Hill sur scène pour deux duos, dont Ninao, restera comme un moment fort de complicité artistique.
Découverte du dimanche, Jack’Dad a surpris par son rap amapiano, accompagné d’une dizaine de danseurs énergiques de tous âges. Originaire de Tamatave mais lié à Antsirabe par sa famille, il a su conquérir un public qui ne le connaissait pas encore. Son tube Pelazy et ses improvisations avec le public, dont une jeune femme invitée à chanter sur scène, ont révélé son sens du spectacle. Inspiré par les rythmes sud-africains, il entend les fusionner davantage avec ses racines malgaches. Après un EP en 2025, il prépare déjà un album prévu pour 2027.
Samoela, son successeur sur scène dimanche soir, est resté égal à lui-même : authentique et puissant. Entouré de musiciens chevronnés comme Manou Radonason, Roger d’Iraimbilanja ou Dibs au saxophone, il a ouvert avec Omeo tsiky avant d’enchaîner ses classiques (Sexy girl, Kalakely, Fitia Taralila…) toujours repris en chœur par le public.
Le lundi de Pâques, le Star Tour s’est poursuivi sur sa lancée avec deux autres noms attendus : Tarika Zay, qui inaugure sa première participation au Star Tour, et Arione Joy. L’apparition sur scène de Malala, la leader de Tarika Zay, hier, a été littéralement accueillie par des cris de joie. Quant à Arione Joy, le public, conquis, a visiblement apprécié sa session, à travers ses titres, repris en chœur par les festivaliers à chaque fois. Leur passage a prolongé l’élan festif et confirmé la diversité musicale qui fait la richesse du Star Tour, le clôturant en beauté.
Une réussite technique et populaire.
Malgré quelques aléas électriques et météorologiques, l’organisation a su maintenir la sérénité de la fête, permettant à la foule compacte de vibrer jusqu’au bout dans une ambiance festive.
Mi’Ritsoka Production, fidèle partenaire du festival, a assuré la partie technique de l’événement sans recourir au courant de la Jirama, sujet à des coupures récurrentes depuis quelques jours déjà.
Le public, nombreux et enthousiaste, attend déjà la prochaine édition.
Hanitra Andria


